France... Ô France !

Ce blog sera celui de la transparence, de la tolérance, du partage et de l'humanité. Il restera politique et engagé sur maints points. ATTENTION CE SITE PEUT CHOQUER LES MINEURS

06 juin 2007

COMMUNAUTARISME

ritmosCOMMUNAUTARISME, un terme à la française...

On entend de plus en plus, durant cette période électorale, de communautés. Mais qu'entend-on par ce terme ?
Glané sur un blog :
"Nous avons évoqué l'insertion de la communauté camerounaise ici à Nice, goûté toutes les spécialités possibles, et écouté les rythmes de musique. Le fait que je sois le seul élu présent illustre précisément le manque de reconnaissance des institutionnels vis à vis d'une communauté, qui adore le foot, mais qui ne demande aussi qu'à enrichir notre patrimoine culturel local de ses spécificités."

Les termes utilisés semblent avoir été "précautionneusement" choisis... Spécialités, rythmes de musique (???), spécificités... Outre spécialités qui me semble approprié, pourquoi ne pas parler de musique, tout simplement, et les spécificités qui ne sont pas si spécifiques pour... la communauté en question ! Ce que j'entends par là, c'est que le jour où l'on emploiera plus ces termes, que ces "communautés" seront vraiment intégrées.
Mais qu'est-ce que le communautarisme ? Si l'on se réfère à la définition de Wikipedia :

Communautarisme peut s'entendre comme :

  • le communautarisme identitaire, qui préconise la coexistence séparée des différentes communautés ethniques sur un même territoire;
  • le communautarisme de lieux de vie, mode de vie lié à une organisation locale choisie comme rejet de la société industrielle.
  • le communautarisme social, qui constitue une segmentation de la population d'une nation (organisation sociale);
  • le communautarisme religieux
  • le communautarisme européen, qui s'oppose au souverainisme, ainsi au Parlement Européen où les députés dits souverainistes s'opposent au députés dits communautaristes, qui soutiennent la création de la communauté européenne.
  • Il existe une confusion profonde dans la transposition de l'anglais communitarianism dans le français communautarisme. L'expression anglaise renvoie à un courant bien connu animé en particulier par Amitai Etzioni et qui met en avant le primat de la communauté (globale) sur les individus qui la composent. Ce courant veut dès lors contre-balancer les droits individuels par des devoirs envers la collectivité. Il ne doit en aucun cas être confondu avec le "communautarisme ethnique" présent dans le débat politique francophone.

Il est intéressant de lire cet article également :

Communautarisme, une notion équivoque

CATHERINE HALPERN

Faut-il avoir peur des communautés et de leurs revendications ? Un colloque tenu à Sciences po a tenté d'éclaircir la notion de communautarisme, dont l'ambiguïté nourrit aujourd'hui bien des interrogations.

Les débats qui agitent aujourd'hui la France autour de la question du voile et de la laïcité font sans cesse référence au « communautarisme ». Mais que cache ce terme jamais défini mais massivement utilisé dans les médias ? Tel était l'enjeu du colloque qui s'est tenu le 5 février 2004 à Sciences po sous un titre éloquent : « Le "communautarisme" : vrai concept et faux problèmes ». Inutile de chercher la réponse dans le fameux Petit Robert, la dernière édition de ce dictionnaire de référence ne le définit pas. Comme le note Pierre-André Taguieff, loin d'être un concept scientifique, « le "communautarisme" est d'abord un mot qui dans le discours politique en France depuis une quinzaine d'années fonctionne ordinairement comme un opérateur d'illégitimation ». Le terme se caractérise donc par son sens péjoratif mais également par son équivocité liée au fait qu'on l'oppose tout autant au républicanisme qu'à la laïcité, au nationalisme, à l'universalisme ou à l'individualisme. Le communautarisme de manière vague incarnerait une menace constante pesant sur l'unité de la nation, sur la République et les droits de l'homme. Plus précisément, selon P.-A. Taguieff, « le communautarisme est défini par ses critiques comme un projet sociopolitique visant à soumettre les membres d'un groupe défini aux normes supposées propres à ce groupe, à telle communauté, bref à contrôler les opinions, les croyances, les comportements de ceux qui appartiennent en principe à cette communauté ». Loin d'incarner le droit à la différence, le communautarisme renverrait donc plutôt à la tyrannie du groupe sur l'individu.

Un autre site, de veille, sur le communautarisme est à visiter également.

Alors, le communautarisme, un terme politique ?

CENDRA

Posté par CendraOnTheBlog à 16:23 - THEMES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 juin 2007

QUAND ON S'OCCUPERA DES VRAIS PROBLEMES...

des_icebergs_se_detachent_du_glacier_islandais_vatbDes icebergs se détachent du glacier islandais Vatnajokull, en juillet 2006
La calotte polaire fond et menace 40 % de la population du globe. En cette journée mondiale de l'environnement, le sujet est plus que jamais brûlant.

La banquise de l'Arctique a rétréci de 6 à 7% en hiver et de 10 à 12% en été au cours des 30 dernières années, indique le rapport présenté par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) à Tromsoe (nord de

la Norvège), à la veille de la Journée mondiale de l'environnement.

• (AFP/AFP/NASA/Archives - mardi 5 juin 2007, 8h03)image_satellite_de_la_nasa_montrant_la_concentratib

 

OSLO (AFP) - Porteuse de rares promesses et surtout de risques, la fonte des glaces sera le thème central de la Journée mondiale de l'environnement, traditionnellement célébrée le 5 juin.

La ville-hôte des principales manifestations sera cette année la cité norvégienne de Tromsoe, dans l'Arctique, une région qui se réchauffe deux fois plus vite que la planète.

"L’Arctique et l’Antarctique, étant les premiers à éprouver toute évolution thermique, forment le système d’alerte précoce de la Terre aux phénomènes climatiques", souligne le directeur du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), Achim Steiner.

A la fois cause --la glace réfléchit la chaleur alors que l'eau l'absorbe-- et conséquence du changement climatique, la disparition progressive des surfaces glacées et enneigées affecte déjà les 4 millions d'habitants de l'Arctique.

Pour cause de recul de la banquise sur laquelle ils chassent le phoque et l'ours polaire, les Inuits peinent à perpétuer leur mode de vie traditionnel.

Les accidents mortels dus à l'amenuisement de la couche de glace sont plus fréquents dans ces communautés du Grand Nord et les chasseurs troquent de plus en plus leurs chiens de traîneaux, qu'ils doivent parfois abattre faute de pouvoir les nourrir, pour des canots à moteur.

Espèce emblématique de l'Arctique, l'ours polaire est, lui, tout simplement menacé d'extinction dans les décennies à venir en raison de la disparition de son habitat.

Côté positif, le retrait de la banquise pourrait permettre l'ouverture de deux routes maritimes, plus courtes que les itinéraires actuels, entre les océans Atlantique et Pacifique le long du Canada et de la Russie. 

Il devrait aussi faciliter aussi l'accès aux gisements d'hydrocarbures de l'Arctique, qui recélerait un quart des réserves de pétrole et de gaz naturel restant dans le monde, selon l'US Geological Survey.

Mais la fonte des glaces se fera ressentir bien au-delà des seules régions polaires ou montagneuses.

"Ce qui arrive dans l’Arctique et l’Antarctique (...) nous concerne tous directement, que l’on soit un habitant du Bassin du Congo, de l’Outback australien, ou de la Chine rurale, ou même un citadin de Berlin, de New Delhi, de Rio de Janeiro ou de Washington", affirme M. Steiner.

Selon des chercheurs canadiens, la fonte de la calotte glaciaire du Groenland, seconde réserve d'eau douce de la planète après l'Antarctique, provoquerait une élévation de sept mètres des océans, lesquels engloutiraient des îles et des zones côtières, y compris des Etats du Pacifique.

La seule Indonésie pourrait perdre 2.000 îles d'ici 2030, selon son ministre de l'Environnement.

Un tel phénomène obligerait le déplacement de dizaines de millions de "réfugiés climatiques" auxquels s'ajouteraient par ailleurs des légions d'hommes et de femmes fuyant sécheresses et inondations liées au réchauffement de l'atmosphère.

Selon le Giec, la stabilisation des concentrations de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère permettrait de limiter à environ 2°C l'élévation du thermomètre et ne coûterait que 0,12% de PIB mondial.

Mais, malgré la proposition la semaine dernière par le président George W. Bush d'une "nouvelle initiative" pour la réduction des gaz à effet de serre, les Etats-Unis, principaux émetteurs actuels de CO2, rechignent toujours à prendre des engagements contraignants.

La question devrait être l'objet d'un nouveau bras de fer entre les Américains et leurs alliés occidentaux au sommet du G8 qui se tiendra au lendemain de la Journée de l'environnement, du 6 au 8 juin, à Heiligendamm en Allemagne.

Message :

Si la Terre ne devient plus habitable, au nom d'intérêts financiers, messiurs et mesdames, les politiciens... Plus de politique et plus d'électeurs. Et plus de combines. Et plus d'idéaux non plus. Plus rien.

 


Posté par CendraOnTheBlog à 12:21 - THEMES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

31 mai 2007

DE QUOI EST NE LE SOCIALISME ?

ça ferait pas de mal de l'écouter...

MAI 1929
Blum

Discours_Blum

Posté par CendraOnTheBlog à 21:49 - THEMES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 mai 2007

LA GENTILLESSE

mains2

La gentillesse
« Agis avec gentillesse, mais n'attends pas de la reconnaissance. »
Confucius

« La gentillesse est la noblesse de l'intelligence. »
Jacques Weber

« La gentillesse est la forme la plus aboutie et la plus efficace de la malice. »
Serge Uzzan

« La gentillesse est le langage qu'un sourd peut entendre et qu'un aveugle peut voir. »
Mark Twain

« Une certaine qualité de gentillesse est toujours signe de trahison. »
François Mauriac                                                                                                                                             
« La gentillesse, c'est de l'amour donné par petites bouffées. »
Anonyme
                                                                                        

« Je peux me défendre contre la méchanceté; je ne peux pas me défendre contre la gentillesse. »                      
Francis Blanche

« ... la principale caractéristique de la gentillesse désintéressée est d'être méconnaissable, inconnaissable, invisible, insoupçonnable - car un bienfait qui dit son nom n'est jamais désintéressé. »
Amélie Nothomb

« J'admire la gentillesse qui a pour origine la gentillesse ou l'amour. Mais connaissez-vous beaucoup de gens qui la pratiquent, cette gentillesse-là? Dans l'immense majorité des cas, quand les humains sont gentils, c'est pour qu'on leur fiche la paix. »
Amélie Nothomb

La gentillesse, elle a différentes couleurs, elle a différentes origines, et selon, elle aura différents objectifs. Ou elle n'en aura pas. La gentillesse, elle doit être naturelle, elle doit venir comme ça, sans aucune réflexion. Elle est un don.
Elle n'a pas d'objectif, sinon de donner un peu de bonheur. Elle ne s'apprend pas. Elle ne se force pas. La gentillesse, c'est l'amour des autres. La vraie gentillesse. La profonde gentillesse.

"Le bruit ne fait pas de bien, et le bien ne fait pas de bruit."
Saint-François de Sales

Il vaut mieux aller plus loin avec quelqu'un que nulle part avec tout le monde.
Pierre Bourgault

Posté par CendraOnTheBlog à 19:51 - THEMES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 mai 2007

PRESIDENTS ET PHOTOS OFFICIELLES

FAITES VOTRE CHOIX !

DeGaulle

Le portrait officiel de Charles de Gaulle, président de 1959 à 1969

Poher
Le portrait officiel d'Alain Poher, président par intérim du 28/4 au 20/6/1969 et du 2/4 au 19/5/1974

cover_pompidou_portrait_officiel

Le portrait officiel de Georges Pompidou, président de 1969 à 1974

Giscard1974

Le portrait officiel de Valéry Giscard d'Estaing, président de 1974 à 1981

Mitterrand_4_2

Le portrait officiel de François Mitterrand, président de 1981 à 1995

Chirac_official2

Le portrait officiel de Jacques Chirac, président de 1995 à 2007

 file_255613_53189

Vous aurez facilement trouvé quel est mon choix... Voici la photo officielle... Sorry...

MitterrandPresident

Téléchargez les commentaires d'Olivier Roller sur la photo officielle de Nicolas Sarkozy :
OlivierRoller
HaloSarko
Juste une petite remarque que j'aimerais ajouter... si on regarde bien, la photo est relativement sombre, et forme comme un halo. regardez bien, c'est comme si on regardait au travers d'une lunette. Egalement, l'oeil gauche montre une détermination grande mais quand je regarde son expression, elle ne me semble pas bienveillante du tout. Le costume est "à chier", il le grossit. les livres servent plus de décorum que vrai outil de culture.
bref, l'expression  globale que m'inspire cette photographie est  l'inquiétude qu'elle éveille en moi... Couleur sombre et dominance  de tons ocres et rouge sombre... C'est ce halo qui m'inquiète également.

Si on regarde la photo de François Mitterrand,  le regard se veut plus rassurant, ferme mais rassurant. Avec cette lumière d'intelligence qui brille  également. On retrouve aussi l'oeil gauche légèrement plus fermé et déterminé. Mais l'expression du visage est plus sereine que celui de Nicolas Sarkozy, plus "nerveuse".

Ne rigolez pas, la photographie de Jacques Chirac, est un bon résumé de ses mandats...

Posté par CendraOnTheBlog à 22:46 - THEMES - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

RACISME GRANDISSANT

PopulationMetissage

Islamophobie et antisémitisme progresseraient en Europe

STRASBOURG (Reuters) - La Commission européenne contre le racisme et l'intolérance (Ecri) s'inquiète, dans son rapport d'activité pour 2006, de "l'intensification du climat d'hostilité" envers les musulmans et de l'antisémitisme "de plus en plus répandu dans de nombreux pays européens".

"La situation d'ensemble concernant les formes contemporaines de racisme et de discrimination raciale est complexe et inquiétante", précise le rapport publié à Strasbourg.

Le racisme contre les roms et contre les noirs constituent également des sujets persistants de préoccupation pour cette commission qui est chargée de surveiller et de combattre les phénomènes racistes au niveau des 47 Etats membres du Conseil de l'Europe.

Tout en insistant sur la nécessité de connaître les spécificités de chaque type de racisme, elle met en garde contre le danger d'une "fragmentation" de la lutte contre le racisme et prône une approche commune et une stratégie "globale, collective et solidaire".

L'Ecri, qui réunit des experts des 47 pays membres, a établi des rapports sur neuf pays au cours de l'année écoulée.

Elle voit un lien entre le climat d'intolérance qui se développe dans certaines opinions publiques et "l'utilisation d'arguments racistes et xénophobes dans le discours politique".

"Les discours xénophobes vivent leurs beaux jours dans les pays où le passage à une société multiculturelle suscite des peurs qui rencontrent un écho, dans un contexte de crise économique et de mondialisation posant, pour beaucoup de citoyens, la question de l'identité nationale", précise la commission.


Bien sûr, là, on retrouve une grande partie de l'artillerie utilisée par Nicolas Sarkozy. C'était un feu si facile à allumer ! Tout n'est pas bon, tout n'est pas mauvais. Mais sa méthode oui ! Les "gratteurs", les "glandeurs", les "profiteurs", ils n'ont pas de couleur... Même si je fais partie des gens qui n'aiment pas voir ceux qui font la manche "en bande" ou ceux dont vous savez pertinemment bien qu'ils ne manquent de rien, ou qu'ils ne veulent pas travailler, je ne suis pas une adepte du "tout dehors" non plus.  Je parle de thème-là car le racisme en fait partie. Pour ceux qui travaillent, il est plutôt rageant de voir que d'autres qui ne font rien, gagnent plus que vous !

Ensuite, vient également la peur de l'autre. De ce qui est différent. Et ça nous dérange quelque part. Je ne vais pas faire leur éloge, loin de là mais il faut d'abord accepter nos différences.

Par contre, je ne tolère aucune intrusion dans ma "sphère", c'est-à-dire dans mes convictions, ma foi, et je dois l'avouer que parfois, ce n'est pas toujours évident. Il y a une différence entre parler, et essayer de convaincre...  Je ne raconte que ce que j'ai vécu.

Je suis sortie avec un rosicrucien, et j'avais l'impression d'un bourrage crâne... Je n'ai pas tardé à fuir !

Le "problème", si on peut appeler cela ainsi, réside dans l'ostentation. l'ostentation dans la "couleur", l'ostentation dans la pratique religieuse. La langue. Ou la manière des gens de la pratiquer.

Entendez-vous régulièrement quelqu'un réciter une prière ? Moi oui ! Il faut dire que j'habite côté cour, et on entend tout ! Jusqu'à la crise d'hystérie d'une femme qui craque de temps en temps, jusqu'aux conversations de mes voisines, jusqu'à la prière hébraïque d'un voisin un peu plus loin. Et moi de temps en temps avec ma musique, ou quand je "pique une colère" contre mon mari... On doit m'entendre...

Pour la prière, je me suis dit dernièrement "Tolérance..." mais je n'aime pas trop cette ostentation... Mais il commence à faire chaud et donc les fenêtres sont grandes ouvertes ! Je suis plus tolérante vis à vis de sa prière que quand il décide de mettre sa musique orientale assez fort en claquant fortement des mains...

Tout réside dans le respect, mais cela devient une denrée rare...

Bref, peut-être est-il utile de remettre sur le tapis l'identité nationale, mais qu'est-ce que cela veut dire exactement ? Il ne faut pas qu'elle soit exacerbée, elle doit réunir des valeurs communes, comme la tolérance.

Je suis française, je suis fière de l'être, je suis blanche, il en est ainsi! mais j'aime découvrir les autres s'ils aiment découvrir ce que je suis également.

Cela s'appelle l'échange.


Posté par CendraOnTheBlog à 16:07 - THEMES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 mai 2007

QUAND ON PARLAIT MEDIAS ET LIBERTE

sollyC'est-y- pas beau la liberté d'expression ? Quand on parlait pouvoir, grands groupes financiers, et tout, et tout ... En voici un bel exemple...

Le directeur adjoint de campagne de Nicolas Sarkozy rejoint la direction de TF1

LEMONDE.FR avec AFP | 22.05.07 | 18h47  •  Mis à jour le 22.05.07 | 19h10

On l'annonçait chez Bouygues. La semaine passée, la rumeur, plus précise, évoquait TF1, joyau du groupe. Mardi 22 mai, Bouygues a confirmé, dans un communiqué, l'arrivée de Laurent Solly, ancien directeur de campagne adjoint de Nicolas Sarkozy, à la direction générale de la chaîne privée.

M. Solly rejoindra le groupe "à compter de 23 mai", où il effectuera "un parcours d'intégration". Ensuite seulement, "en temps voulu", précise Bouygues, cet inspecteur des finances prendra ses fonctions définitives de directeur général adjoint de TF1 –  "en accord avec Martin Bouygues et Non ce Paolini", qui a été officiellement nommé directeur général de la chaîne mardi. Des sources proches du dossier estiment que la nomination de M. Solly à TF1 sera effective dès la deuxième quinzaine de juin.

 

"RELENT BERLUSCONIEN"

Premier à réagir, le PCF a évoqué une "présidence totalement décomplexée au fort relent berlusconien" qui "se fixe comme objectif, facilité par la concentration des groupes de communication, d'anesthésier l'opinion publique en contrôlant les grands moyens d'information", indique le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, dans un communiqué. "La toile du président de la République  ne se tisse plus dans l'ombre, son réseau notamment au sein de grands moyens d'information se construit désormais au grand jour", souligne-t-il.

Posté par CendraOnTheBlog à 11:31 - THEMES - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

CARTE SCOLAIRE

ministre_de_l_education_xavier_darcos_avec_un_eb

Xavier Darcos affiche l'ouverture face aux syndicats de l'éducation

PARIS (AP) - Le nouveau ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, a entamé mardi après-midi une série de rencontres avec les syndicats de l'éducation. Le ministre s'est dit ouvert au dialogue, tout en rappelant qu'il était favorable à la "suppression progressive" de la carte scolaire.

M. Darcos, qui a reçu en fin d'après-midi la Fédération syndicale unitaire (FSU, premier syndicat de l'éducation) comme premier interlocuteur, a expliqué à la fin de cette rencontre que des "solutions" pourraient être trouvées concernant le décret allongeant le temps de travail et modifiant les conditions d'exercice des enseignants, rejetant toutefois pour l'heure une abrogation pure et simple.

"J'ai le sentiment d'une écoute. Mais après mon premier contact avec Gilles de Robien, j'étais aussi assez content de l'écoute, donc je me méfie", a déclaré Gérard Aschieri, le secrétaire général de la FSU , après une heure de discussion  avec le nouveau ministre. "Je souhaite que non seulement on ait été écoutés, mais aussi entendus".

M. Aschieri a rappelé les revendications prioritaires des syndicats d'enseignants, dont l'abrogation du décret pris par le prédécesseur de Xavier Darcos, Gilles de Robien, ou encore le rétablissement des moyens supprimés pour la rentrée prochaine. "Nous n'avons pour l'instant pas de réponse précise, pas d'engagement ferme sur tous ces problèmes", a expliqué M. Aschieri.

Sur la question de la carte scolaire, le secrétaire général de la FSU s'est dit "contre la suppression, mais pour un redécoupage pour assurer plus de mixité sociale". "Sur la carte scolaire, nous avons avancé puisque tout le monde  est d'accord pour dire que le système n'est pas juste", a assuré de son coté M. Darcos après son entretien avec le principal syndicat de l'éducation. Il a rappelé qu'il était pour "assouplir petit à petit la carte scolaire afin d'aboutir à sa disparition".

Quant à la revendication d'abrogation du décret Robien, Xavier Darcos a dit qu'il ne voulait pas "jeter tout du jour au lendemain", tout en laissant une ouverture: "sur les heures de décharge, nous allons sûrement trouver une solution".

Le ministre devait recevoir en début de soirée le Syndicat national autonome des lycées et collèges (SNALC, classé à droite), puis le SGEN-CFDT mercredi après-midi. Les rencontres doivent se poursuivre jusqu'à la fin de la semaine prochaine.

Le Syndicat national des enseignements du second degré (SNES, membre de la FSU) ainsi que l'UNSA-Education appellent à une journée de manifestations et de rassemblements un peu partout en France mercredi, sur la base des revendications portées par les syndicats afin de "maintenir la pression" et "d'interpeller" le nouveau ministre. AP

Supprimer la carte scolaire ? Mines dubitatives dans un collège difficile

Par Philomène BOUILLON

ASNIERES (AFP) - L'assouplissement de la carte scolaire et à terme sa suppression n'emballent guère l'équipe éducative du collège sensible Malraux d'Asnières (Hauts-de-Seine), et ce malgré les arguments appuyés du nouveau ministre de l'Education, Xavier Darcos, qui leur a rendu visite mardi.

Pour sa première sortie dans un établissement, Xavier Darcos a choisi le collège André-Malraux, où son prédécesseur, Gilles de Robien, s'était rendu il y a juste un an pour vanter les mérites du nouveau label +Ambition réussite+. Ce nouveau système remplace celui des collèges Zep les plus difficiles en France, en attribuant davantage de moyens à ceux qui en ont le plus besoin.

Aujourd'hui, le collège Malraux commence tout juste à sortir la tête hors de l'eau, alors qu'avant de devenir "Ambition réussite" il cumulait les handicaps. En septembre 2006, il a été doté de deux enseignants référents supplémentaires et de six assistants pédagogiques en plus pour aider les élèves.

En 2002 ce gros collège accueillait plus de 1.000 élèves contre environ 860 aujourd'hui. En cinq ans il a aussi vu sa situation s'améliorer grâce à l'implication du principal, Nicolas Renard - qui dirige par ailleurs l'observatoires des zones prioritaires (OZP) -, et celle d'une équipe de jeunes enseignants très motivés.

Reste que malgré ces efforts, l'établissement continue de souffrir du contournement de la carte scolaire: "La situation s'est nettement améliorée mais il y a toujours beaucoup de familles qui envoient leurs enfants vers le privé", déplore le principal. Du coup, 70% des élèves de Malraux sont issus de milieux défavorisés et proviennent de la cité sensible voisine des Mourinoux.

"Il faut parler de ce qui réussit pour élargir et généraliser", les a félicités mardi Xavier Darcos.

Pour le ministre, "le ciblage (des moyens) doit se faire à partir des établissements et non plus à partir des zones qu'on ne sait plus évaluer".

"Est-ce qu'elle est juste (actuellement) la carte scolaire ?", s'est encore interrogé le ministre: il a fait valoir que la carte scolaire peut devenir injuste "si on n'arrive pas à assurer la mixité scolaire et si les parents ne peuvent pas discuter avec les enseignants".

"Ici les élèves sont difficiles", témoignent Virginie et Elsa, deux jeunes professeurs de français, qui ont des classes de 27 élèves en moyenne. "Pour un établissement prioritaire c'est beaucoup!" ajoutent-elles.

"Donc par exemple, ici, si la carte scolaire est supprimée, ce sera problématique" précise Virginie, car "même une famille en difficulté voudra le meilleur pour son enfant et on doute qu'une famille à problèmes obtienne une place dans le collège de son choix car les dossiers des meilleurs élèves seront prioritaires".

"En effet, ici la suppression de la carte scolaire poserait des problèmes", ajoute le principal qui se bat chaque jour pour rendre son collège attractif.

Je commenterai plus tard

Posté par CendraOnTheBlog à 11:05 - THEMES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 mai 2007

MEDIAS, FINANCEMENT ET INFLUENCES

journal550

Article du 28 avril 2007

Les méfaits de la concentration des groupes de presse se font en effet de plus en plus sentir. Vous ne le savez peut être pas, mais en achetant Le Figaro et TV Magazine, vous achetez à un seul et même groupe: SOC Presse. Si vous achetez Le Bien Public (quotidien de Côte d'Or) et le Dauphiné Libéré (son équivalent en Isère), vous donnez de l'argent à l'Est Républicain. Si vous êtes plutôt Muze ou La Croix, c'est Bayard que vous rémunérez.

(…)

Cette concentration signe tout simplement l'arrêt de mort de la presse indépendante, la fin de la pluralité, le premier pas vers une sorte de pensée médiatique unique.

(…)

Le monde de l'information est dominé par l'argent.
Que l'on ne s'étonne pas avec une presse régionale de si mauvaise qualité et une presse nationale formatée, que les ventes soient en chute libre... et que le cercle vicieux continue. Un journal en difficulté ? Il se fait immédiatement racheter par un autre groupe de presse, plus puissant, qui au besoin le transformera, négligeant son passé et sa vocation (exemple de France Soir).

Mais ce n'est pas le plus grave. Le problème majeur est que ces grands groupes de presse appartiennent eux mêmes à de grands groupes financiers, qui détiennent les plus grandes entreprises françaises. Bouygues par exemple, détient une des majeures entreprises de construction françaises, a une branche puissante dans l'immobilier, dans la construction de routes (Colas), la communication (eh oui, TF1, c'est eux !) et les télécommunications. Lagardère détient, outre 14,95% d'EADS, le groupe Hachette. Dassaut, spécialiste de l'aéronautique a racheté il y a peu SOC Presse... Et j'en passe.
Ces grands groupes, qui sont de moins et moins mais grossissent de plus en plus détiennent une immense partie du pouvoir économique, financier et médiatique de la France.
Quelle indépendance pour la politique et l'Etat dans ce contexte?


Monsieur Chevènement de passage sur I télé le 24 Avril a déclaré :

« Il faut juger sur les faits. Monsieur Sarkozy a des liens très étroits avec les grandes familles qui détiennent le pouvoir économique et médiatique en France. Je ne révèle de secret à personne en disant que Monsieur Bouygues est le parrain de son fils, que Monsieur Lagardère a dit qu'il était pour lui plus qu'un frère et que Monsieur Dassault a déclaré que c'était le fils qu'il aurait aimé avoir. Cela illustre quand même une extraordinaire connection entre ces milieux d'affaire (qui tiennent par ailleurs les médias) et Monsieur Sarkozy. Donc si Monsieur Sarkozy était élu, et ce n'est pas une attaque contre sa personne, cela représenterait, étant donné ses fréquentations, une formidable concentration des pouvoirs économiques, financiers, politiques et médiatiques. »

Source : http://www.no-sarko.fr/index.php/2007/04/28/9-monsieur-sarkozy-et-la-presse

Article de Mars 2007

(…)

L’indépendance en question.
Dans son premier livre L’Édition sans éditeurs, publié en 1999, André Schiffrin revient sur ses trente années d’éditeur chez Pantheon Books. Rappelant l’importance du métier d’éditeur dans la vie intellectuelle, il dresse un sombre tableau des rapports entre culture et libéralisme économique mais rappelle qu’il est toujours possible de travailler autrement. L’avertissement s’appuie sur la situation catastrophique de l’édition et de la librairie aux États-Unis et il résonne d’autant plus fortement après les grandes manœuvres commerciales et la concentration financière dont l’édition française a été le théâtre ces dernières années.
Les méfaits de la concentration éditoriale sur la vie intellectuelle française sont au cœur du deuxième ouvrage d’André Schiffrin Le Contrôle de la parole, paru en 2005, qui décortique les liens entre la presse et l’édition et dénonce la censure des marchés. S’il note avec inquiétude que ce sont des marchands d’armes (Lagardère et Dassault) qui contrôlent plus de 70 % des journaux et des magazines, il analyse le rachat en octobre 2002 de Vivendi Universal Publishing par Hachette (filiale du groupe Lagardère) qui permettait à ce dernier de réunir sous sa coupe 80 % du livre de poche, 80 % de l’édition scolaire et 70 % de la distribution de livres…
L’auteur interrogé en 2005 par le journal Politis remarque que “si l’opposition à la fusion Hachette-Vivendi par trois éditeurs indépendants Gallimard, Le Seuil et La Martinière qui se sont retournés vers Bruxelles fut couronnée de succès (Hachette a dû revendre 65 % de l’ancien VUP rebaptisé Éditis, tombés ensuite dans l’escarcelle du groupe de Wendel, du baron Seillière…), Hervé de la Martinière et Claude Cherki, alors PDG du Seuil, en ont profité pour conclure un curieux marché : le rachat du Seuil par La Martinière, petite maison d’édition mais rouage “dans un bien plus vaste mécanisme” d’investisseurs dont les espoirs de rentabilité risquent de peser très fort. Il souligne aussi qu’aucun des trois éditeurs indépendants” n’a proposé d’alternative véritable, tandis que les voix discordantes contre ces nouvelles concentrations se faisaient rares”.

(…)

Source : http://www.livre-paca.org/index.php?pg=dazibao&article=796

Pourquoi mettre en exergue un tel sujet ? Parce qu'il est devenu tellement important de nos jours, qu'il me semble impossible de l'éviter.  Comment savoir si l'on est informé, désinformé, ou mal informé . Une seule réponse rapide et facile : ne pas lire de journaux, de magazines, ne pas regarder la télévision, et aussi, bien oui, ne pas lire sur Internet ! Que faites-vous encore là ? Ah ! Vous n'y êtes plus ? D'accord. Je continue quand même...

Les médias mettront en évidence certains points positifs ou négatifs, utiliseront des mots choisis selon l'impact voulu, vous montreront les photos qui feront la différence, omettront des informations... Comment être sûr que ce qui est écrit, même si c'est vrai, car vérifiable, à grand impact, il faut quand même faire attention... Zut, un blog, c'est public... J'efface et je reviens... Donc, comment être sûr que les mots transcrivent les actes réels ou bien qu'ils ne soient pas entrelacés de manière à révéler un tout autre visage que celui exposé ?

Les seuls moyens pour se tenir vraiment informé, c'est tout d'abord, avoir un fort sens critique, des idées, et plusieurs sources... le problème commence à se dessiner : les sources ne sont plus si différentes. Je ne vais pas réécrire les articles ci-dessus. Et ça, tout le monde le sait, enfin, j'espère... Mais il y a tant de choses que l'on ne sait pas ! Même moi, zut !

Un conglomérat de grands groupes financiers qui tiennent partie de la presse, des rachats, des "sympathisants" de telle ou telle personnalité... ou élus...

Il va devenir de plus en plus dur de se tenir réellement informé. De faire la part du vrai, et, parmi la part du vrai, faire le tri de l'essentiel et surtout éveiller son esprit critique. Les mots, on peut tellement jouer avec. C'est ce que m'a appris la poésie au moins !

Bien sûr, ce que je dis, ce n'est pas la Bible, et, de toutes façons, même les Livres Saints sont sujets à de mauvaises interprétations car emplis de paraboles...

Alors !

Posté par CendraOnTheBlog à 13:08 - THEMES - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 mai 2007

Le militantisme

logo

Qu’est-ce qu’être militant d’un parti aujourd’hui ?

Il faut tout d’abord distinguer les militants des adhérents. Les adhérents sont des personnes affiliées à un parti politique, car elles possèdent leur carte du parti après avoir payé une cotisation, généralement d’un faible montant. Le militant est un adhérent actif. Ce qui signifie qu’il accepte de faire bénévolement un travail de terrain et de participer à la vie du parti.

Cette activité de militant est variée. Il peut s’agir :

  • de participer aux réunions habituelles du parti, de manière à débattre de ses orientations, de la stratégie électorale à adopter lors d’une élection locale ou des grands débats nationaux du moment ;
  • de faire connaître les positions du parti par la distribution de tracts dans la rue, sur les marchés ou par la vente d’un journal (ex : traditionnellement les militants du Parti communiste vendaient le dimanche matin "L’Humanité Dimanche") ;
  • de participer aux activités plus nombreuses lors des campagnes électorales (collage d’affiches, organisation de meetings...).

 Enfin, il faut signaler aujourd’hui une certaine crise du militantisme. Les partis ont du mal à recruter de nouveaux adhérents. On estime à environ 450 000 le nombre d’adhérents tout partis confondus, soit 1 % de la population adulte. Les formations les plus importantes, PS, UMP et PCF, comptent chacune un peu plus de 130 000 adhérents dont très peu sont de véritables militants actifs . Cette situation est liée, de manière plus générale, à une crise de l’action collective car elle touche aussi les syndicats. Toutefois, il convient de nuancer cette affirmation, dès lors que, mis à part le cas du Parti communiste (près d’un million d’adhérents en 1945, environ 600 000 en 1975) , la France n’a jamais été, à l’exception de brèves périodes (Front populaire, Libération, mai 1968), un pays de fort militantisme partisan.

En fait de crise d'adhésions, cela vient peut-être du fait que  les français aiment  la liberté ! Je trouve cela dommage pour le syndicalisme. Une forme peut-être , ou sûrement! nécessaire pour la défense des salariés !

Posté par CendraOnTheBlog à 23:34 - THEMES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3   Page suivante »