07 mai 2007
MERDE
LES SOCIALISTES, LES MEDIAS... et puis merde !
Royal engage une offensive pour
s'assurer le leadership du Parti socialiste
Par Thierry Masure
PARIS (AFP) - Une bataille est engagée entre Ségolène Royal
et d'autres ténors du PS pour s'assurer le leadership sur le parti, fixer les
contours de sa refondation et trancher la question d'éventuelles alliances au
lendemain de la lourde défaite à l'élection présidentielle.
A très
court terme cependant, selon des responsables socialistes, une direction
resserrée et collégiale pourrait être mise en place autour du premier
secrétaire François Hollande pour conduire la campagne des élections
législatives et tenter d'éviter les déchirements internes.
Dès
dimanche 20H00, Ségolène Royal a cherché à prendre la direction des opérations
et à se poser en architecte d'une nouvelle maison de la gauche, affirmant que
dans sa campagne "quelque chose s'est passé qui ne s'arrêtera pas".
"Vous pouvez compter sur moi pour approfondir la rénovation de la gauche
et la recherche de nouvelles convergences au-delà de ses frontières
actuelles".
"Si on
gagne, on ne s'arrête pas, si on ne gagne pas, on continue", avait confié
Mme Royal à quelques journalistes, dimanche à Melle.
En dépit du score le plus bas depuis 1965 au second tour
d'une présidentielle, pour un socialiste, ses partisans font bloc. "La
gauche a désormais une grande dirigeante", a déclaré le porte-parole du PS
Julien Dray. François Rebsamen, co-directeur de campagne de la candidate, a
préconisé "une rénovation idéologique profonde, pour prendre le virage
amorcé par Ségolène Royal".
Pour les
législatives, le PS devra trancher la question d'une éventuelle alliance avec
le "Mouvement démocrate" que veut créer François Bayrou. Mme Royal en
est partisan sur le principe, d'où sa déclaration sur le dépassement "des
frontières actuelles" de la gauche.
Les
jospinistes et la gauche du parti y sont résolument hostiles. "On n'a pas
vocation à aider à la création du Mouvement démocrate", souligne Harlem Désir
(jospiniste). Strauss-kahniens et fabiusiens attendent de voir la plate-forme
programmatique du parti de M. Bayrou, et soulignent que "la refondation
idéologique du PS ne doit pas être subordonnée à la question des
alliances".
L'offensive
"royaliste" n'est pas du goût de tous. "L'objectif était de
conquérir l'Elysée, ce n'était pas de marcher sur Solferino", siège du PS,
a glissé Laurent Fabius.
Le
leadership de Mme Royal "ne coule pas de source", estime le
strauss-kahnien Laurent Baumel. "On ne peut pas interpréter un score de
47% comme une étape encourageante vers de futurs succès", ajoute-t-il.
"Personne
n'est en situation de se proclamer leader", renchérit Harlem Désir, qui
juge "déplacée" l'attitude de Mme Royal.
Pour tous
ceux-là, les socialistes doivent "serrer les rangs" pour aborder au
mieux les élections législatives. "Rester unis", a déclaré lundi la
battue du 6 mai.
Le premier
secrétaire François Hollande a averti qu'il "ne tolérerait" aucun
"règlement de comptes" au PS. Il entend rester en fonction, assurant
que "(sa) responsabilité c'est d'amener tout le monde dans cette
bataille" des législatives. Mais il est affaibli par l'échec de Ségolène
Royal, sa compagne.
Dominique
Strauss-Kahn a ainsi porté un jugement "sévère" sur "le
fonctionnement du parti socialiste depuis cinq ans".
Les fabiusiens
prônent, eux, une direction resserrée pour mener cette campagne. En feraient
partie sept personnes : Mme Royal, ses ex-challengers dans la compétition
présidentielle, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, et les chefs de
courants.
Bon, là, ce ne serait pas Cendra si je ne posais pas une gueulante. Merde ! D'abord, les médias, ce n'est pas fameux. Pour les chiffres ! Eh bien non, depuis 1965, ce n'est pas le plus bas score pour les socialistes. Disons qu'ils jouent sur les mots, puisqu'en 1969, la gauche n'était pas représentée au deuxième tour. En 1965, Mitterrand avait fait 44.8%, et voyez où ça l'a mené plus tard !
Ensuite, Chirac, en 1988 avait fait 46% contre 54% pour Mitterrand. A ce que je sache, on ne l'a pas fustigé pour ça et il a été président deux mandats de suite... Alors, arrêtons de faire toute une salade autour de ces chiffres, je trouve qu'on oublie, encore une fois, trop vite le passé. Car merde, ça fait 17 ans que la droite ne s'est pas prise une bonne claque. Alors, arrêtons de nous en prendre à Ségolène Royal, première femme à être "présidentiable" comme on le dit.
A quand la fin de ces petites gue-guerres intra socialistes ? Est-ce que le socialisme est mort ? Ou sommes-nous trop trop égocentriques ? Ou alors, nos élus, n'ont-ils aucune volonté de rassemblement dans une période aussi importante que celle-ci ? L'heure n'est pas à la polémique. Ségolène Royal a fait une belle campagne. Une campagne dynamique justement, et c'est cette dynamique qu'elle veut cultiver, préserver afin de mener les législatives qui, comme vous le savez auront lieu les 10 et 17 juin.
Ségolène, c'est à toi maintenant, qu'il appartient de montrer que tu peux mener une barque jusqu'au bout !
Selon un sondage CSA-Cisco publié dimanche soir la droite est créditée de 37% des intentions de vote au premier tour des législatives, le 10 juin, contre 33% pour la gauche et 15% pour le centre.
Jusqu'où "pousser" un rapprochement avec le centre ? Et jusqu'où le centre se rapprocherait-il de la gauche ?
Bayrou le sait : il a un rôle à jouer. Mais il n'est pas tout. Nous savons que nous devons composer avec les élus locaux. A quel prix ? Est-ce que la liberté vaut ce prix ? Le prix du renoncement à nos idées, aux idées débattues dans le Pacte Présidentiel ? Pas au renoncement, mais à une politique d'intelligence dont la seule foi serait la sauvegarde de notre Patrie et de ses valeurs au sein de l'Europe.
Vive la France. Vive la République !
CENDRA
TELECHARGEZ LA MARSEILLAISE ET CHANTEZ !
(clic droit et ouvrir dans nouvel onglet pour pouvoir chanter !)
marseillaise_64
1er couplet
Allons enfants de la Patrie,
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L'étendard sanglant est levé, (bis)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras
Egorger vos fils, vos compagnes !
Refrain :
Aux armes, citoyens,
Formez vos bataillons,
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons !
2
Que veut cette horde d'esclaves,
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves,
Ces fers dès longtemps préparés ? (bis)
Français, pour nous, ah ! quel outrage
Quels transports il doit exciter !
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique esclavage !
3
Quoi ! des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis)
Grand Dieu ! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !
4
Tremblez, tyrans et vous perfides
L'opprobre de tous les partis,
Tremblez ! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix ! (bis)
Tout est soldat pour vous combattre,
S'ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produit de nouveaux,
Contre vous tout prets à se battre !
5
Français, en guerriers magnanimes,
Portez ou retenez vos coups !
Epargnez ces tristes victimes,
A regret s'armant contre nous. (bis)
Mais ces despotes sanguinaires,
Mais ces complices de Bouillé,
Tous ces tigres qui, sans pitié,
Déchirent le sein de leur mère !
6
Amour sacré de la Patrie,
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs ! (bis)
Sous nos drapeaux que la victoire
Accoure à tes mâles accents,
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !
7
Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n'y seront plus,
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus (bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil,
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre
Vous la connaissiez par coeur vous ????????????
ET POUR LES BRETONS
L'hymne breton
1er couplet :
Ni Breizhiz a galon, karomp hor gwir
vro,
Brudet eo an Arvor dre ar bed tro-dro
Dipont ‘kreiz ar brezel, hon tadoù ken mat
A skuilhas eviti o gwad.
Refrain :
O Breizh ma bro ! Me’ gar ma Bro !
Tra ma vo mor ‘vel mur ‘n he zro,
Ka vezo digabestr ma Bro !
2ème couplet :
Ar Vretoned a zo tud kalet ha krenv;
N’esu pobl kalonek a zindan an nenv.
Gwerz trist, son dudius a zinwan eno,
O! Pegen kaer ez out ma Bro !
3ème couplet :
Breizh, douar ar sent kozh, douar ar varzhed,
N’eus bro all a garan kement ‘barzh ar bed.
Pep menez, pep traonienn da’m c’halon zo kaer,
Enno ‘kousk meur a Vreizhad taer !
4ème couplet :
Mard eo bet trec’het Breizh er brezelioù bras,
He yezh zo bepred ken bev ha biskoazh,
He c’halon Virvidik a lamm c’hoazh ‘n he c’hreiz
Dihunet out breman, ma Breizh
TRADUCTION
1er couplet :
Nous, Breton courageux, aimons la Patrie,
Cette Armor qui partout est au premier rang,
Pour elle nos aïeux ont versé leur sang
Pour repousser la barbarie !
Refrain :
Pays Breton ! J’aime l’Armor !
Un mur de mer te garde encore
Libre sous le grand soleil d’or !
2ème couplet :
Les hommes de chez nous sont des hommes braves;
Il n’est pas de peuple aussi valeureux.
De notre sol s’élève un chant merveilleux,
Les gwerzes et les sônes
graves.
3ème couplet :
Pays de nos vieux saints, des bardes sans nombre,
Quelle terre pourrai-je aimer comme toi ?
Chaque mont, chaque val, emplit mon cœur d’émoi,
Nos pères y dorment dans l’ombre !
4ème couplet :
Si jadis tu fléchis parfois à
la guerre,
Bretagne, ton parler est resté vainqueur,
Un sang rouge et brûlant coule dans ton cœur,
Reprends ta place de naguère !
kENAVO !!!
Pour que mon mari ne soit pas jaloux, l'hymne marocain : (je le trouve sympa en plus)
(clic droit et ouvrir dans nouvel onglet pour chanter... oui, vous aussi !)
nachid2
Ahhh, quand on veut réveiller le nationalisme !
Et moi, j'aime bien l'hymne européen aussi !!!
(clic droit et ouvrir dans nouvel onglet pour chanter... et bla bla bla !)
Hymne à la joie. Ode à la joie
Joie ! Joie ! Belle étincelle divine,
Fille de l’Elysée,
Nous entrons l'âme enivrée
Dans ton temple glorieux.
Ton magique attrait resserre
Ce que la mode en vain détruit ;
Tous les hommes deviennent frères
Où ton aile nous conduit.
Si le sort comblant ton âme,
D'un ami t'a fait l'ami,
Si tu as conquis l’amour d’une noble femme,
Mêle ton exultation à la nôtre!
Viens, même si tu n'aimas qu'une heure
Qu'un seul être sous les cieux !
Mais vous que nul amour n'effleure,
En pleurant, quittez ce choeur !
Tous les êtres boivent la joie,
En pressant le sein de la nature
Tous, bons et méchants,
Suivent les roses sur ses traces,
Elle nous donne baisers et vendanges,
Et nous offre l’ami à l’épreuve de la mort,
L'ivresse s’empare du vermisseau,
Et le chérubin apparaît devant Dieu.
Heureux,
tels les soleils qui volent
Dans le plan resplendissant des cieux,
Parcourez, frères, votre course,
Joyeux comme un héros volant à la victoire!
Qu'ils s'enlacent tous les êtres !
Ce baiser au monde entier !
Frères, au-dessus de la tente céleste
Doit régner un tendre père.
Vous prosternez-vous millions d’êtres ?
Pressens-tu ce créateur, Monde ?
Cherche-le au-dessus de la tente céleste,
Au-delà des étoiles il demeure nécessairement.
Texte Allemand
Freude, schöner
Götterfunken
Tochter aus Elysium,
Wir betreten feuertrunken,
Himmlische, dein Heiligtum!
Deine Zauber binden wieder
Was die Mode streng geteilt;
Alle Menschen werden Brüder,
Wo dein sanfter Flügel weilt.
Wem der große Wurf
gelungen,
Eines Freundes Freund zu sein;
Wer ein holdes Weib errungen,
Mische seinen Jubel ein!
Ja, wer auch nur eine Seele
Sein nennt auf dem Erdenrund!
Und wer's nie gekonnt, der stehle
Weinend sich aus diesem Bund!
Freude trinken alle
Wesen
An den Brüsten der Natur;
Alle Guten, alle Bösen
Folgen ihrer Rosenspur.
Küsse gab sie uns und Reben,
Einen Freund, geprüft im Tod;
Wollust ward dem Wurm gegeben,
und der Cherub steht vor Gott.
Froh,
wie seine Sonnen fliegen
Durch des Himmels prächt'gen Plan,
Laufet, Brüder, eure Bahn,
Freudig, wie ein Held zum Siegen.
Seid umschlungen,
Millionen!
Diesen Kuß der ganzen Welt!
Brüder, über'm Sternenzelt
Muß ein lieber Vater wohnen.
Ihr stürzt nieder, Millionen?
Ahnest du den Schöpfer, Welt?
Such' ihn über'm Sternenzelt!
Über Sternen muß er wohnen.
Schlafen Sie gut !
CENDRA
Le militantisme
Qu’est-ce qu’être militant d’un
parti aujourd’hui ?
Il faut tout d’abord distinguer
les militants des adhérents. Les adhérents sont des personnes
affiliées à un parti politique, car elles possèdent leur carte du parti après
avoir payé une cotisation, généralement d’un faible montant. Le militant est un
adhérent actif. Ce qui signifie qu’il accepte de faire bénévolement un travail
de terrain et de participer à la vie du parti.
Cette
activité de militant est variée. Il peut s’agir :
- de participer aux réunions habituelles du parti, de manière à débattre de ses orientations, de la stratégie électorale à adopter lors d’une élection locale ou des grands débats nationaux du moment ;
- de faire connaître les positions du parti par la distribution de tracts dans la rue, sur les marchés ou par la vente d’un journal (ex : traditionnellement les militants du Parti communiste vendaient le dimanche matin "L’Humanité Dimanche") ;
- de participer aux activités plus nombreuses lors des campagnes électorales (collage d’affiches, organisation de meetings...).
Enfin, il
faut signaler aujourd’hui une certaine crise du militantisme.
Les partis ont du mal à recruter de nouveaux adhérents. On estime à environ 450
000 le nombre d’adhérents tout partis confondus, soit 1 % de la population
adulte. Les formations les plus importantes, PS, UMP et PCF, comptent chacune
un peu plus de 130 000 adhérents dont très peu sont de véritables militants
actifs . Cette situation est liée, de manière plus générale, à une crise de
l’action collective car elle touche aussi les syndicats. Toutefois, il convient
de nuancer cette affirmation, dès lors que, mis à part le cas du Parti
communiste (près d’un million d’adhérents en 1945, environ 600 000 en 1975) ,
la France n’a jamais été, à l’exception de brèves périodes (Front populaire,
Libération, mai 1968), un pays de fort militantisme partisan.
En fait de crise d'adhésions, cela vient peut-être du fait que les français aiment la liberté ! Je trouve cela dommage pour le syndicalisme. Une forme peut-être , ou sûrement! nécessaire pour la défense des salariés !
En attendant
Que je me penche sur la question, un peu de lecture
Nicolas Sarkozy se repose, l'UMP prépare les législatives
PARIS (Reuters) - Une partie de l'équipe de Nicolas Sarkozy
s'est retrouvée dès lundi matin au QG de campagne du président élu pour évoquer
la prochaine étape : les élections législatives des 10 et 17 juin.
Sans le vainqueur de l'élection présidentielle, qui a décidé
de prendre quelques jours de repos - peut-être en Corse, selon des sources
concordantes, bien que son entourage ait refusé de dévoiler le lieu de cette
retraite.
"Nous avons commencé à nous projeter dans le futur,
c'est-à-dire dans la préparation des élections législatives puisque ce qui
importe maintenant c'est de donner une majorité au président, une majorité qui
lui permette de mettre en oeuvre les engagements qu'il a pris à l'égard des
Français", a déclaré à la sortie d'une de ses réunions la ministre de la Défense
L'ampleur de la victoire du président de l'UMP - 53,06% des
suffrages - et les difficultés dans lesquelles elle a plongé le Parti
socialiste et le reste de la gauche paraissent mettre Nicolas Sarkozy et l'UMP
à l'abri d'une mauvaise surprise.
Un sondage CSA-Cisco publié dimanche soir crédite la droite
de 37% des intentions de vote au premier tour des législatives, le 10 juin,
contre 33% pour la gauche et 15% pour le centre.
Avant même le second tour de la présidentielle, le directeur
général de l'institut Ipsos, Pierre Giacometti, et le directeur général adjoint
de TNS-Sofres, Brice Teinturier, estimaient qu'en cas de victoire de Nicolas
Sarkozy, il obtiendrait dans la foulée une "majorité confortable".
Le président élu et ses amis doivent cependant donner
consistance à l'ouverture promise pendant la campagne présidentielle, avec la
perspective de la constitution d'un "pôle centriste" et d'un
"pôle de gauche" à côté de l'UMP.
"CHARTE PRESIDENTIELLE"
Nicolas Sarkozy "a reçu un mandat pour rassembler bien
au-delà de son camp", souligne l'ancien ministre et commissaire européen
Michel Barnier.
"Nous avons pris un certain nombre de décisions,
notamment sur l'idée de rédiger une sorte de charte présidentielle, un document
qui permettra à chacun de se déterminer" par rapport aux engagements du
président élu, précise pour sa part Michèle Alliot-Marie.
Le contenu exact de cette "charte présidentielle",
reste pour le moment assez flou.
Selon le député Eric Woerth, trésorier du parti majoritaire
et de la campagne de Nicolas Sarkozy, il s'agit de "transformer" la
plateforme législative de l'UMP, afin qu'elle "reflète cette volonté
d'ouverture".
Cela veut-il dire qu'elle pourrait reprendre des éléments du
programme de l'UDF ? Non, répond le député Yves Jego, autre proche du candidat
élu, selon qui cette "charte présidentielle" sera plutôt une synthèse
du programme législatif de l'UMP et du programme présidentiel de Nicolas
Sarkozy.
"Nous ne sommes pas dans une négociation entre
partis", a-t-il expliqué à Reuters.
Ce qui paraît clair, c'est que seuls les candidats adhérant
à ce document pourront bénéficier du label "majorité présidentielle",
garantie de ne pas avoir en face d'eux un candidat de l'UMP.
En tout état de cause, ce document doit être mis au point
cette semaine, dans la mesure où le dépôt des candidatures pour les
législatives commence lundi prochain.
C'est également au début de la semaine prochaine que
pourrait se tenir un conseil national de l'UMP, pour évoquer la succession de
Nicolas Sarkozy à la tête du parti mais aussi, selon le député Alain Marleix,
chargé des investitures, pour lancer la campagne des législatives.
Quant au président élu, il va mettre à profit les quelques
jours de repos qu'il s'accorde "pour réfléchir à la constitution de son
équipe gouvernementale", a déclaré son directeur de campagne, Claude
Guéant.
Nicolas Sarkozy veut limiter à 15 le nombre des ministres. Les secrétaires d'Etat seront nommés après les législatives, a rappelé Claude Guéant.
FAUT TOUJOURS ETRE AU COURANT DE CE FONT SES ADVERSAIRES...
Ségolène : Je reste avec vous en première ligne
LE DISCOURS
Ségolène Royal s’est engagée à poursuivre son combat et à engager la rénovation de la gauche au-delà de ses frontières.
“Quelque chose s’est levé qui ne s’arrêtera pas”, a-t-elle déclaré lors d’une brève intervention radiotélévisée peu après 20h00 depuis La Maison de l’Amérique latine, à Paris.
“J’ai donné toutes mes forces et je continue avec vous et près de vous”, a-t-elle souligné sous les applaudissements de ses partisans se projetant implicitement vers les législatives de juin.
“Gardez confiance, gardez intact votre enthousiasme, restez mobilisés, d’autres rendez-vous démocratiques nous attendent et je continue le combat commencé avec vous”, a-t-elle réclamé devant plusieurs centaines de personnes.
“Je reste avec vous en première ligne”, a-t-elle assuré par la suite, apparaissant peu avant 21h00 au balcon du siège du Parti socialiste, rue de Solférino, qu’elle a rejoint à pied, se frayant un passage dans la foule.
“Nous n’allons pas nous arrêter là. Nous allons continuer ensemble. Nos valeurs finiront par triompher. Je compte sur vous! Restons debout”, a-t-elle déclaré devant des milliers de personnes massées en contrebas et brandissant des pancartes rouges “Ségolène présidente”.
Pendant la campagne présidentielle, “j’ai engagé un renouvellement profond de la vie politique, de ses méthodes et de la gauche”, avait estimé la candidate dans sa déclaration d’après-résultat.
“Vous pouvez compter sur moi pour approfondir la rénovation de la gauche”, a-t-elle assuré.
“Ce que nous avons entrepris pour la France portera ses fruits, j’en suis sûre. Ensemble nous ferons vivre l’espérance, c’est ma conviction de femme de gauche et de progrès”, a-t-elle insisté après avoir remercié “les 17 millions d’électeurs, de citoyens et de citoyennes qui m’ont accordé leur confiance”.
“Je mesure leur déception et leur peine”, a dit Ségolène Royal qui était arrivée à la Maison de l’Amérique latine avant même 20h00.
Elle avait parcouru en voiture les quelques centaines de mètres du boulevard Saint-Germain qui séparent son QG de campagne et la Maison de l’Amérique latine, des journalistes et des militants courant derrière le cortège.
Ses partisans criaient “Ségolène première militante de France” ou encore “Merci Ségo”.
Au balcon de Solférino, elle est apparue encadrée de quelques proches, dont son directeur adjoint de campagne, Patrick Mennucci, et du directeur de cabinet de François Hollande, Stéphane Le Foll.
“J’ai besoin de vous car le mouvement continue”, a-t-elle lancé, micro en main, se penchant pour admirer le public.
Dans la rue, la foule criait “merci, merci, merci, merci” en rythme avant d’entonner quelques phrases de la Marseillaise.