20 juin 2007
ENDORMIE
La ville était endormie
Lovée sur elle-même
Dans la lenteur extrême
Des rêves enfouis
Mon corps s'était assoupi
Village d'ombres au coeur du ciel
Courbé sur l'irréel
Des âmes d'autrui
Mes yeux s'étaient fermés
Malgré tout ce que je leur avais dit
Malgré ma ferme volonté
De continuer la vie
Paupières baissées
Coeur au ralenti
Souffle apaisé
Ame attendrie
La ville s'était endormie
Mes pensées s'envolaient
Mes rêves me portaient
Je rêvais la vie
CENDRA
06 juin 2007
LA POLITESSE DES BOUCHES PLEINES
Vos bouches sont pleines
Vos âmes sont vides
Vos mains sinueuses et nouées
Vos coeurs arides
Vos yeux caresses aiguisées
Sous un regard qui se veut porteur
De lames acérées, profondes moiteurs
le verbe se veut vif
L'arcane se veut leste
Sous un geste de main de maistre
Le temps décalé, l'air poussif
Comme un pantin désarticulé
Un roman feuilleton aux pages déchirées
Aux feuilles effeuillées dans une nasse d'oser
Vos bouches sont pleines
Vos âmes sont vides
Vos mains sinueuses et nouées
Vos coeurs avides
Vos yeux cruautés déguisées
Ne vous a-t-on jamais appris
Qu'il était impoli
De parler la bouche pleine ?
CENDRA
19 mai 2007
J'AI REVE
J'ai rêvé ton coeur : Il était pur
Il était pur comme l'azur
L'azur des anges dans le ciel
Et ton coeur était doux comme le miel
J'ai rêvé ton âme : Elle était belle
Elle était belle comme une aquarelle
Une aquarelle faite de tes sentiments
Et ton âme était sensible comme le vent
J'ai rêvé tes lèvres : Elles étaient douces
Elles étaient douces comme la mousse
La mousse des arbres autour d'une clairière
Et tes lèvres suivaient le cours d'une rivière...
J'ai rêvé tes mains : Elles étaient tendres
Elles étaient tendres comme une soirée de décembre
Un décembre fait d'espoir pour l'humanité
Et tes mains se tendaient vers l'été
J'ai rêvé tes yeux : Ils étaient comme ton regard
Comme ton regard où l'âme n'a point de fard
Le fard qui coule avec des larmes de coeur blessé
Et tes yeux étaient beaux, tes yeux étaient tendres
Quand les larmes essuyées sur tes joues pâles
Par tes mains sur ton coeur posées
L'enfant qui est en toi oubliant son passé sale
Son passé sali par des âmes du passé
J'ai rêvé ton coeur : Il était pur
Il était pur comme l'azur
L'azur des anges qui te couvrent de leurs ailes
Leurs ailes pour soigner toutes tes blessures
L'azur des anges dans le ciel
Car ton coeur est doux comme le miel
06 mai 2007
TERRE DE MON ENFANCE
La douleur est sourde et transperce mon cœur
Je tourne mon regard vers la France
Mes yeux emplis d’une tristesse infinie et de rancœur
N’attendent point de condoléances
Ils s’ouvriront demain vers un nouvel avenir
Qui même sombre ne saurait ternir
Ma ferme volonté
De changer
J’ai le cœur serré devant cette désespérance
D’un peuple en errance
Je voudrais la bannir et la consoler
Avec toi, Ségolène, je ne le pourrai…
Je pense à vous, militants du cœur
J’aimerais soulager votre peine
J’aimerais défaire nos chaînes
Rendre hommage à votre labeur
J’aimerais dire à tous les militants de France
De garder en eux l’espoir
La bataille n’est pas finie ce soir
Demain, elle recommence
Je tourne mon regard vers la France
Mes yeux emplis d’une tristesse infinie et de rancœur
N’attendent point de condoléances
Ils s’ouvriront demain vers un nouvel avenir
Qui même sombre ne saurait ternir
Ma ferme volonté
De changer
Ensemble, restons ensemble et unis
Prenons-nous la main
Prenons-nous par le cœur, mes amis
Continuons de construire le lendemain
Je vois vos visages marqués par la tristesse
Je vois vos cœurs en détresse
Je vois larmes que vous cachez
Je vois vos larmes, sur mon épaule, venez !
Ensemble, restons ensemble et unis
Prenons-nous la main
Prenons-nous par le cœur, mes amis
Continuons de construire le lendemain
Qui même sombre ne saurait ternir
Notre ferme volonté
De changer
Terre d’espérance
Terre de tolérance
Qui a oublié
Qui elle était
Qui même sombre ne saurait ternir
Notre ferme volonté
De changer
Terres de nos douleurs
Terre de couleurs
Terre d’errance
Terre, ma terre d’enfance
Qui même sombre ne saurait ternir
Notre ferme volonté
De changer
Ensemble
Et rendons hommage à celle
Pour qui nous nous sommes battus, celle
Qui est dans nos cœurs malgré tous, malgré tout
Ensemble
D’une France plus humaine
D’une France sans haine
Ségolène Royal
Nos yeux s’ouvriront demain vers un nouvel avenir
Qui même sombre ne saurait ternir
Notre ferme volonté
De changer
Terres de nos douleurs
Terre de couleurs
Terre de silence
Terre d’errance
Terre, ma terre d’enfance
CORINA LAVIL
Ange déchu
Ce soir le vent de liberté s’est tu
Balayant le visage cruel d’une France déçue
D’une France à mon cœur déchue
Mes larmes n’en peuvent plus
Comme une tristesse sans retour
Comme une nuit sans le jour
La France vit dans la peur
Dans le passé, des traîtres et des barbares
Je ne la reconnais plus
Je la pensais effacée de ma mémoire
Cette France-là, celle qui me gêne
Mon cœur est serré par la tristesse
Je n’espère plus qu’un autre lendemain
La France vit dans la peur
Alors, citoyens de gauche, amies, amis
Prenons-nous la main, soyons unis !
Nous avons des choses à dire
Sur la voie des prochaines élections
Scandons ensemble ce même NON !
Frères, sœurs de gauche, amies, amis,
Menons la bataille, celle du cœur,
Prenons-nous la main, soyons unis !
Cette France-là, cette France préfère la peur !
Balayant le visage cruel d’une France déçue
D’une France à mon cœur déchue
Mes larmes n’en peuvent plus
Elles coulent sur mon cœur
Comme une tristesse sans retour
Comme une nuit sans le jour
La France vit dans la peur
CORINA LAVIL
05 mai 2007
MOTS D'AZUR
J'écris l'avenir
Avec des mots d'azur
A défaire ainsi les armures
Juste pour un sourire
... Ou même pire...
Mon regard fuit mes yeux
Trop fort serait le feu
Trop lourd serait le jeu
J'envisage... le passage à l'aveu...
Mon esprit est l'horizon
Mon âme est la chanson
Mes lèvres sont le diapason
Mes larmes, un frisson...
Mon coeur est perdu
A jamais perdue sa raison
Mélomane, il se prit pour un violon
Diplomate rêveur il s'est tu...
Alors j'appris à écrire
L'avenir avec des mots d'azur
A trop rouvrir les blessures
A trop défaire les armures
Juste pour un rêve, ou même pire...
Le coeur dessine des vagues, perles
De couchants d'horizons embrasés
Destins de riens que l'âme déferle
Sur des joues embrassées
Le coeur dessine et le regard s'éteint.
Alors, l'âme fidèle, j'appris à écrire
L'avenir avec des mots d'azur
A trop défaire les armures
On a le coeur nu, le coeur en délire.
On ne rêve plus.
CORINA LAVIL
Triste ce soir. Pas facile d'être une femme. Souvent l'impression qu'une femme n'a pas les mêmes droits, les mêmes désirs, les mêmes aspirations qu'un homme (ou n'en a pas le droit). Et pourtant, si c'était à refaire. Je re-serai femme !
Souvent l'impression d'être un homme en fait ! A force de me battre pour tout et contre tout.
Je voudrais m'excuser auprès des militants, pour les avoir lâchement abandonnés ces jours-ci, et seulement auprès des militants. Auprès de mes "égaux" au niveau politique. J'ai l'impression d'avoir manqué de beaux moments auprès de vous.
Je suis triste aussi parce que je n'aurai pas d'enfant. Je crois que ce sera la plus grande peine de ma vie. Je vais devoir faire avec. Je vais devoir composer avec le fait que je n'aurai pas eu le courage d'en faire un . Ou le courage d'aimer assez. Ou le courage d'aimer.
De laisser aller.
De laisser couler la vie en moi.
De vivre.
J'ai vécu des choses dures dans ma vie. Apparemment, je n'ai pas assez surmonté les épreuves. Pour aller au delà.
Au delà des choses de la vie.
Il n'est pas trop tard pour tout. Mais Dieu a aussi fait don à la femme de l'horloge "biologique". Un temps qui lui est donné pour procréer. Pour créer de la vie sur cette terre.
La vie ne naitra pas de moi.
Je ne peux la donner qu'à l'extérieur de moi.
Je vous donne mes mots, chers lecteurs de passage sur mon blog. C'est le minimum de ma richesse intérieure. C'est un phare, une lumière. Un don.
Je vous le donne.
Car le don, ce n'est pas fait pour être gardé.
C'est fait pour partager.
C'est ce qui fait que je suis une femme de gauche. Une femme de coeur.
Et c'est ce qui doit faire sa grandeur.
Love,
CENDRA
03 mai 2007
LACONIQUES LIMBES
(clic droit sur image, puis ouvrir dans un nouvel onglet)
Ô laconiques limbes
Visages tremblants dans les méandres de l'âme
J'adorais entendre le timbre
Frémissant du repos de tes flammes
Tu ne riras plus
Au fond sonore de mes rêves
Tu ne riras plus
Le jour se lève
Vombrissantes et sinueuses paroles sourdes
Murmurées du creux de l'ombre
Tu ne vivras plus ton âme était trop lourde
Tes pensées trop sombres
Au creux des vies qui te ressemblent
Des agoras de coeurs tremblant à tes désirs
Aux creux des vies que tu désassembles
Se détache un nouveau livre à faire pâlir
A faire pâlir les anges au ciel d'ambre pur
A faire rougir les démons de l'azur
A faire frémir les armées du plus grand des rois infécond
A faire rugir les vents de tout horizon
Ô laconiques limbes
Visages tremblants dans les méandres de l'âme
J'adorais entendre le timbre
Frémissant du repos de tes flammes
Tu ne riras plus
Au fond sonore de mes rêves
Tu ne riras plus
Le jour se lève
Mon visage penché sur des mots de silence
Mes yeux tournés vers l'aurore de l'enfance
Mes rêves visiteurs de nouvelles créances
Mes mains ouvertes au ciel libèrent la souffrance
Mes bras se tendent au monde qui l'accueille
Mon corps se lève à l'espérance
Mes jambes me portent au-delà de tes connaissances
Une à une Tes pensées que j'effeuille
Tombent sur le sol déjà jonché de tes mensonges
Une à une Tes paroles qui se fanent sans éclore
Un à un Tes actes stériles qui se déflorent
Tombent sur l'oubli d'un coeur-éponge
Vombrissantes et sinueuses paroles sourdes
Murmurées du creux de l'ombre
Tu ne vivras plus ton âme était trop lourde
Dans mon coeur Tes pensées trop sombres
Ô laconiques limbes
Visages tremblants dans les méandres de l'âme
J'adorais entendre le timbre
Frémissant du repos de tes flammes
Tu ne riras plus
Au fond sonore de mes rêves
Tu ne riras plus
Le jour se lève
CORINA LAVIL
Et les paroles de la chanson que vous pouvez écouter en fond...
Jaaduu
hai nasha hai madhoishyaan hain
Tujhko
bhulaake ab jaauun kahaan
Jaaduu
hai nasha hai madhoishyaan hain
Tujhko bhulaake ab jaauun kahaan
Dekhtii hain jis tarah se terii nazaren mujhe
Main
khud ko chupaauun kahaan
Jaaduu
hai nasha hai madhoishyaan hain
Dekhtii hain jis tarah se terii nazaren mujhe
Main khud ko chupaauun kahaan
Tujhko bhulaake ab jaauun kahaan
Yeh pal
hai apna to is pal ko jii len
Sholon
kii tarah zara jalke jii len
Pal
jhapatke kho na jaana
Chhuuke
kar len yaqiin na jaane yeh pal paae kahaan
Jaaduu
hai nasha hai madhoishyaan hain
Tujhko
bhulaake ab jaauun kahaan
Baahon
men terii yuun kho gaye hain
Armaan
dabe se jagne lage hain
Jo mile
ho aaj hamko duur jaana nahiin
Mita do
saarii ye duuriyaan
Jaaduu
hai nasha hai madhoishyaan hain
Tujhko bhulaake ab jaauun kahaan
Dekhtii hain jis tarah se terii nazaren mujhe
Main
khud ko chupaauun kahaan
30 avril 2007
A propos de "donner" quelqu'un...
DELATION
Ils me faisaient trop chaud, ils me faisaient trop peur
Dans la nuit j’avais froid et tout semblait m’atteindre
Moi qui tremblais sans toi je ne pouvais t’éteindre
Et te livrer à eux n’était pas dans mon cœur
Existait-il un jour la nuit n’existait pas
Dans mes chairs de douleur qui me semblait pourrir
Mes yeux ne verront plus, te feront-ils mourir ?
Si tu prenais ma main mon cœur suivrait tes pas
Alors encor je suis pénétrée de ton corps
Et jusqu’à mon âme et meurtrie de ton amour
J’ai gardé le chemin ta parure en velours
Théâtre de nos vies mais brûlais ses décors !
J’ai arraché mon cœur, mes cris perçaient le soir
(je ne sais rien des lieux où vit la liberté)
je n’avais qu’un chemin (…) et tout s’est arrêté
Sur toi, profond amour que je ne puis asseoir
CORINA LAVIL
03 mai 1985
(Faire un clic droit pour ouvrir la chanson dans une nouvelle fenêtre)
Et même quand il ne s'agit pas d'amour (comme dans ce poème), mais juste de soutenir quelqu'un et que, comme moi, on est une personne de coeur, eh bien, il vaut mieux parfois s'arracher le coeur, plutôt que de souffrir inutilement (et longtemps !) et ne souffrir qu'une seule fois, même si ça fait mal. A la personne concernée alors, je dis : je préfère m'arracher le coeur et me faire mal une seule fois, plutôt que de continuer dans le faux semblant et le faux tout court. Croire en quelqu'un et se sentir baladée, de mots tout "préparés", mijotés à la façon politicienne, chers à leur coeur de pierre, quels que soient ces "quelqu'un" d'ailleurs ! Eh bien, parfois, il faut s'arracher le coeur, et ouvrir les yeux, et dire ce que l'on a, justement, sur le coeur. Je n'accuserais pas forcément ces personnes de jouer avec les autres, non, cela fait partie d'un jeu dans lequel ils sont entrés... Ce jeu-là, il est dangereux. Mais ils en assument les conséquences puisqu'ils décident de continuer à y jouer...
J'étais trop bête de vouloir y jouer. Ce jeu-là n'est pas pour moi. J'espère trouver le courage, un jour, de m'arracher à nouveau le coeur, pour une chose bien plus personnelle cette fois-ci, et pour un jeu dans lequel je suis entrée, par forcément volontairement, je dirais plus par défaut. Comme une option que l'on prend parce que l'on est pas prêt à assumer les conséquences d'une vie qui a été malmenée.
M'arracher le coeur encore une fois, pour cette vie qui a été malmenée.
M'arracher le coeur parce qu'il donne tant et qu'il en souffre !
PIENSA EN MI
Si tienes un hondo penar, piensa en mi
Si tienes ganas de llorar, piensa en mi
Ya ves que venero tu imagen divina
Tu parvula boca, que siendo tan nina
Me enseno a pecar
Piensa en mi cuando sufras
Cuando llores, tambien piensa en mi
Cuando quieras quitarme la vida
No la quiero, para nada
Para nada me sirve sin ti
Piensa en mi cuando sufras
Cuando llores, tambien piensa en mi
Cuando quieras quitarme la vida
No la quiero, para nada
Para nada me sirve sin ti
10 avril 2007
Manant
Velléitaire
Je requiers la sollicitude
Sur un tapis déroulant
En pleine turpitude
Sur un tapis déroulant
S'affrontent les idées en l'air
Et les débats qui sont en toi
Tu ne marches dans la quiétude
Car ton esprit sans cesse erre
Dans les mansuétudes
Espèce de manoir
Façon de voir
Tes yeux vont bien au-delà
De ce que les autres peuvent avoir
Espèce de main mise
Sur un esprit plus ouvert
Façon de gérer les crises
Quand le ciment t'enserre
Révélation d'un autre
Qui pourtant est en toi
Il ne cherche apôtre
Il se joue de toi
Visages non couverts
Passants à demi-cachés
L'étau se resserre
Mais pas tes pensées
Manant de l'ailleurs
Tu voulais créer la peur
Manant de la ville
Tu la voulais servile
Mais dans son manoir de l'être
Un visage à la fenêtre
Regarde au-delà de ses pensées futiles
Ho! manant de la ville
Tu resserres l'étau
Tu la veux servile
Ta ville est un fléau
CORINA LAVIL
09 avril 2007
HYBRIDES
Il y tant de gens qui sont enclavés dans des non-vies
Où la haine où l'horreur sont subies
Chaque jour chaque nuit
Il y tant de gens emmurés dans des non-vies
Qui n'ont aucun désir aucune envie
Alors que tant d'autres impies
Ont volé leur vie
Etres de non-chair
Etres de non-âme
Etres non-mystère
Car ils sont limpides
Comme la rivière
Etres de non-être
Vous êtes des hybrides de la nuit
Vous êtes des sans âmes
Car vous ôtez la vie
Vous, êtres hybrides
Créatures du non imaginaire
Mais de l'éphémère
Vous, êtres hybrides
Autour de vous
Nait le vide
Corina LAVIL