06 juin 2007
COMMUNAUTARISME
COMMUNAUTARISME, un terme à la française...
On entend de plus en plus, durant cette période électorale, de communautés. Mais qu'entend-on par ce terme ?
Glané sur un blog :
"Nous avons évoqué
l'insertion de la communauté camerounaise ici à Nice, goûté toutes les
spécialités possibles, et écouté les rythmes de musique. Le fait que je sois le
seul élu présent illustre précisément le manque de reconnaissance des
institutionnels vis à vis d'une communauté, qui adore le foot, mais qui ne
demande aussi qu'à enrichir notre patrimoine culturel local de ses
spécificités."
Les termes utilisés semblent avoir été "précautionneusement" choisis... Spécialités, rythmes de musique (???), spécificités... Outre spécialités qui me semble approprié, pourquoi ne pas parler de musique, tout simplement, et les spécificités qui ne sont pas si spécifiques pour... la communauté en question ! Ce que j'entends par là, c'est que le jour où l'on emploiera plus ces termes, que ces "communautés" seront vraiment intégrées.
Mais qu'est-ce que le communautarisme ? Si l'on se réfère à la définition de Wikipedia :
Communautarisme peut
s'entendre comme :
- le communautarisme identitaire, qui préconise la coexistence séparée des différentes communautés ethniques sur un même territoire;
- le communautarisme de lieux de vie, mode de vie lié à une organisation locale choisie
comme rejet de la société industrielle.
- le communautarisme social, qui constitue une segmentation de la population d'une nation
(organisation sociale);
- le communautarisme religieux
- le communautarisme européen, qui s'oppose au souverainisme, ainsi au Parlement Européen où les députés dits souverainistes s'opposent au députés dits communautaristes, qui soutiennent la création de la communauté européenne.
- Il existe une confusion profonde dans la transposition de l'anglais communitarianism dans le français communautarisme. L'expression anglaise renvoie à un courant bien connu animé en particulier par Amitai Etzioni et qui met en avant le primat de la communauté (globale) sur les individus qui la composent. Ce courant veut dès lors contre-balancer les droits individuels par des devoirs envers la collectivité. Il ne doit en aucun cas être confondu avec le "communautarisme ethnique" présent dans le débat politique francophone.
Il est intéressant de lire cet article également :
Communautarisme, une notion
équivoque
CATHERINE HALPERN
Faut-il avoir peur des communautés et de leurs revendications ? Un colloque tenu à Sciences po a tenté d'éclaircir la notion de communautarisme, dont l'ambiguïté nourrit aujourd'hui bien des interrogations.
Les débats qui agitent
aujourd'hui la France autour de la question du voile et de la laïcité font sans
cesse référence au « communautarisme ». Mais que cache ce terme jamais défini
mais massivement utilisé dans les médias ? Tel était l'enjeu du colloque qui
s'est tenu le 5 février 2004 à Sciences po sous un titre éloquent : « Le
"communautarisme" : vrai concept et faux problèmes ». Inutile de
chercher la réponse dans le fameux Petit Robert, la dernière édition de
ce dictionnaire de référence ne le définit pas. Comme le note Pierre-André
Taguieff, loin d'être un concept scientifique, « le
"communautarisme" est d'abord un mot qui dans le discours politique
en France depuis une quinzaine d'années fonctionne ordinairement comme un
opérateur d'illégitimation ». Le terme se caractérise donc par son sens
péjoratif mais également par son équivocité liée au fait qu'on l'oppose tout
autant au républicanisme qu'à la laïcité, au nationalisme, à l'universalisme ou
à l'individualisme. Le communautarisme de manière vague incarnerait une menace
constante pesant sur l'unité de la nation, sur la République et les droits de
l'homme. Plus précisément, selon P.-A. Taguieff, « le communautarisme est
défini par ses critiques comme un projet sociopolitique visant à soumettre les
membres d'un groupe défini aux normes supposées propres à ce groupe, à telle
communauté, bref à contrôler les opinions, les croyances, les comportements de
ceux qui appartiennent en principe à cette communauté ». Loin d'incarner le
droit à la différence, le communautarisme renverrait donc plutôt à la tyrannie
du groupe sur l'individu.
Un autre site, de veille, sur le communautarisme est à visiter également.
Alors, le communautarisme, un terme politique ?
CENDRA
05 juin 2007
QUAND ON S'OCCUPERA DES VRAIS PROBLEMES...
Des icebergs se détachent du glacier islandais Vatnajokull, en juillet 2006
La calotte polaire fond et menace 40 % de la population du globe. En
cette journée mondiale de l'environnement, le sujet est plus que jamais
brûlant.
La banquise
de l'Arctique a rétréci de 6 à 7% en hiver et de 10 à 12% en été au cours des
30 dernières années, indique le rapport présenté par le Programme des Nations
unies pour l'environnement (PNUE) à Tromsoe (nord de la Norvège), à la veille de la Journée mondiale de
l'environnement.
OSLO (AFP) - Porteuse de
rares promesses et surtout de risques, la fonte des glaces sera le thème
central de la Journée
mondiale de l'environnement, traditionnellement célébrée le 5 juin.
La ville-hôte des principales manifestations sera cette année la cité norvégienne de Tromsoe, dans l'Arctique, une région qui se réchauffe deux fois plus vite que la planète.
"L’Arctique et
l’Antarctique, étant les premiers à éprouver toute évolution thermique, forment
le système d’alerte précoce de la
Terre aux phénomènes climatiques", souligne le directeur
du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), Achim Steiner.
A la fois
cause --la glace réfléchit la chaleur alors que l'eau l'absorbe-- et
conséquence du changement climatique, la disparition progressive des surfaces
glacées et enneigées affecte déjà les 4 millions d'habitants de l'Arctique.
Pour cause
de recul de la banquise sur laquelle ils chassent le phoque et l'ours polaire,
les Inuits peinent à perpétuer leur mode de vie traditionnel.
Les
accidents mortels dus à l'amenuisement de la couche de glace sont plus
fréquents dans ces communautés du Grand Nord et les chasseurs troquent de plus
en plus leurs chiens de traîneaux, qu'ils doivent parfois abattre faute de
pouvoir les nourrir, pour des canots à moteur.
Espèce
emblématique de l'Arctique, l'ours polaire est, lui, tout simplement menacé
d'extinction dans les décennies à venir en raison de la disparition de son
habitat.
Côté
positif, le retrait de la banquise pourrait permettre l'ouverture de deux
routes maritimes, plus courtes que les itinéraires actuels, entre les océans
Atlantique et Pacifique le long du Canada et de la Russie.
Il devrait
aussi faciliter aussi l'accès aux gisements d'hydrocarbures de l'Arctique, qui
recélerait un quart des réserves de pétrole et de gaz naturel restant dans le
monde, selon l'US Geological Survey.
Mais la
fonte des glaces se fera ressentir bien au-delà des seules régions polaires ou
montagneuses.
"Ce
qui arrive dans l’Arctique et l’Antarctique (...) nous concerne tous
directement, que l’on soit un habitant du Bassin du Congo, de l’Outback
australien, ou de la Chine
rurale, ou même un citadin de Berlin, de New Delhi, de Rio de Janeiro ou de
Washington", affirme M. Steiner.
Selon des
chercheurs canadiens, la fonte de la calotte glaciaire du Groenland, seconde
réserve d'eau douce de la planète après l'Antarctique, provoquerait une
élévation de sept mètres des océans, lesquels engloutiraient des îles et des
zones côtières, y compris des Etats du Pacifique.
La seule Indonésie
pourrait perdre 2.000 îles d'ici 2030, selon son ministre de l'Environnement.
Un tel
phénomène obligerait le déplacement de dizaines de millions de "réfugiés
climatiques" auxquels s'ajouteraient par ailleurs des légions d'hommes et
de femmes fuyant sécheresses et inondations liées au réchauffement de
l'atmosphère.
Selon le
Giec, la stabilisation des concentrations de dioxyde de carbone (CO2) dans
l'atmosphère permettrait de limiter à environ 2°C l'élévation du thermomètre
et ne coûterait que 0,12% de PIB mondial.
Mais,
malgré la proposition la semaine dernière par le président George W. Bush d'une
"nouvelle initiative" pour la réduction des gaz à effet de serre, les
Etats-Unis, principaux émetteurs actuels de CO2, rechignent toujours à prendre
des engagements contraignants.
La question devrait être l'objet d'un nouveau bras de fer entre les Américains et leurs alliés occidentaux au sommet du G8 qui se tiendra au lendemain de la Journée de l'environnement, du 6 au 8 juin, à Heiligendamm en Allemagne.
Message :
Si la Terre ne devient plus habitable, au nom d'intérêts financiers, messiurs et mesdames, les politiciens... Plus de politique et plus d'électeurs. Et plus de combines. Et plus d'idéaux non plus. Plus rien.
31 mai 2007
DE QUOI EST NE LE SOCIALISME ?
ça ferait pas de mal de l'écouter...
MAI 1929
Discours_Blum
25 mai 2007
LA GENTILLESSE
La gentillesse
« Agis avec gentillesse, mais
n'attends pas de la reconnaissance. »
Confucius
« La gentillesse est la
noblesse de l'intelligence. »
Jacques Weber
« La gentillesse est la forme
la plus aboutie et la plus efficace de la malice. »
Serge Uzzan
« La gentillesse est le
langage qu'un sourd peut entendre et qu'un aveugle peut voir. »
Mark Twain
« Une certaine qualité de
gentillesse est toujours signe de trahison. »
François Mauriac
« La gentillesse, c'est de
l'amour donné par petites bouffées. »
Anonyme
« Je
peux me défendre contre la méchanceté; je ne peux pas me défendre contre la
gentillesse. »
Francis
Blanche
« ...
la principale caractéristique de la gentillesse désintéressée est d'être
méconnaissable, inconnaissable, invisible, insoupçonnable - car un bienfait qui
dit son nom n'est jamais désintéressé. »
Amélie
Nothomb
« J'admire
la gentillesse qui a pour origine la gentillesse ou l'amour. Mais connaissez-vous
beaucoup de gens qui la pratiquent, cette gentillesse-là? Dans l'immense
majorité des cas, quand les humains sont gentils, c'est pour qu'on leur fiche
la paix. »
Amélie
Nothomb
La gentillesse, elle a différentes couleurs, elle a différentes origines, et selon, elle aura différents objectifs. Ou elle n'en aura pas. La gentillesse, elle doit être naturelle, elle doit venir comme ça, sans aucune réflexion. Elle est un don.
Elle n'a pas d'objectif, sinon de donner un peu de bonheur. Elle ne s'apprend pas. Elle ne se force pas. La gentillesse, c'est l'amour des autres. La vraie gentillesse. La profonde gentillesse.
"Le bruit ne fait pas de bien, et
le bien ne fait pas de bruit."
Saint-François de Sales
Il vaut mieux aller plus loin avec
quelqu'un que nulle part avec tout le monde.
Pierre Bourgault
24 mai 2007
PRESIDENTS ET PHOTOS OFFICIELLES
FAITES VOTRE CHOIX !
Le portrait officiel de Charles de Gaulle, président de 1959 à 1969
Le portrait officiel d'Alain Poher, président par intérim du 28/4 au 20/6/1969 et du 2/4 au 19/5/1974
Le portrait officiel de Georges Pompidou, président de 1969 à 1974
Le portrait officiel de Valéry Giscard d'Estaing, président de 1974 à 1981
Le portrait officiel de François Mitterrand, président de 1981 à 1995
Le portrait officiel de Jacques Chirac, président de 1995 à 2007
Vous aurez facilement trouvé quel est mon choix... Voici la photo officielle... Sorry...
Téléchargez les commentaires d'Olivier Roller sur la photo officielle de Nicolas Sarkozy :
OlivierRoller
Juste une petite remarque que j'aimerais ajouter... si on regarde bien, la photo est relativement sombre, et forme comme un halo. regardez bien, c'est comme si on regardait au travers d'une lunette. Egalement, l'oeil gauche montre une détermination grande mais quand je regarde son expression, elle ne me semble pas bienveillante du tout. Le costume est "à chier", il le grossit. les livres servent plus de décorum que vrai outil de culture.
bref, l'expression globale que m'inspire cette photographie est l'inquiétude qu'elle éveille en moi... Couleur sombre et dominance de tons ocres et rouge sombre... C'est ce halo qui m'inquiète également.
Si on regarde la photo de François Mitterrand, le regard se veut plus rassurant, ferme mais rassurant. Avec cette lumière d'intelligence qui brille également. On retrouve aussi l'oeil gauche légèrement plus fermé et déterminé. Mais l'expression du visage est plus sereine que celui de Nicolas Sarkozy, plus "nerveuse".
Ne rigolez pas, la photographie de Jacques Chirac, est un bon résumé de ses mandats...
RACISME GRANDISSANT
Islamophobie et antisémitisme progresseraient en Europe
STRASBOURG (Reuters) - La Commission
européenne contre le racisme et l'intolérance (Ecri) s'inquiète, dans son
rapport d'activité pour 2006, de "l'intensification du climat
d'hostilité" envers les musulmans et de l'antisémitisme "de plus en
plus répandu dans de nombreux pays européens".
"La situation d'ensemble
concernant les formes contemporaines de racisme et de discrimination raciale
est complexe et inquiétante", précise le rapport publié à Strasbourg.
Le racisme contre les roms et contre
les noirs constituent également des sujets persistants de préoccupation pour
cette commission qui est chargée de surveiller et de combattre les phénomènes
racistes au niveau des 47 Etats membres du Conseil de l'Europe.
Tout en insistant sur la nécessité
de connaître les spécificités de chaque type de racisme, elle met en garde
contre le danger d'une "fragmentation" de la lutte contre le racisme
et prône une approche commune et une stratégie "globale, collective et
solidaire".
L'Ecri, qui réunit des experts des
47 pays membres, a établi des rapports sur neuf pays au cours de l'année
écoulée.
Elle voit un lien entre le climat
d'intolérance qui se développe dans certaines opinions publiques et
"l'utilisation d'arguments racistes et xénophobes dans le discours
politique".
"Les discours xénophobes vivent leurs beaux jours dans les pays où le passage à une société multiculturelle suscite des peurs qui rencontrent un écho, dans un contexte de crise économique et de mondialisation posant, pour beaucoup de citoyens, la question de l'identité nationale", précise la commission.
Bien sûr, là, on retrouve une grande partie de l'artillerie utilisée par Nicolas Sarkozy. C'était un feu si facile à allumer ! Tout n'est pas bon, tout n'est pas mauvais. Mais sa méthode oui ! Les "gratteurs", les "glandeurs", les "profiteurs", ils n'ont pas de couleur... Même si je fais partie des gens qui n'aiment pas voir ceux qui font la manche "en bande" ou ceux dont vous savez pertinemment bien qu'ils ne manquent de rien, ou qu'ils ne veulent pas travailler, je ne suis pas une adepte du "tout dehors" non plus. Je parle de thème-là car le racisme en fait partie. Pour ceux qui travaillent, il est plutôt rageant de voir que d'autres qui ne font rien, gagnent plus que vous !
Ensuite, vient également la peur de l'autre. De ce qui est différent. Et ça nous dérange quelque part. Je ne vais pas faire leur éloge, loin de là mais il faut d'abord accepter nos différences.
Par contre, je ne tolère aucune intrusion dans ma "sphère", c'est-à-dire dans mes convictions, ma foi, et je dois l'avouer que parfois, ce n'est pas toujours évident. Il y a une différence entre parler, et essayer de convaincre... Je ne raconte que ce que j'ai vécu.
Je suis sortie avec un rosicrucien, et j'avais l'impression d'un bourrage crâne... Je n'ai pas tardé à fuir !
Le "problème", si on peut appeler cela ainsi, réside dans l'ostentation. l'ostentation dans la "couleur", l'ostentation dans la pratique religieuse. La langue. Ou la manière des gens de la pratiquer.
Entendez-vous régulièrement quelqu'un réciter une prière ? Moi oui ! Il faut dire que j'habite côté cour, et on entend tout ! Jusqu'à la crise d'hystérie d'une femme qui craque de temps en temps, jusqu'aux conversations de mes voisines, jusqu'à la prière hébraïque d'un voisin un peu plus loin. Et moi de temps en temps avec ma musique, ou quand je "pique une colère" contre mon mari... On doit m'entendre...
Pour la prière, je me suis dit dernièrement "Tolérance..." mais je n'aime pas trop cette ostentation... Mais il commence à faire chaud et donc les fenêtres sont grandes ouvertes ! Je suis plus tolérante vis à vis de sa prière que quand il décide de mettre sa musique orientale assez fort en claquant fortement des mains...
Tout réside dans le respect, mais cela devient une denrée rare...
Bref, peut-être est-il utile de remettre sur le tapis l'identité nationale, mais qu'est-ce que cela veut dire exactement ? Il ne faut pas qu'elle soit exacerbée, elle doit réunir des valeurs communes, comme la tolérance.
Je suis française, je suis fière de l'être, je suis blanche, il en est ainsi! mais j'aime découvrir les autres s'ils aiment découvrir ce que je suis également.
Cela s'appelle l'échange.
23 mai 2007
QUAND ON PARLAIT MEDIAS ET LIBERTE
C'est-y- pas beau la liberté d'expression ? Quand on parlait pouvoir, grands groupes financiers, et tout, et tout ... En voici un bel exemple...
Le directeur adjoint de campagne
de Nicolas Sarkozy rejoint la direction de TF1
LEMONDE.FR avec AFP | 22.05.07 |
18h47 • Mis à jour le 22.05.07 | 19h10
On l'annonçait chez Bouygues. La semaine passée, la
rumeur, plus précise, évoquait TF1, joyau du groupe. Mardi 22 mai, Bouygues a
confirmé, dans un communiqué, l'arrivée de Laurent Solly, ancien directeur de
campagne adjoint de Nicolas Sarkozy, à la direction générale de la chaîne
privée.
M. Solly rejoindra le groupe "à
compter de 23 mai", où il effectuera "un parcours
d'intégration". Ensuite seulement, "en temps voulu",
précise Bouygues, cet inspecteur des finances prendra ses fonctions définitives
de directeur général adjoint de TF1 – "en accord avec Martin
Bouygues et Non ce Paolini", qui a été officiellement nommé directeur
général de la chaîne mardi. Des sources proches du dossier estiment que la
nomination de M. Solly à TF1 sera effective dès la deuxième quinzaine de juin.
"RELENT BERLUSCONIEN"
Premier à réagir, le PCF a évoqué
une "présidence totalement décomplexée au fort relent
berlusconien" qui "se fixe comme objectif, facilité par la
concentration des groupes de communication, d'anesthésier l'opinion publique en
contrôlant les grands moyens d'information", indique le porte-parole
du PCF, Olivier Dartigolles, dans un communiqué. "La toile du président
de la République
CARTE SCOLAIRE
Xavier Darcos affiche l'ouverture face aux
syndicats de l'éducation
PARIS (AP) - Le nouveau ministre de l'Education
nationale, Xavier Darcos, a entamé mardi après-midi une série de rencontres
avec les syndicats de l'éducation. Le ministre s'est dit ouvert au dialogue,
tout en rappelant qu'il était favorable à la "suppression
progressive" de la carte scolaire.
M. Darcos, qui a reçu en fin d'après-midi la Fédération syndicale
unitaire (FSU, premier syndicat de l'éducation) comme premier interlocuteur, a
expliqué à la fin de cette rencontre que des "solutions" pourraient
être trouvées concernant le décret allongeant le temps de travail et modifiant
les conditions d'exercice des enseignants, rejetant toutefois pour l'heure une
abrogation pure et simple.
"J'ai le sentiment d'une écoute. Mais après
mon premier contact avec Gilles de Robien, j'étais aussi assez content de
l'écoute, donc je me méfie", a déclaré Gérard Aschieri, le secrétaire
général de la FSU ,
après une heure de discussion
M. Aschieri a rappelé les revendications
prioritaires des syndicats d'enseignants, dont l'abrogation du décret pris par
le prédécesseur de Xavier Darcos, Gilles de Robien, ou encore le rétablissement
des moyens supprimés pour la rentrée prochaine. "Nous n'avons pour
l'instant pas de réponse précise, pas d'engagement ferme sur tous ces
problèmes", a expliqué M. Aschieri.
Sur la question de la carte scolaire, le secrétaire
général de la FSU
s'est dit "contre la suppression, mais pour un redécoupage pour assurer
plus de mixité sociale". "Sur la carte scolaire, nous avons avancé
puisque tout le monde
Quant à la revendication d'abrogation du décret
Robien, Xavier Darcos a dit qu'il ne voulait pas "jeter tout du jour au
lendemain", tout en laissant une ouverture: "sur les heures de
décharge, nous allons sûrement trouver une solution".
Le ministre devait recevoir en début de soirée le
Syndicat national autonome des lycées et collèges (SNALC, classé à droite),
puis le SGEN-CFDT mercredi après-midi. Les rencontres doivent se poursuivre
jusqu'à la fin de la semaine prochaine.
Le Syndicat national des enseignements du second
degré (SNES, membre de la FSU)
ainsi que l'UNSA-Education
Supprimer la carte scolaire ? Mines dubitatives
dans un collège difficile
Par Philomène BOUILLON
ASNIERES (AFP) - L'assouplissement de la carte
scolaire et à terme sa suppression n'emballent guère l'équipe éducative du
collège sensible Malraux d'Asnières (Hauts-de-Seine), et ce malgré les
arguments appuyés du nouveau ministre de l'Education, Xavier Darcos, qui leur a
rendu visite mardi.
Pour sa première sortie dans un
établissement, Xavier Darcos a choisi le collège André-Malraux, où son
prédécesseur, Gilles de Robien, s'était rendu il y a juste un an pour vanter
les mérites du nouveau label +Ambition réussite+. Ce nouveau système remplace
celui des collèges Zep les plus difficiles en France, en attribuant davantage
de moyens à ceux qui en ont le plus besoin.
Aujourd'hui, le collège Malraux
commence tout juste à sortir la tête hors de l'eau, alors qu'avant de devenir
"Ambition réussite" il cumulait les handicaps. En septembre 2006, il
a été doté de deux enseignants référents supplémentaires et de six assistants
pédagogiques en plus pour aider les élèves.
En 2002 ce gros collège
accueillait plus de 1.000 élèves contre environ 860 aujourd'hui. En cinq ans il
a aussi vu sa situation s'améliorer grâce à l'implication du principal, Nicolas
Renard - qui dirige par ailleurs l'observatoires des zones prioritaires (OZP)
-, et celle d'une équipe de jeunes enseignants très motivés.
Reste que malgré ces efforts,
l'établissement continue de souffrir du contournement de la carte scolaire:
"La situation s'est nettement améliorée mais il y a toujours beaucoup de
familles qui envoient leurs enfants vers le privé", déplore le principal.
Du coup, 70% des élèves de Malraux sont issus de milieux défavorisés et
proviennent de la cité sensible voisine des Mourinoux.
"Il faut parler de ce qui
réussit pour élargir et généraliser", les a félicités mardi Xavier Darcos.
Pour le ministre, "le
ciblage (des moyens) doit se faire à partir des établissements et non plus à
partir des zones qu'on ne sait plus évaluer".
"Est-ce qu'elle est juste
(actuellement) la carte scolaire ?", s'est encore interrogé le ministre:
il a fait valoir que la carte scolaire peut devenir injuste "si on
n'arrive pas à assurer la mixité scolaire et si les parents ne peuvent pas
discuter avec les enseignants".
"Ici les élèves sont
difficiles", témoignent Virginie et Elsa, deux jeunes professeurs de
français, qui ont des classes de 27 élèves en moyenne. "Pour un
établissement prioritaire c'est beaucoup!" ajoutent-elles.
"Donc par exemple, ici, si
la carte scolaire est supprimée, ce sera problématique" précise Virginie,
car "même une famille en difficulté voudra le meilleur pour son enfant et
on doute qu'une famille à problèmes obtienne une place dans le collège de son
choix car les dossiers des meilleurs élèves seront prioritaires".
"En effet, ici la
suppression de la carte scolaire poserait des problèmes", ajoute le
principal qui se bat chaque jour pour rendre son collège attractif.
Je commenterai plus tard
20 mai 2007
MEDIAS, FINANCEMENT ET INFLUENCES
Article du 28 avril 2007
Les méfaits de la concentration des groupes de presse se
font en effet de plus en plus sentir. Vous ne le savez peut être pas, mais en
achetant Le Figaro et TV Magazine, vous achetez à un seul et même groupe: SOC
Presse. Si vous achetez Le Bien Public (quotidien de Côte d'Or) et le Dauphiné
Libéré (son équivalent en Isère), vous donnez de l'argent à l'Est Républicain.
Si vous êtes plutôt Muze ou La Croix, c'est Bayard que vous rémunérez.
(…)
Cette concentration signe tout simplement l'arrêt de mort
de la presse indépendante, la fin de la pluralité, le premier pas vers une
sorte de pensée médiatique unique.
(…)
Le monde de l'information est dominé par l'argent.
Que l'on ne s'étonne pas avec une presse régionale de si mauvaise qualité et
une presse nationale formatée, que les ventes soient en chute libre... et que
le cercle vicieux continue. Un journal en difficulté ? Il se fait
immédiatement racheter par un autre groupe de presse, plus puissant, qui au
besoin le transformera, négligeant son passé et sa vocation (exemple de France
Soir).
Mais ce n'est pas le plus grave.
Le problème majeur est que ces grands groupes de presse appartiennent eux mêmes
à de grands groupes financiers, qui détiennent les plus grandes entreprises
françaises. Bouygues par exemple, détient une des majeures entreprises de
construction françaises, a une branche puissante dans l'immobilier, dans la
construction de routes (Colas), la communication (eh oui, TF1, c'est eux !) et
les télécommunications. Lagardère détient, outre 14,95% d'EADS, le groupe
Hachette. Dassaut, spécialiste de l'aéronautique a racheté il y a peu SOC
Presse... Et j'en passe.
Ces grands groupes, qui sont de moins et moins mais grossissent de plus en plus
détiennent une immense partie du pouvoir économique, financier et médiatique de
la France.
Quelle indépendance pour la politique et l'Etat dans ce contexte?
Monsieur Chevènement de passage
sur I télé le 24 Avril a déclaré :
« Il faut juger sur les faits. Monsieur Sarkozy a des liens très étroits avec les grandes familles qui détiennent le pouvoir économique et médiatique en France. Je ne révèle de secret à personne en disant que Monsieur Bouygues est le parrain de son fils, que Monsieur Lagardère a dit qu'il était pour lui plus qu'un frère et que Monsieur Dassault a déclaré que c'était le fils qu'il aurait aimé avoir. Cela illustre quand même une extraordinaire connection entre ces milieux d'affaire (qui tiennent par ailleurs les médias) et Monsieur Sarkozy. Donc si Monsieur Sarkozy était élu, et ce n'est pas une attaque contre sa personne, cela représenterait, étant donné ses fréquentations, une formidable concentration des pouvoirs économiques, financiers, politiques et médiatiques. »
Source : http://www.no-sarko.fr/index.php/2007/04/28/9-monsieur-sarkozy-et-la-presse
Article de Mars 2007
(…)
L’indépendance en question.
Dans son premier livre L’Édition sans éditeurs, publié en 1999, André
Schiffrin revient sur ses trente années d’éditeur chez Pantheon Books.
Rappelant l’importance du métier d’éditeur dans la vie intellectuelle, il
dresse un sombre tableau des rapports entre culture et libéralisme économique
mais rappelle qu’il est toujours possible de travailler autrement.
L’avertissement s’appuie sur la situation catastrophique de l’édition et de la
librairie aux États-Unis et il résonne d’autant plus fortement après les
grandes manœuvres commerciales et la concentration financière dont l’édition
française a été le théâtre ces dernières années.
Les méfaits de la concentration éditoriale sur la vie intellectuelle française
sont au cœur du deuxième ouvrage d’André Schiffrin Le Contrôle de la parole,
paru en 2005, qui décortique les liens entre la presse et l’édition et dénonce
la censure des marchés. S’il note avec inquiétude que ce sont des marchands
d’armes (Lagardère et Dassault) qui contrôlent plus de 70 % des journaux et des
magazines, il analyse le rachat en octobre 2002 de Vivendi Universal Publishing
par Hachette (filiale du groupe Lagardère) qui permettait à ce dernier de
réunir sous sa coupe 80 % du livre de poche, 80 % de l’édition scolaire et 70 %
de la distribution de livres…
L’auteur interrogé en 2005 par le journal Politis remarque que “si l’opposition
à la fusion Hachette-Vivendi par trois éditeurs indépendants Gallimard, Le
Seuil et La Martinière qui se sont retournés vers Bruxelles fut couronnée de
succès (Hachette a dû revendre 65 % de l’ancien VUP rebaptisé Éditis, tombés
ensuite dans l’escarcelle du groupe de Wendel, du baron Seillière…), Hervé de
la Martinière et Claude Cherki, alors PDG du Seuil, en ont profité pour
conclure un curieux marché : le rachat du Seuil par La Martinière, petite
maison d’édition mais rouage “dans un bien plus vaste mécanisme”
d’investisseurs dont les espoirs de rentabilité risquent de peser très fort. Il
souligne aussi qu’aucun des trois éditeurs indépendants” n’a proposé
d’alternative véritable, tandis que les voix discordantes contre ces nouvelles
concentrations se faisaient rares”.
(…)
Source : http://www.livre-paca.org/index.php?pg=dazibao&article=796
Pourquoi mettre en exergue un tel sujet ? Parce qu'il est devenu tellement important de nos jours, qu'il me semble impossible de l'éviter. Comment savoir si l'on est informé, désinformé, ou mal informé . Une seule réponse rapide et facile : ne pas lire de journaux, de magazines, ne pas regarder la télévision, et aussi, bien oui, ne pas lire sur Internet ! Que faites-vous encore là ? Ah ! Vous n'y êtes plus ? D'accord. Je continue quand même...
Les médias mettront en évidence certains points positifs ou négatifs, utiliseront des mots choisis selon l'impact voulu, vous montreront les photos qui feront la différence, omettront des informations... Comment être sûr que ce qui est écrit, même si c'est vrai, car vérifiable, à grand impact, il faut quand même faire attention... Zut, un blog, c'est public... J'efface et je reviens... Donc, comment être sûr que les mots transcrivent les actes réels ou bien qu'ils ne soient pas entrelacés de manière à révéler un tout autre visage que celui exposé ?
Les seuls moyens pour se tenir vraiment informé, c'est tout d'abord, avoir un fort sens critique, des idées, et plusieurs sources... le problème commence à se dessiner : les sources ne sont plus si différentes. Je ne vais pas réécrire les articles ci-dessus. Et ça, tout le monde le sait, enfin, j'espère... Mais il y a tant de choses que l'on ne sait pas ! Même moi, zut !
Un conglomérat de grands groupes financiers qui tiennent partie de la presse, des rachats, des "sympathisants" de telle ou telle personnalité... ou élus...
Il va devenir de plus en plus dur de se tenir réellement informé. De faire la part du vrai, et, parmi la part du vrai, faire le tri de l'essentiel et surtout éveiller son esprit critique. Les mots, on peut tellement jouer avec. C'est ce que m'a appris la poésie au moins !
Bien sûr, ce que je dis, ce n'est pas la Bible, et, de toutes façons, même les Livres Saints sont sujets à de mauvaises interprétations car emplis de paraboles...
Alors !
07 mai 2007
Le militantisme
Qu’est-ce qu’être militant d’un
parti aujourd’hui ?
Il faut tout d’abord distinguer
les militants des adhérents. Les adhérents sont des personnes
affiliées à un parti politique, car elles possèdent leur carte du parti après
avoir payé une cotisation, généralement d’un faible montant. Le militant est un
adhérent actif. Ce qui signifie qu’il accepte de faire bénévolement un travail
de terrain et de participer à la vie du parti.
Cette
activité de militant est variée. Il peut s’agir :
- de participer aux réunions habituelles du parti, de manière à débattre de ses orientations, de la stratégie électorale à adopter lors d’une élection locale ou des grands débats nationaux du moment ;
- de faire connaître les positions du parti par la distribution de tracts dans la rue, sur les marchés ou par la vente d’un journal (ex : traditionnellement les militants du Parti communiste vendaient le dimanche matin "L’Humanité Dimanche") ;
- de participer aux activités plus nombreuses lors des campagnes électorales (collage d’affiches, organisation de meetings...).
Enfin, il
faut signaler aujourd’hui une certaine crise du militantisme.
Les partis ont du mal à recruter de nouveaux adhérents. On estime à environ 450
000 le nombre d’adhérents tout partis confondus, soit 1 % de la population
adulte. Les formations les plus importantes, PS, UMP et PCF, comptent chacune
un peu plus de 130 000 adhérents dont très peu sont de véritables militants
actifs . Cette situation est liée, de manière plus générale, à une crise de
l’action collective car elle touche aussi les syndicats. Toutefois, il convient
de nuancer cette affirmation, dès lors que, mis à part le cas du Parti
communiste (près d’un million d’adhérents en 1945, environ 600 000 en 1975) ,
la France n’a jamais été, à l’exception de brèves périodes (Front populaire,
Libération, mai 1968), un pays de fort militantisme partisan.
En fait de crise d'adhésions, cela vient peut-être du fait que les français aiment la liberté ! Je trouve cela dommage pour le syndicalisme. Une forme peut-être , ou sûrement! nécessaire pour la défense des salariés !