18 mai 2007
GOUVERNEMENT FILLON
Les hypothèses de resserrent pour
le gouvernement Fillon
PARIS (Reuters) - A la veille de l'annonce probable du
gouvernement de François Fillon, les hypothèses se resserrent et les rumeurs
jeudi se faisaient plus précises.
François Fillon, nommé Premier ministre par le nouveau
président de la République, a reçu dans l'après-midi Jean-Louis Borloo, Xavier
Bertrand, Michèle Alliot-Marie, Rachida Dadi, l'UDF Hervé Morin et
l'ex-ministre socialiste Bernard Kouchner.
Leur visite à Matignon semblait confirmer leur appartenance
à la prochaine équipe gouvernementale.
Jean-Louis Borloo, qui a en outre été reçu par le chef de
l'Etat à l'Elysée, aurait un grand ministère de la stratégie économique, des
entreprises et de l'emploi et Bernard Kouchner, symbole d'ouverture à gauche,
celui des Affaires étrangères.
Xavier Bertrand, qui était cité pour le ministère des
"Comptes", aurait finalement un portefeuille de la
"Réforme" ou des affaires sociales. Le député Eric Woerth, trésorier
de l'UMP et de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, hériterait de
celui des Comptes et partagerait Bercy avec Jean-Louis Borloo, ex-ministre de
l'Emploi.
Le maire de Bordeaux et ancien Premier ministre Alain Juppé
serait le seul ministre d'Etat, avec un portefeuille englobant environnement et
développement durable, gestion de l'eau, énergie et transports, dit-on de
sources proches de la direction de l'UMP et du chef de l'Etat.
L'ex-ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, reçue elle
aussi jeudi à l'Elysée, hériterait d'un ministère de la "Sécurité
intérieure" et Brice Hortefeux, fidèle lieutenant de Nicolas Sarkozy et
également reçu par lui, ferait aussi partie du gouvernement, dit-on de mêmes
sources.
Selon un proche du chef de l'Etat, il hériterait d'un
ministère englobant la coopération, l'aide au développement, l'immigration et
l'intégration.
Le ministère de la Défense reviendrait à Hervé Morin,
président du groupe UDF à l'Assemblée nationale, qui serait le seul
représentant des centristes parmi les ministres.
SECRETAIRES D'ETAT
Un moment attribuée par la rumeur à un autre député UDF,
Maurice Leroy, l'agriculture et les négociations commerciales reviendraient à
l'ex-ministre du Commerce extérieur Christine Lagarde, familière des
négociations à l'OMC.
L'éducation irait à Xavier Darcos, qui a déjà été ministre de
l'Enseignement scolaire, et la culture à Christine Albanel, ancienne
collaboratrice du président Jacques Chirac et présidente de l'Etablissement
public de Versailles.
L'ex-porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy, Rachida
Dati, aurait pour sa part le portefeuille de la justice et la députée et
porte-parole de l'UMP Valérie Pécresse celui de l'enseignement supérieur et de
la recherche.
La députée européenne Roselyne Bachelot, très proche de
François Fillon "qui tenait à ce qu'elle soit au gouvernement", selon
un responsable de l'UMP proche de Nicolas Sarkozy, se verrait confier le
portefeuille de la Santé et des Sports.
Sont également cités par plusieurs sources pour un
portefeuille social la députée UMP Christine Boutin et l'ex-secrétaire général
de l'Elysée Frédéric Salat-Barroux, mais plutôt pour un secrétariat d'Etat.
De fait, en plus des 15 ministres, dont sept ou huit femmes
- parité oblige -, plusieurs secrétaires d'Etat pourraient être nommés
vendredi, dont Jean-Pierre Jouyet, ancien collaborateur du Premier ministre
socialiste Lionel Jospin, aux Affaires européennes.
Selon une source proche du chef de l'Etat, ce pourrait être
aussi le cas de l'ex-"M. Economie" du Parti socialiste Eric Besson,
qui aurait un portefeuille de la "prospective économique".
Le président d'Emmaüs-France, Martin Hirsch, plutôt classé à
gauche, à qui Nicolas Sarkozy a déjà demandé de réfléchir à la mise en oeuvre
d'un "revenu de solidarité active", pourrait aussi être secrétaire
d'Etat - une source proche de la direction de l'UMP parle du logement.
Enfin, Nicolas Sarkozy a reçu une des jeunes pousses de
l'UMP, Rama Yade, mais on ignore si c'était pour lui proposer un poste au
gouvernement.
En revanche, l'ancien ministre socialiste des Affaires
étrangères, Hubert Védrine, un temps pressenti pour le Quai d'Orsay, ne serait
pas au gouvernement mais se verrait confier une "mission" comme son
ancien collègue Claude Allègre.
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