31 mai 2007
IL FAIT CHAUD SOUS LES... FRANCE
PARIS (AFP) - Le premier tour des législatives donnera lieu
à des confrontations très disputées ou très emblématiques dans vingt
circonscriptions de métropole et d'Outre-mer sur les 577 en jeu le 10 juin.
Voici ces
20 points chauds retenus par l'AFP:
- Gironde (2e): de retour à la mairie de Bordeaux, Alain
Juppé part à la reconquête de son ancien siège avec une épée de Damoclès:
Ségolène Royal a dominé la circonscription le 6 mai (54,66%), qui fut celle de
Chaban-Delmas. En jeu, son avenir au gouvernement, voire politique.
- Paris (12e): La plus disputée de la capitale, déterminante pour les municipales de 2008. L'avocat médiatique Arno Klarsfeld, ami de Nicolas Sarkozy, investi après la présidentielle, affronte la socialiste Sandrine Mazetier, très implantée.
- Sarthe (4e): A priori François Fillon ne craint rien,
réélu au 1er tour en 2002 avec 55% des voix. Mais Sarkozy n'y a fait que 50,3%
le 6 mai. Le Premier ministre affronte à nouveau Stéphane Le Foll, bras droit
de François Hollande.
- Paris
(21e): Bataille entre socialistes dans une des circonscriptions les plus à
gauche de Paris. Le maire et député sortant Michel Charzat, exclu du PS, se
maintient face à George Pau-Langevin, proche de Delanoë.
-
Saône-et-Loire (6e): Duel d'Arnaud: Montebourg, pour le PS, Danjean, pour
l'UMP. Le premier, largement réélu en 2002, veut sauver son siège, conquis en
1997. Le second rêve d'une victoire symbolique contre un proche de Royal.
- Eure
(1ère): l'ex-bras droit de Dominique de Villepin, Bruno Le Maire, parachuté dans
ce fief de Jean-Louis Debré (61,73% en 2002) fait face à la fronde de l'ancien
dirigeant de l'UMP locale, Louis Petiet.
- Isère
(1ère): Alain Carignon, ex-maire de Grenoble, veut revenir en politique après
son passage en prison pour "corruption" mais se heurte à une
dissidence du sortant de la majorité, Richard Cazenave. Sa personnalité
controversée pourrait offrir une chance à la candidate PS.
Paris
(1ère): Martine Billard, une des trois Verts sortants, est en situation
délicate dans le coeur historique de Paris qu'elle a conquis en 2002 et où elle
affronte à nouveau le maire UMP du 1er Jean-François Legaret.
Indre
(1ère): Le président socialiste de la région Centre, Michel Sapin, veut
reconquérir, avec de bonnes chances, le siège perdu par le PS en 2002, détenu
par l'UMP Jean-Yves Hugon. Mais il doit faire face à la dissidence d'un
ex-socialiste.
Alpes de
Haute-Provence (1ère): Co-directeur de campagne de Ségolène Royal, le maire de
Digne Jean-Louis Bianco doit batailler ferme pour conserver un siège conquis en
1997. Dan sa circonscription, le 6 mai, la candidate socialiste a été
minoritaire.
Val-d'Oise
(5e): Sur la dalle d'Argenteuil qui résonne encore de la formule de Nicolas
Sarkozy sur "les racailles", l'UMP Georges Mothron, vainqueur
surprise à 220 voix du numéro un communiste Robert Hue en 2002, aura du mal à
préserver son siège face au candidat PS "de la diversité" Faouzi
Lamdaoui.
Val-de-Marne
(10e): Dernière circonscription communiste du département, l'ex-fief de Maurice
Thorez, pourrait tomber dans l'escarcelle du MRC Jean-Luc Laurent, maire du
Kremlin-Bicêtre. Le maire communiste d'Ivry, Pierre Gosnat, fils d'un ancien
haut dirigeant du PCF, tente de résister.
Rhône
(1ère): La députée UDF Anne-Marie Comparini, une des rares à être restée fidèle
à François Bayrou n'a pas la tâche facile face au jeune secrétaire
départemental UMP Michal Havard. Ce qui, conjugué à une dissidence UMP, nourrit
les espoirs du PRG Thierry Braillard, adjoint au maire de Lyon.
Guyane
(1ère): Facilement réélue en 2002 (65,27%), la PRG Christiane Taubira est
fortement menacée, Ségolène Royal n'ayant drainé que 45,53% le 6 mai. Outre son
vieil adversaire UMP Rémy-Louis Budoc, elle a sur sa route le président du
Conseil régional, Antoine Karam (Parti socialiste guyanais).
Corrèze
(3e): Dans l'ancienne circonscription de Jacques Chirac, le sortant UMP
Jean-Pierre Dupont, presque 74 ans, fait face à la montée en puissance de la
gauche: 51,9% pour Mme Royal le 6 mai. Après 40 ans d'hégémonie chiraquienne
(Bernadette Chirac est toujours élue à Sarran), la socialiste Martine Leclerc
pourrait l'emporter.
Haute-Garonne
(1ère): Dans la circonscription des maires de Toulouse, où Philippe
Douste-Blazy (50,84% en 2002) a renoncé à se présenter, son successeur au
Capitole, le centriste Jean-Luc Moudenc est en péril face à la socialiste
Catherine Lemorton.
Seine-et-Marne
(2e): Briguant un onzième mandat, le sortant UMP Didier Julia, plus ancien élu
de l'Assemblée, est défié par le jeune maire UMP de Fontainebleau Frédéric
Valletoux. En embuscade le bayroutiste Charles Napoléon.
Seine-Saint-Denis
(4e): Dans sa circonscription, Marie-George Buffet, députée sortante, a fini 5e
le 22 avril (7,36%). A l'image de presque tous ses sortants dans ce département
qui fut le joyau de la couronne rouge, la numéro un du PCF est en difficulté.
Pas-de-Calais
(14e): La vice-présidente du Front national Marine Le Pen espère bousculer le
jeu dans cette circonscription où son père a fait un de ses meilleurs scores à
la présidentielle: près de 19%. Le sortant socialiste Albert Facon, 64 ans, ne
croit pas son siège menacé.
Finistère (3e): Le maire de Brest François Cuillandre espère surfer sur la vague rose qui a touché la Bretagne le 6 mai pour redonner à la gauche le siège pris par Marguerite Lamour en 2002. L'ancien préfet maritime de Brest Laurent Mérer défend les couleurs du MoDem.
Ils ont oublié Dominique Boy Mottard et Elodie Jomat !!!
AH DOUDOU DIS DONC
Suite à l'intervention de "Fay", je me suis posée la question de savoir si j'avais eu un doudou étant petite... je ne m'en souviens plus... Alors aujourd'hui, oui, j'en ai ! 2 ! Et je vous INTERDIS de rire !!!
Non mais...
DE QUOI EST NE LE SOCIALISME ?
ça ferait pas de mal de l'écouter...
MAI 1929
Discours_Blum
SONDAGES :INDECISION
PARIS (AP) - Près d'un Français sur deux (47%, - 3 points
par rapport au 7 mai) souhaite que la droite soit majoritaire à l'Assemblée
nationale après les élections législatives, contre 37% (- 7 points) pour la
gauche, selon un sondage.
Le pourcentage de personnes ne se prononçant est passé de 6
à 16 depuis le 7 mai, selon ce sondage BVA réalisé pour Orange et plusieurs
quotidiens de la presse régionale.
Par ailleurs, 75% des sondés pensent que la droite sera
majoritaire à l'issue des élections, contre 14% pour la gauche, et 11% qui ne
se prononcent pas.
-sondage réalisé par téléphone les 28 et 29 mai auprès d'un échantillon de 959 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. AP
L'indécision semble augmenter (+10%). La gauche ne convainc pas. Seule une légère baisse pour la droite. Je trouve que certains sondages ne sont pas mis en valeur. Cela me parait important, et nous laisserait encore une fois une marge mais sur quels critères (?) pour convaincre... Il est à nouveau plus que primordial de mettre certains points de notre campagne et de nos valeurs en avant et de les faire connaître...
CENDRA
EDUCATION : NICOLAS SARKOZY DECIDERA...
PARIS(AFP) - Le président de la République Nicolas Sarkozy a
décidé de s'emparer du dossier sensible de l'Education en organisant une
rencontre le 11 juin avec les syndicats d'enseignants et parents d'élèves qui
se sont montrés surpris jeudi d'être subitement invités à l'Elysée.
Initialement, c'est le ministre de l'Education Xavier Darcos qui devait organiser une conférence de presse jeudi à propos des décrets Robien sur le temps de travail des enseignants -très décriés- après avoir reçu le monde éducatif pendant plus d'une semaine.
Ensuite, l'entourage du ministre a annoncé que cette
conférence de presse se transformait en communiqué, lui aussi annulé, avant que
le ministre de l'Education annonce jeudi que ce sera Nicolas Sarkozy qui
recevra enseignants et parents et que "c'est lui qui décidera".
Interrogé
jeudi après-midi sur ce changement de programme, l'entourage de Xavier Darcos a
déclaré que cette rencontre à l'Elysée est "au contraire un honneur"
et que "c'est un signe de grande considération du Président pour le monde
enseignant".
"C'est
inhabituel pour un président de la République de s'impliquer sur des points
aussi techniques de l'Education, c'est une nouveauté", a déclaré jeudi à
l'AFP Faride Hamana, président de la FCPE, principale fédération de parents,
surpris jeudi matin d'avoir reçu un coup de fil l'invitant le 11 juin à 17h00 à
l'Elysée.
Pour Anne
Kerkhove, présidente des parents d'élèves de la Peep, cette rencontre
inattendue est plutôt "positive": "cela me semble dans l'ordre
des choses et ne veut pas dire que M. Darcos soit déchargé de quoi que ce
soit".
Les
syndicats enseignants seront ainsi reçus ensemble le 11 juin à 9h30 et les
parents le même jour à 17h00. Nicolas Sarkozy et Xavier Darcos, devraient leur
parler carte scolaire et décrets Robien, des textes très décriés sur le temps
de travail des enseignants, que le Président prévoit déjà
d'"amender".
Signés le
12 février 2007, ces décrets allongent en effet de une à trois heures
hebdomadaires le temps de travail de certains enseignants sans contrepartie
financière et donnent la possibilité aux chefs d'établissement de les
contraindre à enseigner deux matières (bivalence).
"On
est assez agacé car Xavier Darcos avait promis de nous donner cette semaine une
réponse sur les décrets Robien. On a l'impression qu'il se cale sur les
élections législatives", a déploré Claudie Martens, co-secrétaire générale
du Snes-FSU, principal syndicat du second degré.
"C'est
une surprise", s'est étonné Patrick Gonthier, secrétaire général de
l'Unsa-Education, deuxième fédération du monde éducatif. "Si Nicolas
Sarkozy se substitue au ministre de l'Education, cela rappelle l'époque
Ferry", a-t-il ajouté, en faisant allusion à l'époque où Nicolas Sarkozy,
alors ministre de l'Intérieur, avait été appelé à la rescousse de Luc Ferry,
ministre de l'Education, qui s'était retrouvé en difficulté en 2003 avec les
syndicats sur la loi de décentralisation.
En tout
cas, a insisté Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, principale
fédération de l'Education, il ne s'agira pas le 11 juin de parler uniquement
des décrets Robien et de la carte scolaire.
"On veut parler aussi des moyens, de la rentrée, des Zep, de l'apprentissage à 14 ans, et du service minimum", a déclaré M. Aschieri qui "prend cette rencontre comme une manière de donner une solennité aux questions d'éducation".
Mon commentaire :
Un honneur et une marque de considération ? Non, j'appellerai ça plutôt une ingérence dans les affaires que devrait traiter le ministre de l'Education... Je trouve cela inquiétant (voir l'article sur "la monarchie absolue") Nous avons un système politique démocratique où chacun a son rôle à jouer, mais aujourd'hui, Nicolas Sarkozy semble vouloir tirer toutes les ficelles, cela s'appelait autrefois ... une monarchie absolue !
CENDRA
Assouplissement de la carte scolaire: priorité aux
boursiers, selon Xavier Darcos
PARIS (AP) - Ce n'est qu'"au
plus tard en 2010" que les parents pourront choisir librement
l'établissement où seront scolarisés leurs enfants. En attendant, le nombre de
dérogations à la carte scolaire sera doublé à la rentrée prochaine et "les
élèves boursiers auront la priorité", déclare le ministre de l'Education
Xavier Darcos dans un entretien au "Monde" daté de vendredi.
"Entre 10% et 20% des élèves ne
seront plus soumis à la carte scolaire à la rentrée: cela équivaut à doubler le
nombre des dérogations existantes", explique-t-il. A l'heure actuelle, un
élève du public est scolarisé dans le quartier où il habite. Pour échapper à
cette sectorisation, appelée "carte scolaire", il doit obtenir une
dérogation.
"Nous allons en finir avec
l'opacité, les dérogations accordées par relations", promet Xavier Darcos.
"Nous allons fixer quelques critères lisibles".
"Les élèves boursiers auront la
priorité. Nous prendrons aussi en compte les cas de force majeure, la
correction d'absurdités (un côté du trottoir ou l'autre) et, tout simplement,
les demandes de bonne foi venant des familles, dans l'intérêt de l'enfant, pour
rejoindre un frère ou une soeur".
Quant à pouvoir choisir un collège
ou un lycée simplement parce qu'on le trouve meilleur que celui de son
quartier, "ce motif ne pourra pas être retenu tout de suite. Même si je le
trouve tout à fait recevable", note le ministre. "Au plus tard en
2010, nous aurons vraiment donné la liberté de choix aux familles".
Il assure que si "des
établissements moins demandés perdent quelques élèves, nous maintiendrons leurs
moyens pédagogiques". Par ailleurs, "à terme, chaque établissement
devra contribuer à la mixité". Refusant d'employer le mot de "quota
parce qu'il est horrible", Xavier Darcos promet "d'essayer
d'encourager la mixité géographique et sociale au niveau de chaque
établissement".
Le ministre considère qu'"il
faut dédramatiser" le problème de la carte scolaire. "Il est un peu
difficile à gérer dans les grandes villes aux quartiers très contrastés, mais
ne se pose pas du tout dans le primaire ni dans les zones rurales".
Pour le SNES-FSU (Syndicat national
des enseignements du second degré-Fédération syndicale unitaire), "c'est
le principe même de mixité sociale, garant d'une école d'égale qualité sur tout
le territoire, qui est aujourd'hui remis en cause".
"Ce sont explicitement les
établissements des zones difficiles qui sont d'abord visés. L'annonce qu'ils garderont
leurs moyens, alors qu'ils sont notoirement insuffisants, et l'annonce d'un
futur grand "plan Marshall des banlieues" aux contenus pour l'instant
imprécis, ne peuvent en aucun cas rassurer les jeunes, les parents d'élèves et
les personnels", a estimé le syndicat dans un communiqué. AP
PRESIDENCE MINISTERIELLE
Trouvé sur AGORA VOX
Par contre, merci de ne pas faire de fautes sur le nom de François MITTERRAND...
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CENDRA
A lire également sur le blog de Place Assise Non Numérotée