18 mai 2007
MIEUX CONNAITRE ET COMPRENDRE BERNARD KOUCHNER
Bernard Kouchner
Homme politique et médecin
français
Né à Avignon le 01 novembre 1939
Biographie de Bernard Kouchner
Médecin comme son père, Bernard Kouchner part au Nigeria en mai 1967, peu après la fin de ses études. Il y assure la permanence de la Croix-Rouge et du Secours Médical Français lors de la guerre du Biafra. L'armée nigériane massacre les populations, y compris les blessés. Témoins malgré eux, les médecins sont priés de ne transmettre aucune information. Devant de telles atrocités, le silence est insoutenable. Bernard Kouchner entre alors dans la vie médiatique et les affaires publiques. Créateur de Médecins Sans Frontières en 1971, il quitte l'association en 1979 pour cause de désaccords ; Médecins du Monde voit le jour l'année suivante. Fort d'une image très positive sur le plan médiatique, Bernard Kouchner est attiré par la politique, d'abord humanitaire puis nationale. De 1988 à 1992, il est secrétaire d'Etat à la santé, puis il devient ministre de la Santé l'année suivante. Elu sur la liste européenne de Michel Rocard en 1995, le 'french doctor' reste en politique. A partir de 1998, entre politique et missions humanitaires, Bernard Kouchner est nommé haut commissaire chargé de l'administration civile par l'ONU, et part au Kosovo de 1999 à 2001. A son retour, en tête des sondages d'opinion, il se relance en politique au sein du Parti socialiste. En décembre 2006, il fait partie de l'équipe socialiste de Ségolène Royal, candidate à l'élection présidentielle de 2007. Le 18 mai 2007, suite à l'investiture présidentielle de Nicolas Sarkozy, Bernard Kouchner accède aux fonctions de ministre des Affaires étrangères au sein du gouvernement de François Fillon. Il est le ministre socialiste du nouveau Président de la république UMP.
Les anecdotes
sur Bernard Kouchner
L'Abbé Pierre
Très proche de l'Abbé Pierre, Bernard Kouchner a rédigé avec lui ses
'souvenirs' dans l'ouvrage 'Dieu et les hommes'.
Famille médiatique
Christine Ockrent, célèbre journaliste, est la femme de Bernard Kouchner, dont
le frère, Jean, est directeur de la radio parisienne TSF.
Dieu et les hommes…
Au nom de Dieu Amour, dit l'abbé Pierre, tu aimeras. Au nom des hommes, dit Bernard Kouchner, tu en sauveras un, même si tu ne peux les sauver tous. L'un est un prêtre de Dieu, l'autre a cherché Dieu dans toutes les horreurs et trahisons du monde et ne l'a pas trouvé. L'un et l'autre sont les révolutionnaires de la charité et de l'aide humanitaire ; l'un et l'autre sont écoutés car ils sont de ceux, si rares, qui allient contre tous les obstacles la parole à l'action, la générosité au courage. Ils nous disent combien il est urgent de sortir de nos maisons, de nos égoïsmes, de nous réveiller, de nous lever et de tendre la main. A qui appartient la souffrance des hommes. Ni à leurs bourreaux, ni à leurs gouvernements. Elle appartient aux hommes.
«Il y a
peu de travail et beaucoup trop de population sur la terre.»
[ Bernard Kouchner ] - Le malheur des autres
«Pour
nous, pas de bons et de mauvais morts. L’origine des armes ne détermine pas les
sentiments.»
[ Bernard Kouchner ] - Le Malheur des autres
«Aider un
homme est une entreprise solitaire, à chacun particulière, chaque fois
irremplaçable.»
[ Bernard Kouchner ] - Le Malheur des autres
«L’information
et l’humanitaire sont le remède contre les douleurs extrêmes.»
[ Bernard Kouchner ] - Le Malheur des autres
«Notre
pays, c’est le monde.»
[ Bernard Kouchner ] - Le malheur des autres
On est
vraiment dans la merde. C'est pire de jour en jour, il vaut mieux en rire, sinon
c'est l'attaque cardiaque!
[
Mitrovica (Kosovo), octobre 1999. ]
« Un enfant estropié pèse moins
qu'un emploi dans l'armement »
[Loi humanitaire de Kouchner]
Il évoquait ainsi "un homme
qui n'éprouve aucune honte à pêcher dans les eaux de l'extrême droite". Il
lui reprochait son point de vue sur la pédophilie "singulièrement
dangereux, voire complètement irresponsable".
Ces propos datent du 12 avril
2007 ! Il y a seulement un mois ! Et Kouchner serait prêt à rejoindre un type
sur lequel il a craché ?
Source : http://cava.hautetfort.com/
POUR EN SAVOIR PLUS…
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Mandats politiques
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Fonctions gouvernementales :
- Secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires sociales et de l'Emploi,
chargé de l'Insertion - sociale du gouvernement Michel Rocard (1) (du 13 mai au
28 juin 1988)
- Secrétaire d'État auprès du Premier ministre chargé de l'Action humanitaire
du gouvernement Michel Rocard (2) (du 28 juin 1988 au 17 mai 1991)
- Secrétaire d'État auprès du ministre d'État, ministre des Affaires
étrangères, chargé de l'Action humanitaire du gouvernement Édith Cresson (du 17
mai 1991 au 4 avril 1992)
- Ministre de la Santé et de l’Action humanitaire du gouvernement Pierre
Bérégovoy (du 4 avril 1992 au 30 mars 1993)
- Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Emploi et de la Solidarité, chargé
de la Santé du gouvernement Lionel Jospin (du 4 juin 1997 au 28 juillet 1999)
- Ministre délégué auprès du ministre de l'Emploi et de la Solidarité, chargé
de la Santé du gouvernement Lionel Jospin (du 6 février 2001 à 7 mai 2002)
Autres fonctions exécutives :
- député européen de 1994 à 1997,
- administrateur-représentant de l'ONU au Kosovo de 1999 à 2001
Avec 13,3 % des voix, il échoue le 13 octobre 1996 lors d'une élection
partielle à Gardanne (Bouches-du-Rhône), où il est distancé tant par le
candidat communiste Roger Meï, qui est élu, que par celui du MNR.
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Popularité et critiques
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Bernard Kouchner est régulièrement cité depuis les années 2000 dans les
sondages d'opinion comme une des personnalités publiques (a fortiori politiques)
les plus populaires des Français, ce qui est souvent expliqué par sa présence
médiatique, ses engagements humanitaires suscitant une large adhésion, ainsi
que par son éloignement (ou son désir de paraître éloigné) des combats «
politiciens » (luttes d'appareil, désaccord systématique avec le camp adverse).
Il est l'objet de critiques portant essentiellement sur son implication dans la
rédaction d'un rapport commandé par la société TotalFinaElf (suspecté de
minimiser certains aspects de la dictature birmane)[1], sur son adhésion à
l'interventionnisme diplomatique et militaire des États-Unis, ainsi que sur sa
surexposition médiatique.
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Œuvres
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- La France sauvage, avec Michel-Antoine Burnier (éditions Premières, 1970)
- Les voraces. Tragédie à l'Élysée, avec Frédéric de Bon et Michel-Antoine
Burnier (1971)
- Le malheur des autres (éditions du Seuil, aout 1992) ISBN 2020189240
(éditions Odile Jacob novembre 1991) ISBN 2738101445
- Dieu et les hommes, avec l'abbé Pierre (éditions Corps 16, 1993) ISBN
2840570564
- Ce que je crois, (éditions Grasset, janvier 1995) ISBN 2246479711
- La dictature médicale, avec Patrick Rambaud (éditions Robert Laffont, mars
1996) ISBN 2221082915
- Dossier noir Birmanie, avec Alan Clements (éditions Dagorno, août 1998) ISBN
2910019020
- Le premier qui dit la vérité… (éditions Robert Laffont, novembre 2002) ISBN
2221098374
- Quand tu seras président…, avec Daniel Cohn-Bendit (éditions Robert Laffont,
avril 2004) ISBN 2221099524
- Les Guerriers de la paix : Du Kosovo à l'Irak (éditions LGF, octobre 2004)
ISBN 2253109797
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Autres
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Il est membre de "Le Siècle" et de la Fondation Saint-Simon.
Dans son livre Les guerriers de la paix (2004), Bernard Kouchner raconte son
entrevue avec le président bosniaque Izetbegovic, sur son lit de mort. Bernard
Kouchner révèle une information stupéfiante, à savoir que les médias ont été
utilisés pour précipiter l'intervention internationale ("- Kouchner :
C'étaient d'horribles lieux, mais on n'y exterminait pas systématiquement. Le
saviez-vous ? - Izetbegovic : Oui. L'affirmation était fausse. Il n'y avait pas
de camp d'extermination quelle que fût l'horreur des lieux. Je pensais que mes
révélations pourraient précipiter les bombardements.")
D'après la liste arrêtée au 11 novembre 2003, il est membre du Comité
d'orientation scientifique de l'association fondée par Michel Rocard et
Dominique Strauss-Kahn, À gauche en Europe.
MES COMMENTAIRES.
De toute évidence, Bernard Kouchner est un humanitaire. Il a mis sa vie au service des plus démunis et notamment à l'étranger, ce qui explique le ministère des affaires étrangères... C'est sa place. Tout comme le ministère de la santé... Pour lui, rien ne vaut la vie, même pas un emploi, c'est la vie qui prime avant toute chose. Que lui sera-t-il possible de faire à travers son ministère sous un gouvernement de la droite extrême ? C'est la question que je me pose, une des nombreuses questions... Peut-être lui sera-t-il donné les moyens pour mener sa politique de coeur ? Peut-être est-ce un leurre. Seul l'avenir nous le dira. Ce que je lui reproche, c'est d'avoir d'abord critiqué l'approche de la droite de Sarkozy comme extrême, et notamment, de pêcher dans ces eaux-là, et également, les propos de Nicolas Sarkozy sur la pédophilie comme dangereux et irresponsables. Alors, je me pose la question légitime d'un tel revirement comme étant le moyen d'appliquer une politique que la gauche ne lui a pas permis d'exploiter... Sachant qu'il tenait de tels propos il y a moins d'un mois, cela me semble un peu "irréel"... Et incroyable.
Mais, avant de juger, j'attends de voir... Il est cependant regrettable de voir une telle attitude avant les législatives... Et de savoir qu'avant le premier tour, il avait également rejoint Rocard pour le ralliement à l'UDF...
J'avoue être des plus perplexes...
Bernard Kouchner demande à être
jugé sur ses actes
PARIS
(Reuters) - Bernard Kouchner affirme que la politique étrangère de la France
n'est ni de droite, ni de gauche, qu'il renie pas ses engagements socialistes
et qu'on le jugera sur ses résultats au sein du gouvernement Fillon.
"J'ai toujours été et je demeure un homme libre, militant d'une gauche
ouverte, audacieuse, moderne, en un mot social-démocrate", écrit le
ministre des Affaires étrangères dans une tribune publiée samedi par Le Monde.
"En acceptant aujourd'hui de travailler avec des gens qui sur bien des
sujets ne pensent pas comme moi, je ne renie pas mes engagements
socialistes", ajoute-t-il.
Le Parti socialiste a estimé que Bernard Kouchner s'était exclu de fait en
acceptant d'entrer au gouvernement de François Fillon et a dénoncé une
"manoeuvre lamentable" destinée à l'affaiblir aux élections
législatives.
Bernard Kouchner rappelle avoir participé à la campagne de Ségolène Royal et
avoir "voté pour elle aux deux tours de l'élection présidentielle parce
qu'elle me semblait représenter une chance pour la gauche."
"La France a tranché : cette étape est maintenant derrière nous. Je
continuerai à réfléchir et à me battre, avec tous les esprits ouverts, pour
qu'existe enfin une social-démocratie française. La politique extérieure de
notre pays n'est ni de droite ni de gauche", estime-t-il.
Pour Bernard Kouchner, le président de la République Nicolas Sarkozy "n'a
pas imaginé que je devienne sarkozyste. Certaines de mes convictions ne sont
pas les siennes et réciproquement."
"Voilà qui annonce, j'espère, d'heureux changements de style, d'analyse et
d'époque. Cela porte un beau nom : l'ouverture. Je sais que certains de mes
amis me reprochent ce nouvel engagement", souligne-t-il.
"A ceux-là, je réclame crédit : mes idées et ma volonté restent les mêmes.
S'ils me prennent un jour en flagrant délit de renoncement, je leur demande de
me réveiller. Je fais partie d'un gouvernement réuni pour agir et être utile à
la France, à l'Europe et au monde. On me jugera sur mes résultats."
Pourquoi
j'ai accepté, par Bernard Kouchner
LE MONDE | 19.05.07 |
12h55 • Mis à jour le 19.05.07 | 12h57
Conflits sociaux en France ou
engagements extérieurs : j'ai toujours été et je demeure un militant de tous
ces combats qui souvent ont fait la grandeur de notre pays. Depuis 1968, au
Biafra comme à l'ONU et au Kosovo, en passant par Médecins sans frontières,
Médecins du monde et de nombreuses autres expressions de la société civile,
j'ai agi pour la défense des mêmes idéaux de solidarité et de progrès.
Ministre, je porterai haut ces valeurs de la diplomatie française.
En près
de quarante ans d'action humanitaire et de batailles politiques pour les droits
de l'homme, nous avons fait bouger le monde dans les domaines de la diplomatie,
de la santé ou de la protection des minorités. Nous poursuivrons demain nos
efforts en construisant une mondialisation plus juste, une Europe plus forte,
et en retrouvant pour la France l'ambition que lui assigne son histoire.
J'ai
toujours été et je demeure un homme libre, militant d'une gauche ouverte,
audacieuse, moderne, en un mot social-démocrate. En acceptant aujourd'hui de
travailler avec des gens qui sur bien des sujets ne pensent pas comme moi, je
ne renie pas mes engagements socialistes. J'ai participé à la campagne de
Ségolène Royal et j'ai voté pour elle aux deux tours de l'élection
présidentielle parce qu'elle me semblait représenter une chance pour la gauche.
La France a tranché : cette étape est maintenant derrière nous. Je continuerai
à réfléchir et à me battre, avec tous les esprits ouverts, pour qu'existe enfin
une social-démocratie française.
La
politique extérieure de notre pays n'est ni de droite ni de gauche. Elle défend
les intérêts de la France dans un monde qui se réinvente chaque jour. Elle doit
être déterminée et novatrice. En me faisant l'honneur de me proposer de diriger
la diplomatie de la France, le président de la République n'a pas imaginé que
je devienne sarkozyste. Certaines de mes convictions ne sont pas les siennes et
réciproquement. Voilà qui annonce, j'espère, d'heureux changements de style,
d'analyse et d'époque. Cela porte un beau nom : l'ouverture.
Je sais
que certains de mes amis me reprochent ce nouvel engagement. A ceux-là, je
réclame crédit : mes idées et ma volonté restent les mêmes. S'ils me prennent
un jour en flagrant délit de renoncement, je leur demande de me réveiller. Je
garantis que ce temps n'est pas venu.
N'ayons
pas peur de l'avenir ; regardons au-delà des cloisons partisanes. Je fais
partie d'un gouvernement réuni pour agir et être utile à la France, à l'Europe
et au monde. On me jugera sur mes résultats.
BERNARD KOUCHNER A UN MINISTERE... AMER
Bernard
Kouchner, le "french doctor" au Quai d'Orsay
PARIS
(AP) - "La France vaut mieux que nos certitudes vieillies et nos crampes
partisanes", confiait Bernard Kouchner le 15 avril. En le bombardant au
Quai d'Orsay, dans un geste inédit d'ouverture, Nicolas Sarkozy offre au plus
populaire des "french doctors" les galons dont il rêvait et que le PS
a toujours refusés au moins orthodoxe des siens.
Dès
le 22 décembre, le nouveau ministre des Affaires étrangères et européennes
n'excluait pas d'intégrer l'équipe Sarkozy: "s'il y a un gouvernement
d'union nationale, dépassant les clivages habituels, s'il y a une vraie équipe
de France, oui". Le 21 février, le candidat UMP saluait un homme "respectable"
avec qui il n'aurait "aucun mal à travailler". Des propos "tout
à fait flatteurs" qui avait "comblé d'aise" l'intéressé.
Bernard
Kouchner, 67 ans, n'en a pas moins soutenu la campagne de Ségolène Royal, lui
remettant notamment un rapport sur le service civique chez les jeunes. En
février, elle l'avait intégré à son équipe. Social-démocrate affirmé, il avait
cependant pointé le manque de "précision" de ses propositions et pris
le risque de l'embarrasser en emboîtant le pas de Michel Rocard en faveur d'une
alliance UDF-PS avant le premier tour pour l'Elysée. Son credo: "assez
d'esprit sectaire!"
Objet
socialiste non identifié, il n'a jamais hésité à exercer sa liberté de parole
contre ses camarades du PS, soutenant des projets de droite ou pointant
l'"archaïsme" de son parti, tout en restant fidèle à François
Hollande. Dépité par son recrutement dans l'équipe Fillon, le patron du PS l'a
sévèrement étrillé: "on ne devient pas socialiste avec François Mitterrand
pour devenir sarkozyste avec Nicolas Sarkozy", avait-il lancé. Après la
confirmation de sa nomination, le PS a précisé que M. Kouchner n'était
"plus membre" du parti.
Il
faut dire que ni François Mitterrand ni Lionel Jospin ne lui ont offert de
fauteuil à la hauteur de son prestigieux CV international. Cofondateur en 1971
de Médecins sans frontières, qu'il quitte pour créer Médecins du monde en 1980,
ce militant infatigable de la cause humanitaire se fait un nom dans les coins
chauds du globe: guerre civile au Biafra, Septembre noir en Jordanie, Liban, Soudan,
Cambodge etc.
Le
théoricien du devoir d'ingérence ne recule pas devant les coups d'éclat, avec
caméras: lorsqu'il affrète un navire-hôpital pour sauver les boat-people fuyant
le régime communiste vietnamien; ou lorsqu'il porte des sacs de riz à Mogadiscio
pour l'opération "Restore hope" en Somalie. En juillet 1999, consécration,
il devient administrateur civil de l'ONU au Kosovo. Le chouchou des médias
gagne dans ces combats une popularité record, et quelques critiques sur
"l'humanitaire-spectacle".
En
2002, il avait frappé les esprits en n'écartant pas une intervention militaire
en Irak. "A un moment donné, il vaut mieux décider de faire la guerre à
qui menace la démocratie et les pays avoisinants en général plutôt que
d'attendre et d'avoir à la faire de toute façon", relevait-il en septembre
2002, avant la guerre en Irak.
C'est
en 1988 qu'il arrive aux affaires dans le gouvernement d'ouverture -déjà- de
Michel Rocard, en tant que secrétaire d'Etat à l'Insertion sociale, puis de
l'Action humanitaire. En 1992, il est promu ministre de la Santé, poste qu'il
occupera encore en tant que secrétaire d'Etat en 1997-99, puis ministre délégué
en 2001-2002.
Ces
dernières années, ce bourreau de travail avait vu plusieurs postes onusiens lui
échapper: Haut commissaire aux réfugiés en 2005 ou directeur général de l'OMS
en 2006, malgré l'appui de Jacques Chirac.
Trop
longtemps frustré? "Pour les éléphants, je ne suis pas un 'vrai'
politique. Mais il est vrai, au fond, que je n'ai fait 'que' trente ans
d'humanitaire, dix ans au gouvernement et quelques missions de paix. Qui peut
présenter un tel CV chez les apparatchiks?", lâchait-il en septembre.
Député européen de 1994 à 1997, il n'est jamais parvenu à conquérir un mandat à
l'Assemblée malgré plusieurs essais.
Médecin
gastro-entérologue, il laisse son nom à la loi de mars 2002 sur le droit des
malades, qui autorise un patient à refuser tout acharnement thérapeutique. En
2001, il avait avoué avoir aidé plusieurs blessés à mourir au cours de missions
humanitaires au Liban et au Vietnam en temps de guerre, tout en se défendant de
toute euthanasie.
Ancien
Soixante-huitard, il s'était dit "favorable" en 2001 à l'usage
thérapeutique du cannabis "dans un cadre très précis et pour des
pathologies déterminées" comme la sclérose en plaques ou le cancer.
Père de quatre enfants, marié à la journaliste Christine Ockrent, Bernard Kouchner a reçu une cohorte de distinctions internationales. AP
Gouvernement Fillon : les réactions politiques
PARIS
(AP) - Voici les principales réactions politiques à la composition du
gouvernement de François Fillon:
-
"Maintenant, Bernard Kouchner est un ministre de droite
supplémentaire", a jugé le premier secrétaire du Parti socialiste François
Hollande interrogé par France-3.
-
Bernard Kouchner n'est plus membre du Parti socialiste après son entrée au
gouvernement comme ministre des Affaires étrangères, a expliqué le porte-parole
du PS Benoît Hamon.
"Le
fait qu'il entre dans le gouvernement Sarkozy l'exclut de fait du Parti
socialiste", a déclaré M. Hamon. "Il s'est exclu lui-même. Il rejoint
un gouvernement de droite, le gouvernement qu'on combat et le candidat qu'on a
combattu. Il n'a plus rien à faire à l'intérieur de notre parti".
-
"C'est le retour du RPR", a réagi le porte-parole du Parti socialiste
Julien Dray, estimant que le gouvernement Fillon est "un gouvernement
cosmétique" destiné à faire gagner les élections législatives à la droite.
"Quand on regarde la composition globale du gouvernement, c'est quand même
beaucoup de personnalités du RPR", a déclaré le député de l'Essonne sur
France-Info.
-
Dressant un parallèle avec le festival de Cannes, le député socialiste Claude
Bartolone a dit craindre que "le rêve" du gouvernement Fillon
"se transforme vite en film d'épouvante économique et sociale".
"C'est comme au cinéma, quelle que soit la qualité de la bande-annonce,
quelle que soit l'annonce qui nous est faite sur les acteurs, rien ne garantit
la qualité de ce qui va suivre", a estimé le député de Seine-Saint-Denis
sur RTL.
-
Faouzi Lamdaoui, secrétaire national à l'Egalité et au Partenariat équitable du
PS, a affirmé que son parti partageait "l'indignation des huit historiens
et démographes qui ont démissionné des instances officielles de la Cité nationale
pour l'histoire de l'immigration" afin de "protester contre la
création d'un ministre de l'Immigration, de l'Intégration et de l'Identité
nationale". "La création de ce ministère dégage des relents
scandaleux de racisme et de xénophobie", a-t-il déclaré dans un
communiqué.
-
Le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) a
estimé que la création du ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de
l'Identité nationale et du Codéveloppement représentait "une provocation
intolérable pour la République". "Rendons illégitime le nouveau
ministère de la désintégration des droits et libertés fondamentales des
immigrés", lance le MRAP, en le qualifiant de "ministère de la
honte".
-
"C'est un gouvernement-vitrine avant les législatives", a affirmé
Noël Mamère. "Ce n'est pas un gouvernement de la rupture, c'est un
gouvernement de la continuité. Vous avez parmi les ministres les plus
importants tous ceux qui ont déjà participé aux gouvernements de Villepin et de
Raffarin", a déclaré le maire Vert de Bègles (Gironde) sur France-Info.
-
Jean-Marie Le Pen a réagi à la nomination de François Fillon comme Premier
ministre en estimant qu'il s'agit "d'un élément parmi d'autres de la
volonté de Nicolas Sarkozy d'être un président 'à l'américaine'". Le
nouveau gouvernement est, selon le Front national, "l'exécutif d'un
conseil régional européen".
"Terne
et dépourvu de charisme, François Fillon n'est que l'ombre de Nicolas Sarkozy,
comme on l'a vu ces derniers jours, à ses côtés mais toujours un pas derrière
lui. Mais "le clou du spectacle est Bernard Kouchner, soixante-huitard
emblématique, icône de la pensée unique" qui "symbolise à lui seul ce
que fustigeait Nicolas Sarkozy pendant sa campagne".
-
Le Parti communiste juge "choquante" la présence de personnalités du
Parti socialiste au sein d'un gouvernement Fillon "directement composé par
le nouveau président de la République qui entend exercer les pleins
pouvoirs".
Pour
le PCF, les "ralliements" de personnalités du centre et de la gauche
"se font au service du programme du candidat de l'UMP et ne marquent
"en rien un infléchissement de l'orientation politique de la droite".
-
La composition du gouvernement Fillon est de "la poudre aux yeux
médiatique", a estimé Alain Krivine, porte-parole de la Ligue communiste
révolutionnaire.
"Au-delà
de la poudre aux yeux médiatique avec tous ces ralliements qui sont annoncés,
ce qui domine c'est qu'on a une équipe de gens qui sont corps et âme dévoués à
Sarkozy pour mener une politique réactionnaire", a déclaré M. Krivine sur
France-Info. "Il faut s'attendre maintenant à des attaques sociales
extrêmement violentes".
-
Olivier Besancenot, candidat de la LCR à l'élection présidentielle, a affirmé
que "l'ordre moral et sécuritaire est au pouvoir avec par exemple la présence
de Christine Boutin au logement et à la ville, ennemie acharnée du droit à
l'avortement, ou la création du ministère de l'Identité nationale".
-
Luc Chatel, porte-parole de l'UMP, a estimé que ce "gouvernement
resserré", "jeune, respectant la parité", exprimait "toute
la volonté du président de la République d'engager les réformes promises".
-
L'AVVEC (Association Vivre et vieillir ensemble en citoyens) a déploré qu'aucun
Ministre n'ait en charge les personnes âgées et les personnes handicapées.
"Alors qu'Hubert Falco puis Philippe Bas étaient ministres dans les deux
précédents gouvernements, AVVEC considère ce recul comme une erreur à corriger
très rapidement", souligne l'association dans un communiqué. AP
INTERVIEW D'ELODIE JOMAT
INTERVIEW EXCLUSIVE D’ELODIE JOMAT – Mardi 15 mai 2007
Extraits
(Retrouvez
à la fin de ces extraits, la version PDF de l’interview dans son intégralité)
Elodie Jomat est une jeune femme de 30 ans. Directrice de
magasin et vice-présidente du groupe PRG 06, malgré un agenda chargé, elle a
accepté de me rencontrer et de répondre à mes questions.
Elle a débuté tôt dans la politique : dès l’âge de 22 ans, et de suite au Parti Radical de Gauche, de simple militante, elle a vite senti le besoin de s’impliquer davantage de par l’impulsion qu’a pu lui apporter Jean-Michel Galy, Président du PRG dans les Alpes-Maritimes.
Cendra : Question plus personnelle maintenant ! Quand est-ce que vous vous êtes engagée politiquement ?
Elodie Jomat : Oh ! depuis toute petite
(rires)
Pour le PRG, je crois… 22
ans ! Simple militante, aux côtés
de Jean-Michel Galy, qui est le président du PRG (des Alpes-Maritimes),
et qui est quelqu’un qui a un charisme extraordinaire. Il peut avoir des idées
utopistes, ce sont des idées du PRG ! mais auquel j’adhérais complètement.
Et puis après le 21 avril, j’ai eu le désir de m’investir davantage. Je me suis
présentée une première fois aux cantonales dans le 11ème canton. Ça
c’était le tout début, il y a 3 ans.
Elodie Jomat est restée très positive et combattive quant aux élections législatives. Elle a « accusé le coup », comme on dit, il faut être réaliste, mais ne pas perdre le sens des priorités et je peux vous dire qu’elle mènera le combat de main de maître, avec toute la gentillesse qui la caractérise. C’est une femme proche des réalités du monde du travail (elle est en train de recruter du personnel), mais proche également des gens simples, et des jeunes.
Cendra : Et c’est bien. Il y a beaucoup de retard en
France concernant les femmes en politique.
Elodie Jomat : Tout à
fait ! Après, je vous avouerai que ce n’est pas évident par rapport à mon
métier, car j’ai un métier qui demande
beaucoup d’investissement personnel. Allier les deux, c’est difficile mais en
même temps, c’est ce qui fait ma force parce que je suis toujours au contact de la réalité. C’est-à-dire, que
ce soit de par ma fonction de directrice de magasin ou par l’ensemble des
employés avec qui je travaille, je connais leurs problèmes au quotidien. Là, je
vais ouvrir un magasin sur Grasse et le bassin de l’emploi y est très difficile
parce que il y a un taux de chômage à 12.5% alors que la moyenne nationale est
8.5%. Tous les petits jeunes que je rencontre sont des jeunes de moins de 25
ans qui n’ont aucune expérience professionnelle et qui galèrent depuis deux
ans, qui ont du mal parfois à aligner 2 mots et qui sont dans la difficulté. Cela, je m’en rends compte au quotidien
et je doute que tout le monde ait la même vision de la société. On ne donne pas
leur chance à tous ces gens-là!
Je peux vous dire que je fais
des entretiens d’embauche en ce moment. Il y en a qui pleurerait pour avoir un job, qui sont hyper motivés.
Il suffit juste qu’on leur tende la main, qu’on les aide juste à trouver leur
premier emploi !
Cendra : c’est pour cela que la proposition de Ségolène
Royal est intéressante…
Elodie Jomat : Elle EST intéressante !
Indispensable ! Du moment que le « môme » a un pied dans le
monde du travail , il sera capable de montrer qu’il en veut ! Il faut
juste l’accompagner.
Son cheval de bataille ? L’environnement ! Elodie
Jomat ne tarit pas de mots dès qu’on lui parle jeunes et environnement !
Beaucoup de choses sont à faire pour offrir aux générations futures et même à
la jeune génération d’aujourd’hui un monde habitable, car, il peut y avoir le
problème du pouvoir d’achat, de l’emploi, mais sans un environnement propre, à
quoi bon ? Elodie a bien conscience que la population ne considère pas
l’environnement comme une priorité, mais elle comprend également les soucis des
gens simples, au quotidien.
Cendra : Le racisme aussi… Par exemple, l’autre
jour, je vois une femme (d’origine africaine) qui monte dans le bus avec une
jeune enfant dans ses bras (la petite était tout ensommeillée). J’ai dû
insister pour qu’elle s’assoie. Elle n’y croyait pas, que quelqu’un lui laisse
la place !
Par contre, j’ai vu sur votre
site que vous êtes très engagée aussi au niveau de l’environnement…
Elodie Jomat : Complètement ! C’est mon
cheval de bataille !
D'autant que ma
passion, c’est le vélo. C’est vrai qu’en ce moment, c’est un peu plus difficile
mais quoi qu’il en soit, on garde toujours 2 sorties par semaine. C’est le seul
moment où je m’accorde, le dimanche matin et un soir dans la semaine ou une matinée,
je pense que quand on le veut, on peut, un instant où on a besoin de vider
l’esprit pour se reconstruire.
Cendra : Mais qu’est-ce que vous voulez faire pour
l’environnement, qu’est-ce qui es faisable et ne pensez-vous pas que la
position de Nicolas Sarkozy soit dangereuse dans ce sens qu’il est pro
américain ?
Elodie Jomat : La défense de l’environnement
doit, tout d’abord, se concevoir au niveau international. Chacun doit également
faire les efforts chez lui, au quotidien, par des petits gestes comme trier les
déchets, favoriser les emballages recyclables, favoriser les énergies
renouvelables, ou quand on construit sa maison, par rapport à l’isolation …
mais au départ, le principal problème environnemental, c’est faire respecter
les accords de Kyoto, faire que chaque pays, en terme d’industrie, fasse
vraiment des choix clairs et précis. Iil faut développer les énergies
renouvelables et mixer les énergies renouvelables. Il faut résister aux
lobbies. Il faut prendre des décisions courageuses. Et c’est là que la
politique de Nicolas Sarkozy m’inquiète, c’est que, de pas son positionnement
très économique, ses relations, ses influences, aujourd’hui, il est très
dépendant de ces lobbies. Je doute qu’il puisse prendre des décisions
courageuses comme taxer les pollueurs.
Avec dynamisme donc, charisme, lucide, Elodie Jomat a débuté
sa campagne très tôt. Normal, quand on débute une carrière politique, il faut
se faire connaître ! Et puis, le rapport avec les gens, elle aime !
Cendra : et la campagne actuelle ?
Elodie Jomat : Eh
bien, j’ai été très agréablement surprise, même étonnée, parce qu’en fait, j’ai débuté très tôt, dès
le mois d’octobre, pour me faire connaître. Après, on est arrivé sur la phase
présidentielle et on a commencé à travailler pour Ségolène Royal et aujourd’hui
son programme, on le retrouve également dans le mien dans un certain nombre de
points, donc je le soutenais, forcément. Je vous avoue qu’au début l’accueil
n’a pas été toujours extraordinaire. Puis, on fait pas mal de réunions
d’appartement, de débats participatifs dans des bars qui nous ont permis
d’échanger sur un certain nombre de points avec les concitoyens. Je crois que
sur tous les commerçants avec qui j’ai parlé, j’ai reçu un accueil négatif 2
fois ! C’était extraordinaire ! On a un très bon accueil.
C’est-à-dire qu’aujourd’hui, certes Ségolène n’était pas très populaire (65%
ont quand même voté Sarkozy…) par contre… je ne sais pas… parce c’est une jeune
femme candidate, parce que c’est le fait d’avoir la personne en face de soi,
j’ai eu un accueil extraordinaire : « Ah c’est vous, on est content
de vous voir, c’est tournée générale pour Elodie ! » Des gens ravis
de pouvoir échanger en fait !
Cendra : Vous dégagez aussi une image de femme
dynamique et positive…
Elodie Jomat : Moi, j’adore pouvoir parler avec les gens, les rencontrer, et voilà, moi, une campagne électorale,, ça me redonne la pêche, et j’ai hâte d’y retourner ! C’était fatiguant mais c’est une belle expérience !
Je vous avoue que des mots ressortaient très fréquemment
durant l’interview : aujourd’hui, humain, chance, environnement,
confiance, des mots entrecoupés de rires, et qui révélaient un profond
humanisme, une réelle inquiétude pour l’avenir, une énergie et un optimisme
communicatifs, des images qui semblent être fidèles au parti qu’elle incarne,
le Parti Radical de Gauche. Avec Elodie Jomat, l’avenir a de l’avenir !
Elodie Jomat : Mais
je reste convaincue que l’Homme est profondément bon et je garde espoir car je
fais confiance en l’autre. C’est important. Vraiment faire confiance en l’autre,
et peut-être que l’on va vivre des moments difficiles mais on saura rebondir. On
tire toujours des leçons du passé. Je suis fière d’être française parce que
c’est vrai qu’on a une histoire qui montre qu’on a toujours su rebondir.
Cendra : Et ne
trouvez-vous pas, justement, que Ségolène défend cette image de la
France ? Pour moi, il y a un certain passé de la France qu’il faut
absolument préserver, tout en ayant une dynamique actuelle !
Elodie Jomat : Et ne pas oublier notre histoire et une
culture…
Cendra : C’est ça qui fait la richesse de la
France ! L’ humanisme…
Elodie Jomat : On est riche, on est humain. Moi, les valeurs
républicaines, j’y crois énormément, et on a cette chance, en France d’avoir
des valeurs fortes et c’est là-dedans, c’est vraiment dans ces valeurs qu’il faut croire, les valeurs
républicaines. On a tendance à les oublier. On les interprète mal,
malheureusement.
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Merci, Elodie Jomat d’avoir
accepté cette interview d’une simple « bloggeuse »
Cendra
Elodie Jomat : http://www.elodie-jomat.fr/
Adresse : 79, avenue Cyrnos - 06100 NICE
Téléphone fixe : 04 93 44 84 50
Téléphone portable : 06 63 36 47 73
Alpes Maritimes (06)
Fédération des Alpes-Maritimes
Adresse :
Adresse : 79, avenue Cyrnos - 06100 NICE
Tél : 06 62 62 52 54
Description :
Président : Jean-Michel GALY
Porte-parole : Jean-Christophe PICARD (membre du bureau national)
Secrétaire : Alain DUTERTRY
Trésorière : Stéphanie BRAGANTI (membre du secrétariat national)
E-mail : prg06@free.fr
Site Internet : prg06.canalblog.com
Au niveau national :
- Le Président : Jean-Michel BAYLET
- Le délégué général : Yvon COLLIN
- La
secrétaire générale : Elisabeth BOYER
- Trésorier : Jean-Bernard BROS
- Le délégué général adjoint : Patrick MOLINOZ
- Les secrétaires généraux adjoints : Eric MONTES (Formation) - Paul DHAILLE (Action politique)
- Trésorier adjoint : José GONZALES
Pour en savoir plus, le site national : http://www.planeteradicale.org/asp/index.asp
L'intégralité de l'interview à télécharger ici :
INTERVIEW_ELODIE_JOMAT_15_mai_2007
Retrouvez l'interview du 30 mai 2007 d'Elodie Jomat sur : NICE PREMIUM
NEWS, my dear...
Bon, vous devriez avoir dans la journée l'interview exclusive d'Elodie Jomat avec les fautes enfin corrigées (grrr, mes doigts fourchent), et l'interview d'un autre élu au début de la semaine.
Bisous les internautes qui viennent me voir.....
CENDRA
SONDAGES sur la nomination de François FILLON
(Mais ils ont dû oublier de m'appeler... Pas de coup de fil que je puisse donner mon avis...) Et sincèrement, je ne vois pas pourquoi je continue de diffuser des sondages. Encore des chiffres. Et il ne faut pas s'y accrocher. La seule chose importante pour moi est la restructuration du Parti Socialiste, le refondement de sa ligne de conduite, de ses idées. S'il n'y a pas de changement profond et rapidement, après les législatives, je me poserai sérieusement la question de mon "appartenance" au parti. D'ailleurs, je n'aime pas ce mot "appartenance". On appartient à personne. Par contre, si on se sent transporté, par un élan, par une personnalité, non pas parce qu'il a du charisme ou je ne sais quel charme (car ça, cela ne dure pas), alors, on peut déplacer des rivières. Je sens que je traverse un nouveau cap, une nouvelle frontière de la politique. Quand j'aurai fini de me traiter de cruche, je pourrai peut-être être plus efficace. J'ai du mal à redescendre sur terre parfois. Parce qu'avec ce qui s'y passe, on n'a pas trop envie. Mais il faut connaître ses combats : qu'est-ce qui me touche, qu'est-ce qui me donne envie de... Plein de questions auxquelles je ne me réponds pas ! La lutte contre la violence envers les enfants, c'est certain. La lutte contre le chômage, mais pas à n'importe quel salaire... L'emploi rémunéré à sa juste valeur, les formations adaptées. Les associations, mais plus encadrées. La protection de la santé, mais avec une surveillance rapprochée des abus et des fraudes. Le développement des énergies renouvelables, la protection de la planète.
La recherche bien sûr, mais pas à n'importe quelle braderie de l'éthique. L'éducation, prioritaire aussi, avec le soutien scolaire, mais avec un personnel formé pour cela. Pas forcément les professeurs. Un partage. Je l'avais proposé lors de débats participatifs. L'accompagnement à la scolarité peut créer des emplois. Mais il est vrai que Ségolène voulait éviter les associations côtées en bourse... La carte scolaire : le choix deux ou trois établissements me semble raisonnable.
La justice : son indépendance. L'après justice ? Plus de structures adaptées pour les petits délinquants, les séparer également des grands délinquants ou des criminels.
De l'humain, mais de la rigueur. De la vie. Pour permettre la vie de se développer dans le respect de chaque être.
Peut-être ce n'est pas du socialisme.
CENDRA
Sondage Opinion Way pour Le Figaro et LCI réalisé les 16 et 17 mai
La nomination de François Fillon comme Premier ministre est plutôt bien
accueillie par les Français. Soixante-et-un pour cent d'entre eux
estiment en effet que c'est une bonne chose, selon un sondage paru
vendredi dans Le Figaro et sur LCI. En revanche, 38% des personnes interrogées pensent que cette nomination est une mauvaise chose.
François Fillon est considéré comme un homme courageux par 68% des
Français. La majorité d'entre eux le jugent aussi compétent (65%),
sympathique (53%) et capable de faire les réformes dont la France a
besoin (52%).
Par ailleurs, 71% des Français estiment qu'une nomination de Bernard
Kouchner comme ministre des Affaires étrangères serait une bonne chose.
La nomination annoncée d'Alain Juppé comme ministre du Développement
durable, des Transports et de l'Aménagement du territoire soulève
beaucoup moins d'enthousiasme, puisque 55% des personnes interrogées
pensent que ce serait une mauvaise chose contre 43% d'un avis opposé.
- Sondage réalisé auprès d'un échantillon de 1.073 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogé en ligne les 16 et 17 mai. Cet échantillon a été constitué selon la méthode des quotas. (AP)
Législatives : l'UMP obtiendrait la majorité absolue
NOUVELOBS.COM | 18.05.2007 | 12:13
Selon un sondage BVA, l'UMP
disposerait de 317 à 381 députés, contre 151 à 200 pour le PS. Le Mouvement
démocrate pourrait emporter, au maximum, 4 sièges.
la France
D'après cette étude réalisée pour Orange et la presse quotidienne régionale, le
PCF conserverait entre 14 et 21 sièges, contre 21 aujourd'hui, les députés
écologistes seraient 1 ou 2 (3 aujourd'hui) et les divers droite entre 4 et 11
(projection faite sur
36% pour l'UMP
Selon BVA, le Mouvement démocrate de François Bayrou pâtira du fait que l'UMP maintiendra
ses candidats contre les siens au second tour.
La projection précédente de BVA (7 mai) était la suivante: 288 à 344 députés
UMP, 158 à 200 PS, 8 à 13 bayrouistes, 14 à 18 PCF, 4 à 7 divers droite, 0 à 6
écologistes, 0 député FN.
Le nombre de députés UMP est aujourd'hui de 350 (+ 9 apparentés), le nombre de
députés PS de 141 (+ 8 apparentés) et la formation de François Bayrou dont la
quasi-totalité des députés a rallié Nicolas Sarkozy est forte de 26 membres (+
3 apparentés).
Au premier tour le 10 juin, l'UMP recueillerait 36% (+1) et le PS (avec PRG et
MRC) 30% (=).
Profitant selon BVA de la forte exposition médiatique liée à l'annonce de son
lancement par François Bayrou, le Mouvement démocrate gagnerait trois points, à
12%.
Les deux tiers des sympathisants de l'UDF choisiraient un candidat issu de ce
nouveau parti, qui jouera un rôle important dans la vie politique selon 65% des
Français.
Le Front national est stable à 8%.
Les Verts reculent de 2 points, à 4%, comme l'extrême-gauche, qui recule à 3%.
Le PCF est crédité de 3% (=) et les autres candidats de droite de 4% (=).
8% (+1) des personnes interrogées n'ont pas exprimé d'intentions de vote.
BVA précise que la matrice de transfert des voix du premier tour vers le second
tour tient compte à la fois des configurations de 2002 tout en intégrant les
rapports de force UMP/UDF du 22 avril 2007 dans les circonscriptions où l'UDF
n'était pas présente en 2002 ainsi que les cas particuliers où un député UDF a
rejoint l'UMP.
- Sondage réalisé par téléphone les 14 et
15 mai auprès d'un échantillon de 840 personnes inscrites sur les listes
électorales, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus
(méthode des quotas). (AFP)
COMPOSITION DU GOUVERNEMENT FILLON
Alors que François Fillon a été nommé premier
ministre, jeudi 17 mai, la composition du gouvernement se précise. Il devrait
être annoncé vendredi matin et serait composé de quinze ministres et plusieurs
secrétaires d'Etat. Mais des ultimes arbitrages devraient intervenir jeudi
soir, notamment pour parvenir à la parité promise par Nicolas Sarkozy.
Premier ministre : François Fillon.
Ministre d'Etat, chargé de l'environnement, de l'énergie et des
transports : Alain Juppé (il pourrait également hériter de
l'industrie).
Affaires étrangères : Bernard Kouchner.
Intérieur : Michèle Alliot-Marie.
Justice : Rachida Dati.
Immigration et identité nationale : Brice Hortefeux.
Défense : Hervé Morin.
Stratégie économique et emploi : Jean-Louis Borloo.
Budget (ou comptes) : Eric Wœrth.
Affaires sociales : Xavier Bertrand.
Education : Xavier Darcos.
Recherche et enseignement supérieur : Valérie Pécresse.
Santé et sport : Roselyne Bachelot.
Agriculture : Christine Lagarde.
Culture : Christine Albanel.
Cohésion sociale : Christine Boutin.
Secrétaire d'Etat aux affaires européennes : Jean-Pierre
Jouyet.
D'autres
secrétaires d'Etat pourraient faire partie du gouvernement, dont
l'ex-socialiste Eric Besson.
Source : Le Monde.fr
DESOLEE MAIS COMME NOUS, on n'a rien gagné, vous avez le loto dans le désordre...
Un peu plus de détails (cliquer sur la photo)
GOUVERNEMENT FILLON
Les hypothèses de resserrent pour
le gouvernement Fillon
PARIS (Reuters) - A la veille de l'annonce probable du
gouvernement de François Fillon, les hypothèses se resserrent et les rumeurs
jeudi se faisaient plus précises.
François Fillon, nommé Premier ministre par le nouveau
président de la République, a reçu dans l'après-midi Jean-Louis Borloo, Xavier
Bertrand, Michèle Alliot-Marie, Rachida Dadi, l'UDF Hervé Morin et
l'ex-ministre socialiste Bernard Kouchner.
Leur visite à Matignon semblait confirmer leur appartenance
à la prochaine équipe gouvernementale.
Jean-Louis Borloo, qui a en outre été reçu par le chef de
l'Etat à l'Elysée, aurait un grand ministère de la stratégie économique, des
entreprises et de l'emploi et Bernard Kouchner, symbole d'ouverture à gauche,
celui des Affaires étrangères.
Xavier Bertrand, qui était cité pour le ministère des
"Comptes", aurait finalement un portefeuille de la
"Réforme" ou des affaires sociales. Le député Eric Woerth, trésorier
de l'UMP et de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, hériterait de
celui des Comptes et partagerait Bercy avec Jean-Louis Borloo, ex-ministre de
l'Emploi.
Le maire de Bordeaux et ancien Premier ministre Alain Juppé
serait le seul ministre d'Etat, avec un portefeuille englobant environnement et
développement durable, gestion de l'eau, énergie et transports, dit-on de
sources proches de la direction de l'UMP et du chef de l'Etat.
L'ex-ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, reçue elle
aussi jeudi à l'Elysée, hériterait d'un ministère de la "Sécurité
intérieure" et Brice Hortefeux, fidèle lieutenant de Nicolas Sarkozy et
également reçu par lui, ferait aussi partie du gouvernement, dit-on de mêmes
sources.
Selon un proche du chef de l'Etat, il hériterait d'un
ministère englobant la coopération, l'aide au développement, l'immigration et
l'intégration.
Le ministère de la Défense reviendrait à Hervé Morin,
président du groupe UDF à l'Assemblée nationale, qui serait le seul
représentant des centristes parmi les ministres.
SECRETAIRES D'ETAT
Un moment attribuée par la rumeur à un autre député UDF,
Maurice Leroy, l'agriculture et les négociations commerciales reviendraient à
l'ex-ministre du Commerce extérieur Christine Lagarde, familière des
négociations à l'OMC.
L'éducation irait à Xavier Darcos, qui a déjà été ministre de
l'Enseignement scolaire, et la culture à Christine Albanel, ancienne
collaboratrice du président Jacques Chirac et présidente de l'Etablissement
public de Versailles.
L'ex-porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy, Rachida
Dati, aurait pour sa part le portefeuille de la justice et la députée et
porte-parole de l'UMP Valérie Pécresse celui de l'enseignement supérieur et de
la recherche.
La députée européenne Roselyne Bachelot, très proche de
François Fillon "qui tenait à ce qu'elle soit au gouvernement", selon
un responsable de l'UMP proche de Nicolas Sarkozy, se verrait confier le
portefeuille de la Santé et des Sports.
Sont également cités par plusieurs sources pour un
portefeuille social la députée UMP Christine Boutin et l'ex-secrétaire général
de l'Elysée Frédéric Salat-Barroux, mais plutôt pour un secrétariat d'Etat.
De fait, en plus des 15 ministres, dont sept ou huit femmes
- parité oblige -, plusieurs secrétaires d'Etat pourraient être nommés
vendredi, dont Jean-Pierre Jouyet, ancien collaborateur du Premier ministre
socialiste Lionel Jospin, aux Affaires européennes.
Selon une source proche du chef de l'Etat, ce pourrait être
aussi le cas de l'ex-"M. Economie" du Parti socialiste Eric Besson,
qui aurait un portefeuille de la "prospective économique".
Le président d'Emmaüs-France, Martin Hirsch, plutôt classé à
gauche, à qui Nicolas Sarkozy a déjà demandé de réfléchir à la mise en oeuvre
d'un "revenu de solidarité active", pourrait aussi être secrétaire
d'Etat - une source proche de la direction de l'UMP parle du logement.
Enfin, Nicolas Sarkozy a reçu une des jeunes pousses de
l'UMP, Rama Yade, mais on ignore si c'était pour lui proposer un poste au
gouvernement.
En revanche, l'ancien ministre socialiste des Affaires
étrangères, Hubert Védrine, un temps pressenti pour le Quai d'Orsay, ne serait
pas au gouvernement mais se verrait confier une "mission" comme son
ancien collègue Claude Allègre.