06 avril 2007
MICHEL ROCARD ET LES 94 PROPOSITIONS NTIC
DOCUMENT COMPLET A TELECHARGER ICI : RapportRocard
Cf : Zdnet
Michel Rocard remet son programme d'action gouvernemental pour le numérique à Ségolène Royal
L'ancien Premier ministre a rendu son rapport à la candidate PS.
94 recommandations qui tracent les grandes orientations politiques pour
un à deux mandats. Au programme: aide aux PME, très haut débit,
équipement des foyers, culture, administration électronique et
logiciels libres.
Présidentielle 2007
Moins de deux semaines pour produire un rapport sur les enjeux du numérique: Michel Rocard reconnaît que la candidate du PS lui a confié une mission compliquée. L'ancien Premier ministre de François Miterrand lui a rendu ce 5 avril un document d'environ 70 pages, intitulé «République 2.0 bêta, vers une société de la connaissance ouverte» (*).
Il contient 94 recommandations visant à «dessiner un véritable programme d'action gouvernemental». L'occasion aussi pour Ségolène Royal d'officialiser le ralliement à sa candidature d'un autre des éléphants du PS.
«Pour conduire ce programme d'action, il faut un pilote. Un responsable politique. Arrimé auprès du Premier ministre, là où se rendent les arbitrages», écrit Michel Rocard. Il préconise donc la création d'une «Délégation interministérielle aux technologies numériques», pour coordonner l'ensemble des ministères concernés par ces questions.
«Reprendre pied dans l'économie numérique»
Son rapport identifie cinq chantiers prioritaires. Le premier veut permettre à la France de «reprendre pied dans l'économie numérique». Michel Rocard reprend l'idée d'un "Small Business Act", adapté aux spécificités des PME du secteur technologique. Il estime nécessaire d'encourager les financements de business angels et des structures comme les "Small Business Investment Companies" telles qu'on les connaît aux États-Unis.
Deuxième chantier : porter à 75% la part des foyers équipés d'un ordinateur et connectés à internet, sur la durée d'un quinquennat. Pour y parvenir, Michel Rocard recommande notamment de mettre l'accent sur le très haut débit, via la fibre optique, grâce à l'intervention des collectivités locales. Et de favoriser la mutualisation des équipements entre opérateurs. Mais surtout, l'instauration d'un «tarif social de l'accès haut débit, d'environ 5 euros par mois» est envisagé.
Michel Rocard propose aussi que l'État aide directement quelque 100.000 étudiants, sous conditions de ressources, à acquérir un ordinateur portable. Un dispositif qui viendrait en complément de l'opération Micro-Portable étudiant lancée par le gouvernement Raffarin en 2004. Enfin, il préconise de renforcer l'apprentissage de l'informatique dès la primaire.
Imposer par la loi la qualité de service aux opérateurs
Parallèlement, l'ancien Premier ministre propose d'imposer, par la loi, des obligations de qualité de service à tous les opérateurs, qu'ils soient mobiles ou ADSL, en termes de garantie de débit, de livraison des équipements. Il veut passer le délai de résiliation à dix jours maximum et la durée d'engagement de contrat à douze mois maxi.
Le troisième chantier, le plus sensible, s'attaque au dossier de la culture avec une remise à plat de la loi Dadvsi (droit d'auteur et droits voisins dans la société de l'information). Interrogé par ZDNet.fr, Michel Rocard refuse d'entrer dans la polémique sur la licence globale, qu'il nomme «redevance globale»: «L'État ne proclame pas à l'avance, l'État crée le processus de concertation qui permet de déboucher [sur une solution]». La licence globale «était l'une des solutions possibles, mais elle est maintenant contaminée parce que rejetée en bloc. Elle est rendue ultra-problématique par un refus généralisé qu'il faut maintenant comprendre». Selon lui, la priorité est donc de rouvrir les discussions, en n'excluant a priori aucune piste.
Abandonner la carte d'identité électronique
L'administration électronique constitue le quatrième chantier. Au-delà des mesures pour continuer le développement des services publics en ligne, l'ancien Premier ministre se prononce pour l'arrêt du projet de carte d'identité électronique. «Les avantages en matière de sécurité ne justifient pas la constitution d'une base de données biométriques». À la place, il recommande la mise en place d'un «service public de l'identité numérique», qui permette «à chacun dans une situation donnée, de prouver son identité de manière efficace et non intrusive».
Incontournable enfin avec Michel Rocard: le dossier des logiciels libres et de la brevetabilité des logiciels. Selon lui, le prochain gouvernement devra «agir au niveau des instances nationales, européennes et internationales, pour que soit refusée de façon explicite la brevetabilité des logiciels et méthodes intellectuelles».
Dernier point, le rapport souligne l'importance de l'interopérabilité, dont la reconnaissance devra se faire explicitement non seulement dans la loi française, mais aussi dans un cadre européen, par le biais d'une directive.
(*) Une dizaine de spécialistes au PS ont planché avec Michel Rocard sur ce rapport. Son titre contient volontairement le clin d'oeil au web 2.0, et à la formule bêta, explique-t-on au sein de l'équipe. L'objectif est de souligner qu'il s'agit d'une réflexion en progrès constant, qui n'est donc pas terminée.
Estelle Dumout, ZDNet France
Mythes sur l'inceste
Cf. Site AIVI.org
Les mythes ou la
déresponsabilisation des agresseurs et la culpabilisation des enfants victimes
Extrait du Manifeste AIVI 2004
- Les agresseurs sont des malades : plusieurs chercheurs concluent plutôt que les hommes violents ne diffèrent pas des hommes non
violents; les agresseurs se caractérisent par leur ressemblance avec les hommes ordinaires. (23)
- Les agresseurs ont des pulsions irrésistibles :
cette hypothèse a été infirmée par de nombreuses études. Les pères
incestueux auraient des pulsions sexuelles normales. Il n'y aurait donc pas de pathologie propre à l’inceste. (24)
- Les agresseurs perdent momentanément le contrôle d’eux-mêmes : l'inceste se développe graduellement et s'étend sur une certaine période de temps allant de six mois jusqu'à sept ou huit ans, la durée moyenne étant de
deux ans. La théorie de la perte de contrôle s'effondre donc lorsque nous observons la durée de l'agression et l'escalade dans les formes qu'elle revêt, ainsi que les pressions et les tactiques utilisées pour imposer et garder le secret. (10)
- La thèse de l’accident : selon laquelle l'agresseur, confondant la tendresse et la sexualité, glisse accidentellement vers l'attentat de son enfant alors qu'il le caressait ou l'étreignait de façon affectueuse. Selon les enfants agressés, l'agresseur commettait sciemment et délibérément une agression sexuelle, même si les comportements abusifs
étaient entremêlés de gentilles caresses. (25)
- L’alcoolisme : bien que la consommation d'alcool soit souvent observée parmi les cas d'inceste étudiés, l'alcool n'est pas la cause de l'inceste. Ces substances peuvent réduire les inhibitions de certains agresseurs et leur servir de prétexte pour excuser l'agression. Il existe beaucoup d’agresseurs incestueux qui ne sont pas alcooliques. (10)
- L’inceste :
fléau des milieux défavorisés, en zone rurale, parmi les minorités ethniques : aucune étude n'a pu établir de tels liens mais tous les hommes incestueux ne courent pas les mêmes risques de se faire dénoncer ou d'être punis pour leurs actes. Les hommes “respectables” de la société sont moins ou peu dénoncés; s'ils le sont, ils sont plus crédibles, présentent des défenses de pères de famille irréprochables, de pourvoyeurs honnêtes et souvent, nient les faits. (26)
- L'éloignement
sexuel dans le couple : plusieurs études soulignent
que la plupart des pères incestueux continueraient d'avoir des relations sexuelles avec leur conjointe et qu'aucun père n'aurait commis l'inceste parce qu'il n'aurait pas eu accès sexuellement à sa conjointe. (27)
- Les
agresseurs sont d’anciennes victimes : si, selon plusieurs auteurs, de 30 à 50 % d’agresseurs auraient eux mêmes connu un ou des attentats sexuels dans leur enfance, cela démontre aussi qu'une majorité d'entre eux n'en n'auraient pas été victimes. Il n’existe pas d'études comparatives permettant d'évaluer la situation parmi la population des non agresseurs. Il est donc impossible de conclure à une relation de cause à effet. (10)
- L’enfant
provocateur : motif invoqué quand il s'agit de crimes contre les femmes, ce qui n'est pas le cas dans les
causes de vol ou de voies de fait contre des hommes, dans lesquels on ne
soupçonne jamais la victime d'avoir provoqué l'agresseur. (28). Un juge de Colombie Britannique avait même imputé un comportement provocateur à une petite fille de trois ans (29) ! Si effectivement, cette enfant avait un comportement sexuellement agressif, il est plus que probable, avec ce que nous savons des effets de l'inceste, que ce soit le résultat de l'agression et non la cause.
- L’enfant consentant et/ou éprouvant du plaisir : ce mythe vise à nier l'agression ou à reporter la responsabilité de
l'agression sur la victime. (30) Certains des enfants peuvent ressentir des sensations agréables, une stimulation sexuelle plaisante. Mais cela
devient souvent pour eux une source additionnelle de honte, de culpabilité, de mépris de soi, et non une preuve de participation libre.(31)
- L’enfant
menteur : les recherches rapportent plutôt la grande réticence qu'ont les enfants à dévoiler qu'ils sont victimes. Dévoiler l'inceste et sortir du silence demande une somme de courage presque surhumain à une enfant ou une adolescente : elle seule, et elle le sait ou le pressent, aura à porter la terrible responsabilité de cette révélation dont les répercussions atteindront tous les membres de la famille. (32)
- L’inceste n’est pas grave : au contraire, certains vont jusqu'à dire que les enfants bénéficieraient de relations sexuelles avec les adultes. (33) Le mythe qui veut que les filles, surtout les très jeunes filles, ne soient pas traumatisées par l'inceste ne repose sur
aucune étude sérieuse ; au contraire, les effets négatifs importants des
agressions sexuelles sur les enfants ont été démontrés. (34)
- L’enfant
conscient de ce qui lui arrive : hypothèse réfutée par toutes les études consultées. Au contraire, ces
enfants consacrent fréquemment une grande partie de leur énergie psychique à essayer de se distancer d'eux-mêmes en essayant de couper leurs sensations dans la région génitale ou en se percevant comme étant
psychologiquement dissociés, c'est-à-dire un méchant soi puni par un monstre la nuit et une gentille fille le jour. (35)
- Les fausses allégations : de fausses accusations seraient portées par des mères dans les cas de contestation de droits de garde d'enfants ou de droits de visites. Une étude américaine indique, au contraire, que seul un petit pourcentage de cas de garde d'enfants implique de telles accusations (36)
- Il faut maintenir l'unité familiale : il serait préférable pour les victimes d'inceste, de grandir dans une famille
intacte et unie. En réalité, l'enfant victime d'inceste a surtout besoin de grandir dans un milieu sécuritaire, respectueux et affectueux, qui lui permette de se développer. (10)
Sources
- Santé et services sociaux du Québec, Canada, site Une agression sexuelle c’est quoi ?
- CRIPCAS Centre de recherche interdisciplinaire sur les problèmes conjugaux et les agressions sexuelles, Québec, Canada.
- SNATEM Service National d’Accueil Téléphonique pour l’Enfance Maltraitée : Etude
SNATEM 2001, France.
- Salbreux et Charmasson ou Sullivan et Knutson, 2000
- Santé
et services sociaux du Québec Canada
- Dialogue européen, 1999 : L’abus sexuel des enfants en Europe Ed. Conseil de l’Europe p
6.
- Macdonald, 2001 : L’abus sexuel des enfants en Europe Ed. Conseil de l’Europe p 27.
- HAMEL et CADRIN, op. cit., p. 36.
- http://www.lousonna.ch/psycho/anorexie/index.html.
- L’INCESTE ENVERS LES FILLES : ÉTAT DE LA SITUATION : Québec, Conseil du statut de la
femme.
- HILL, Kathryn. Adult
Survivors of Child Sexual Abuse, fiche d'information, Centre national d'information sur la violence dans la famille, Ottawa, Canada 1992.
- COMITÉ PERMANENT DE LA SANTÉ ET DU BIEN-ÊTRE SOCIAL, DES AFFAIRES SOCIALES, DU TROISIÈME ÂGE ET
DE LA CONDITION FÉMININE (sous-comité sur la condition féminine), La guerre contre les femmes, Ottawa, Gouvernement du Canada, juin 1991, p. 14.
- Goldberg et al Disabil. Rehabil. 1999 ;21 (1) :23-30 ; Boston, USA
- Diana E.H. Russell, The Secret Trauma: Incest in the Lives of Girls and Women, New York : Basic Books, Inc., 1986, pp.
157-173.
- Fondation Marie Vincent Québec, Canada, site « L’inceste : parlons en»
- Foucault P. (1990)
L'abus sexuel. Montréal: ed. Logiques
- Sgroi, 1982, cité dans Limites. La violence sexuelle envers les enfants et les jeunes. SFA-ISPA, 1993.
- Farber, E.A. & Egeland, B. 1987. Invulnerability among abused and neglected children. In E.J. Anthony & B. Cohler (Eds.), The invulnerable child. New York: Guilford Press.
- Wetzels, 1997, Allemagne : L’abus sexuel des enfants en Europe Ed. Conseil de
l’Europe p 91.
- Enveff Enquête nationale sur les violences envers les femmes en France 2000 - Secrétariat
d'État aux (21) Wendy Maltz et Beverly Holman, Incest and Sexuality: A
Guide to Understanding and Healing Toronto : Lexington Books, 1987, p.4.
- Wattam et Woodward, 1996 : L’abus sexuel des enfants en Europe Ed. Conseil de l’Europe p 10. Droits des Femmes France.
- COLLECTIVE PAR ET POUR ELLE, op. cit., p. 33-34 et FINKELHOR, op. cit., p. 11. Ce dernier écrit : “De poursuivre des explications d'ordre psychologique qui remontent au passé de l'agresseur, c'est d'après moi une poursuite
inutile car les agresseurs ne sont pas si différents de la population en général.”
- COLLECTIVE PAR ET POUR ELLE, op.cit., p. 33-34.
- DRIVER et DROISEN, op. cit., p. 12.
- Hélène MANSEAU, L'abus sexuel et l'institutionnalisation de la protection de la jeunesse, Sillery, Presses de l'Université du Québec, 1990, p. 87.
- Judith L. HERMAN, “Recognition and treatment of incestuous families”, International Journal of Family Therapy, vol. 5, 1993, p. 81 à 91.
- MOISAN, op. cit., p. 39.
- “Sexuellement agressive à 3 ans!” La Presse, le 26 novembre 1989, p. A-3.
- RYAN, 1976, cité par NOËL, op.cit., p. 147.
- Voir entre autres, Lise CLOUTIER, “Une histoire qui doit finir”, La Gazette des femmes, novembre – décembre 1990, volume 12, no 4, p. 17, op. cit. p. 17.
- Camille MESSIER, Des enfants et des jeunes, victimes d'abus sexuels, la problématique des abus sexuels d'enfants et, plus particulièrement, d'inceste père-fille, Comité de la protection de la jeunesse, p. 28.
- DRIVER et DROISEN, op. cit., p. 31, rapporte que : “the judicial inquiry into the Cleveland child abuse cases
in the North of England was told in 1987 that one of a team of psychiatrists at one northern hospital considered that the experience “probably enriched the lives of the children (they) had seen”.
- Jean-François SAUCIER, op.cit., p. 5.
- BRICKMAN, op. cit. p. 8.
- THOENNES et TJADEN, op. cit., p. 151.
Un autre article intéressant sur : La mère agresseur
ARTICLE NOUVELOBS - Les profs
Qu'est-ce qu'un bon prof ?
Car c'est inquiétant puisque l'intention de vote des enseignants est créditée de 27% pour François Bayrou, qui serait le seul à les comprendre !
Sept questions posées sur le NouvelObs :
1.
Maîtrisent-ils leur discipline ?
2.
Sont-ils pédagogues ?
3. Sont-ils élitistes ?
4.
Sont-ils motivés ?
5.
Travaillent-ils assez ?
6. Sont-ils assez payés
?
7. Sont-ils trop politisés
?
Des questions qui ne laissent pas indifférents les professeurs.
60% des professeurs sont des professeurs certifiés (ayant obtenu le CAPES) et 12% du secondaire sont agrégés. Il faut savoir que passer le CAPES, ce n'est pas si facile que cela ! Les professeurs possèdent une solide culture disciplinaire, cela ne fait aucun doute. Il est bien évident qu'un professeur agrégé "possèdera" encore plus sa matière. Un peu plus d'un quart des enseignants n'ont pas reçu de formation initiale de cette qualité, ils sont souvent en train de poursuivre leurs études : ce sont les contractuels, les "enseignants non titulaires".
Selon un constat de Lauro Capdevilla, inspecteur pédagogique régional de l'académie de Rennes : «Ce qui fait la
différence entre un professeur et un autre, ce n'est pas tant le grade qu'il a
obtenu que ses pratiques, son expérience, la façon dont il sait prendre la
classe»
Le professorat est un métier où la pédagogie s'apprend : la classe est un lieu vivant et comportant de nombreuses personnalités. Le professeur doit s'adapter en quelque sorte à son "public" : «Il sait qu'avec les élèves aisés on est plus efficace en étant un peu
raide. Alors qu'avec les élèves de milieux populaires il faut être
chaleureux pour leur donner confiance», rappelle Marie Duru-Bellat.
Personnellement, je pense que le professorat est un "don" au départ, un don qui, comme tout autre don s'apprend, se travaille afin de s'épanouir. Comme dans tout corps de métier, il y a ceux qui aiment ce qu'ils font, et d'autres, par "défaut" de n'avoir pu faire autre chose, réaliser un autre rêve. Il existe aussi des erreurs d'aiguillage"...
Les IUFM (Instituts Universitaires de Formation des Maîtres) n'étaient pas vraiment axés sur la pédagogie et ne formaient pas vraiment au métier de professeur. Heureusement le nouveau cahier des charges de l'IUFM a été publié en décembre 2006 et l'on y trouve désormais les dix compétences que doivent acquérir les futurs professeurs tels que «concevoir et mettre en oeuvre son enseignement», et «organiser le travail de la classe».
A télécharger : cahier_charges
Les professeurs sont également accusés d'élitisme, c'est-à-dire de ne pas permettre à TOUS les élèves de réussir. Enseigner, c'est transmettre le savoir mais également des méthodes de travail afin de permettre à l'élève de devenir autonome. Il est difficile pour un professeur (ou quiconque) de se détacher lui-même d'un système élitiste dont il est le produit.
Je pense que le NouvelObs catégorise trop facilement le professeur comme élitiste, ou baissant les bras trop facilement. Il faut connaître les limites de la "prise en charge" d'un élève et de ses difficultés, compte tenu des difficultés justement! que rencontre un professeur : des classes surchargées, un public très difficile, et souvent des élèves accusant un retard scolaire important. les nombreux écueils seraient trop nombreux à énumérer ! Facile de dire donc que les professeurs sont élitistes !
Les professeurs sont motivés (pas tous...) mais sont souvent confrontés à une réalité à laquelle on ne les a pas préparés. Tout dépend ensuite de la force de caractère, de la ténacité, de la foi ? Venez donc assurer les cours d'une sixième SEGPA dans une ZUS (Zone urbaine Sensible) alors que vous n'êtes pas encore titulaire, encore en formation. ça c'est un petit clin d'oeil à une prof de SEGPA dans le collège où je travaille ! Chapeau, ma belle !
Quant à la question numéro 5 : travaillent-ils assez ?
Là, je suis les professeurs à 1 000 % !
Arrêtons de polémiquer là-dessus ! Pour un professeur certifié, c'est 18 heures de cours. A cela s'ajoute la préparation de ces cours, la correction des devoirs (minimum 1/4 d'heure par copie), les rencontres avec les parents, les éducateurs, les réunions, les conseils de classe...,Croyez-moi, un professeur fait bien ses 35 heures, au minimum.
Petite anecdote entendue dans la salle des profs "Ah moi, je veux bien les 35 heures, mais quand je rentre chez moi, je ne fais plus rien concernant le collège !"
Sont-ils assez payés ?
Il faut considérer le nombre d'années d'études, le temps qu'il faut pour réussir le CAPES, les conditions pénibles de travail selon les zones...
Après trente ans de carrière, le certifié
titulaire du Capes perçoit entre 2 471 euros et 2 931 euros. Et l'agrégé entre 3
082 euros et 3 615 euros. Pas le Pérou, pour cinq à six ans d'études supérieures
!
On peut ajouter au traitement de base des
professeurs : les indemnités de suivi et d'orientation des élèves pour tous les
professeurs du secondaire (97 euros), de ZEP (93 euros), de professeur principal
(114 euros), d'heures supplémentaires (104 euros).
Les professeurs sont-ils trop politisés ?
Mais ça veut dire quoi ça ? Les professeurs n'enseignent pas la politique aux élèves ! Les opinions politiques doivent rester à la porte de la classe. De plus, le taux de syndicalisation tend à diminuer (25%).
Alors, qu'est-ce qu'un bon prof ? Pour moi, c'est celui qui est assez passionné pour savoir transmettre ses savoirs, quelle que soit sa pédagogie : rigide ou plus "cool". Et je dis, oui, ils travaillent assez, ils sont motivés, pour la majorité.
Mais je voudrais leur lancer ce message : n'oubliez pas que De Robien, bien qu'appartenant à l'UDF, il appartient aussi à ce gouvernement de droite contre lequel vous avez si souvent manifesté ! Et De Robien, c'est pas si loin de Bayrou.
N'oubliez pas...
Cendra
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Je tenais à mettre également un article qui illustre bien le métier d'enseignant au quotidien (enfin, une des facettes). Vous pouvez le retrouver là : Le savoir par petits bouts
Chantal Mouriacoux, professeur
d'histoire-géographie
Le savoir par petits bouts
Une femme aux cheveux courts et gris entame un cours au
collège Utrillo, 18e arrondissement de Paris, posé entre le périphérique et les
boulevards des Maréchaux. Elle y enseigne l'histoire-géographie depuit huit
ans. C'est Chantal Mouriacoux.
Eux, ce sont les 3es-3, des très dissipés. TD sur « la marche à la guerre »
dans l'Allemagne hitlérienne : il faut remettre dans l'ordre chronologique une
vingtaine de phrases. La méthodologie, ici, prime sur le contenu. Chantal
Mouriacoux : « On va apprendre à rédiger. Kamel, tu colles la feuille...
Là, on est en histoire, hein. Où est le papier que je viens de te donner ? Bon.
Comment vous vous comportez face à ces phrases ? Prescilia, un cahier fermé ne
m'intéresse pas. Il faut arriver à entrer dans le travail. Tu y es, Moussa ? Ou
tu fais un artisanat quelconque ? Laetitia, ma grande, écoute un peu. » On cherche le sens de « Ein Volk, ein Staat, ein Reich,
ein Führer ». Brouhaha permanent. L'enseignante est hiératique, jamais
blessante. Fait entrer le savoir par petits bouts. Une brune énergique est dans
une bulle de bavardages avec ses voisins. Elle perçoit à peine l'existence du
cours. Récré. Chantal Mouriacoux commente sobrement : « Ils n'en peuvent
plus de leur échec scolaire. Moi, je voudrais vraiment qu'ils aient leur
brevet. Mais leur obsession, c'est l'amour. »
10 heures. La 6e-5. Le cours porte sur les inégalités de
revenu dans le monde. Pendant qu'Hassan, Adama et Katia rivalisent de réponses,
Michael le costaud suce son pouce. Chantal Mouriacoux se détend : «
L'Himalaya, par exemple, est pauvre. Alors que nos montagnes attirent la
richesse. Pourquoi ? A cause des sports d'hiver, voilà, c'est ça. » On
progresse. La guerre aussi empêche le développement économique d'un pays. Marc
tente un sophisme : « Mais, madame, s'il y a jamais de guerre, y aura jamais de
paix ! » L'heure avance. Les garçons deviennent intenables. Michael : «
Madame, ça veut dire quoi, hétérogène ? - Varié, contrasté... - Madame, vous
pouvez pas parler pour nous ? - Non, parce que tu dois accroître ton
vocabulaire. »
Qu'est-ce qu'un bon prof ? On pose la question aux 6es. Réponses classiques. Et
puis celles-là, qui en disent long sur cette école qu'ils n'ont pas su
apprivoiser : « Celui qui nous écoute bien, qui nous laisse nous exprimer ! » ;
« Qui parle la même langue que nous » ; « Un bon prof, c'est celui qui n'est
pas là ! » Qu'est-ce qu'un bon prof ? Chantal Mouriacoux sait seulement qu'«ici
[sa] pédagogie est instinctive. Je travaille sur les codes sociaux, sur le sens
de ce qu'on fait. Hélas, depuis quatre, cinq ans, nous constatons de graves
troubles psychologiques chez nos élèves, que nous ne savons pas gérer. »
Emmanuelle Walter
Le Nouvel Observateur
Cannes : le vent souffle désormais à gauche
C'est
un vrai succès populaire qu'a connu la grande réunion publique de soutien à
Ségolène Royal dans la campagne présidentielle.
Une
foule si nombreuse que la salle Miramar suffisait à peine à contenir les
cannois qui se sont pressés en grand nombre pour manifester leur soutien à
notre candidate : Ségolène Royal.
Des
orateurs brillants : Apolline Crapiz, Patrick Allemand, et bien sûr Pierre
Moscovici ont enflammé une salle qui ne demandait que ça.
Cannes
n'est plus une terre de mission pour le Parti Socialiste. Cannes est devenue
une terre de conquête.
Avec Apolline Crapiz, qui mène un
dur combat dans l'opposition municipale face au maire Ump de la ville, le Parti
Socialiste est prêt.
Prêt pour de nouvelles conquêtes
électorales, prêt à prendre ses responsabilités, à Cannes comme à Mandelieu et
Théoule, pour qu'enfin, les gens d'ici, puisse rêver d'un avenir qui ne se
limite plus au béton que l'on déverse sur nos villes.
Le vent se lève à Cannes. Il
souffle à gauche.
Voir l'article sur Cannes solidaire
LETTRE DE SEGOLENE
Chers amis, chers camarades,
Merci pour votre mobilisation qui ne faiblit pas. Si vous voyez 5 personnes par jour c'est formidable. Amitiés, Ségolène
La bataille
entre dans une phase décisive et la droite a lancé des attaques
d'une rare violence. J'ai l'intention de ne pas laisser faire tout en élevant le
débat.
Je compte sur vous pour défendre le pacte présidentiel. Ce document
ne doit être distribué comme un tract, mais au contact et en porte à porte avec
un échange sur : quelle est votre principal souci aujourd'hui ? Qu'attendez-vous
de l'élection ?
Je compte sur vous.
DEBATS DU CHANGEMENT - Education
Hôtel Splendid - 50 Boulevard Victor Hugo - 5 avril 2007 - 20 heures
Une salle comble, une ambiance chaleureuse, vivante et participative !
Principaux thèmes abordés :
- La fameuse vidéo des "35 heures"
- Le professorat : un métier pas si facile que ça
- La gauche, c'est pas la droite !
- Bayrou est de droite... Demandez à De Robien !
- La violence et l'insécurité dans les écoles, collèges et lycées
Entre autres.
Il a été évoqué donc cette fameuse vidéo des 35 heures et rappelé qu'il ne s'agissait que de questions soulevées et non pas d'une réponse, sachant bien que les professeurs font bien plus de 35 heures parfois... Egalement, les heures supplémentaires ne seraient pas imposées : ce serait un choix librement fait par les professeurs. Il a été évoqué la possibilité d'une bourse accordée aux étudiants en contre partie d'accompagnement scolaire et le "nostalgie"des anciens surveillants auxquels était offert un contrat de 7 ans leur permettant de poursuivre les études, par rapport aux contrats d'AED actuels de un an (pouvant être portés à 3 ans). Evoqué également le manque cruel de présence humaine dans les collèges et lycées, remplacée par la vidéo surveillance...
Egalement encore, la pénibilité du métier et la difficulté d'exercer à l'âge de 61 ans.
Et un intervenant de s'exclamer que la droite et la gauche, ce n'est pas la même chose et que les enseignants sont foncièrement des gens de gauche ! Aussi, le syndicalisme en déclin chez les nouveaux enseignants.
Un autre intervenant de souligner qu'il faudrait rafraichir la mémoire des enseignants ou rappeler aux nouveaux que De Robien est membre de l'UDF, dans un gouvernement de droite.
cf : Wikipedia :
Malgré sa désapprobation de
la stratégie du président de l'UDF - stratégie pourtant confirmée à 97 % par
les militants votants au Congrès de Lyon de 2006, il affirme solennellement
devant le Conseil National de l'UDF du 10 juin 2006 qu'il soutiendra la campagne
présidentielle de François Bayrou en 2007, « seul candidat UDF
légitime » à ses yeux. Il a fondé un cercle au sein de l'UDF, Société en
Mouvement, pour regrouper ses partisans. Le 31 mars 2007, il déclare cependant
son ralliement à Nicolas Sarkozy dans une interview à paraître au Journal du
Dimanche.
Rappeler également aux enseignants que François Bayrou est bien de droite ! Car bien des enseignants hésitent et voteraient peut-être pour lui.
N'oublions pas cela :
François Bayrou a été ministre de l’Éducation Nationale de 1993 à 1997. Il garde un silence pudique sur cette période. Malheureusement pour lui, il n’est pas interdit d’avoir de la mémoire.
François Bayrou a choisi l’école privée contre l’école laïque.
Dés son arrivée au ministère de l’Éducation Nationale, François Bayrou a un projet qu’il veut faire aboutir en urgence : réviser la loi Falloux. Il présente en décembre 1993,au nom du gouvernement RPR-UDF, une loi qui comprend cet article : « Les établissements privés sous contrat peuvent bénéficier d’une aide aux investissements. Les collectivités territoriales fixent librement les modalités de leur intervention. » Bayrou veut permettre ainsi aux collectivités territoriales de subventionner les établissements privés au delà du seuil des 10 % prévu par la loi Falloux. La puissante mobilisation citoyenne contre ce mauvais coup porté à l’école publique et la censure du Conseil constitutionnel ont permis de faire échouer cette tentative. Mais François Bayrou a-til définitivement renoncé ?
François Bayrou, spécialiste de l’écran de fumée pour ne rien faire.
Pour faire oublier ce cuisant échec, François Bayrou engage le ministère de l’Éducation nationale dans une frénésie de groupes de travail et de commissions : le prétendu « nouveau contrat pour l’école », qui débouche sur un catalogue hétéroclite de 158 propositions dont n’émerge pas grand chose, la commission Fauroux pour préparer un référendum sur l’école finalement enterré, les travaux de la commission Bouchez sur le collège, restés lettre morte…
François Bayrou a aussi soigneusement rangé dans les tiroirs les annonces de campagne du candidat Jacques Chirac : l’aménagement des rythmes scolaires, le développement des filières technologiques et professionnelles, la création d’un statut étudiant…
Quelle confiance peut-on accorder à quelqu’un qui est profondément de droite et qui dit vouloir gouverner le pays comme il a dirigé le ministère de l’Éducation nationale ?
source : http://hebdo.parti-socialiste.fr/2007/02/21/488/
Bref, qu'il serait utile d'en discuter en salle de professeurs, de faire passer le message, de ce que serait l'Education Nationale sous un gouvernement Sarkoziste ou Bayrouiste... La diminution du nombre d'enseignants, la possibilité d'engager (comme sous contrat privé) des enseignants, la diminution à terme des heures de cours...
Ont également été évoqués les thèmes de la police de quartier, leur présence étant absolument indispensable, ainsi que le manque cruel d'éducateurs de rue (au nombre de 6 pour le quartier est !), le besoin d'une action préventive et non répressive.
Il a été rappelé que nous sommes les acteurs de cette campagne participative, la participation des citoyens étant une nouveauté et une chance à saisir, offertes par Ségolène Royal. "Chance" que nous n'avons pas manqué de saisir !
N'oubliez pas, nous sommes les acteurs de cette campagne. Nous pouvons changer les choses. Restons mobilisés et soudés, nous vaincrons LES droites...
Permettez-moi de mettre ici un extrait de Ségolène à l'UNEF
Ségolène Royal au 80e congrès de l’UNEF : “si la jeunesse n’a pas toujours raison, la société qui la frappe a toujours tort”
Longuement applaudie par les délégués du 80e congrès de l’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF), Ségolène Royal a prononcé un discours à la jeunesse de France et du Monde.
Ainsi que cette vidéo de Claude Roiron,
Alors que les enseignants manifestent suite à l’annonce de la suppression de 5 000 postes, la secrétaire nationale du PS à l’éducation revient sur les raisons de la mobilisation et expose les propositions du pacte présidentiel en la matière.
Cendra
NOUVEAUTES SUR ELLE.FR
ça c'est pas mal, la présidente de l'association AIVI a reçu un appel de la part de Elle.fr
comme je l'ai dit sur un autre fil, une heure après mon appel à vos
mails, j'ai reçu un coup de fil de la rédaction ELLE me demandant de
faire arrêter ce spam agressif de la part des membres de l'association
je me suis étonnée : "cela m'étonne, nos membres ne sont pas
agressifs", envoyez moi copie, cela m'étonne. Réponse : vous savez on a
pas que ça a faire, on a 400 invités à gérer alors...
on ne va pas pouvoir faire quelque chose avec vous dans ces
conditions, déjà vous avez eu l'occasion de prendre la parole, c'est
déjà énorme, il y aura la presse , internationale même....
j'ai dit : ce qui compte pour nos membres pour voter c'est la
réponse des présidentiables et non simplement le fait de parler devant
des caméras
voilà, fin de non recevoir
Pas mal culottés quand même !
05 avril 2007
FAUT S' BOUGER L'CUL !
Y'a un prob là ! J'me posais la question du pourquoi du comment de la chose. En lisant l'article, je me disais, qu'est-ce que l'on peut faire, nous, à la base, pour faire changer les choses, pour faire comprendre aux gens que Sarkozy n'est pas la solution à leurs problèmes de tous les jours. Sarkozy joue au grand charmeur, c'est peut-être pour ça qu'a chaque fois que j'allume la télé et que je tombe sur lui, je pousse un cri, j'éteins la télé et je laisse tomber la télécommande comme si c'était... le diable !
Il répond à des préoccupations que lui-même a créées : la violence et l'insécurité, le "moi j'bosse et l'autre il glande rien". Moi, je crois que c'est ça ce que les gens voient. Sinon, Le Pen serait déjà bien plus haut. Ce n'est donc pas, je pense, le thème de l'immigration qui touche le plus les français, cet électorat-là est déjà voué à Le Pen.
Je pense qu'il faut faire passer ce message le plus possible. Sarkozy a créé l'insécurité dans les banlieues. Il a créé un cadre idéal : en supprimant la police de proximité, il a supprimé le dialogue. Les gens se sont sentis abandonnés. Les jeunes en particulier. Ensuite, il a allumé le feu. Et ça a donné les émeutes des banlieues. Il se montre ferme, il se veut rassurant. Les gens aiment la fermeté, ils en demandent. Ils n'arrêtent pas de clamer à ce que l'on éduque ces jeunes qu'eux-mêmes n'arrivent plus à comprendre.
On n'a pas fait "tant de cas" que ça de mai 68... Maintenant, quand on se révolte, même si c'est d'une manière différente, c'est forcément de la racaille. Les médias, à la botte de Sarkozy, s'en donnent à coeur joie, en ciblant leurs objectifs sur les casseurs et les voleurs (ou profiteurs d'une situation). Il y a un vent de révolte, une manière de dire leur mécontentement dans ces "manifestations" de violence.
Pour citer Le Monde, dans l'exemple de la Gare du Nord : cf. : Article 1
Le
jeune homme, titulaire d'un BTS commercial, habitant Cergy, était venu chercher
sa copine à la gare. Vers 16 heures, dans l'espace d'interconnexion RER-métros-gare,
il a entendu des cris et vu un mouvement de foule : un homme était violemment
frappé par des policiers. "Il était à terre. Les gens se sont regroupés
et ont commencé à protester. Les policiers sont arrivés de plus en plus
nombreux." Anthony se trouvait sur une passerelle, un étage au-dessus.
Il a commencé à filmer les événements.
Rapidement,
en quelques minutes, la foule a grossi. "Certains ont commencé à crier
: Libérez-le ! Libérez-le ! " Des premiers échanges de coups ont eu
lieu, rapidement réprimés par des "charges" de la police et
l'usage de gaz lacrymogènes. "Tout le monde était révolté. Les gens
disaient que le jeune avait fait une erreur mais qu'on ne pouvait pas le
traiter comme ça."
En voici une des vidéos, les autres sont sur daily motion :
Apparemment, il aurait reçu des menaces téléphoniques qui "émaneraient" de la police après avoir été interviewé .... Il y a vraiment des tensions !
Et encore, le témoignage touchant d'une passante : cf. : article 2
Hier soir, vers 20h30, je sortais du bureau, j'ai pris mon
métro comme tous les soirs pour aller Gare du Nord où je récupère le RER B.
Aucune annonce ne m'a prévenue que des incidents avaient cours.
Arrivée
Gare du Nord, j'ai pris les escalier pour rejoindre le RER. J'ai entendu du
bruit et aperçu de l'agitation au loin. Donc je me suis dirigée rapidement en
direction des policiers pour rejoindre le quai du RER. A ce moment j'ai
constaté des bris de verre et surtout remarqué que les policiers étaient alignés
en rang serré.
Je
me suis approchée d'eux, pensant trouver refuge. Je leur ai demandé poliment si
je pouvais passer pour prendre mon RER, la seule réponse que j'ai eu fut : «
reculez !». Nous étions quelques voyageurs à vouloir passer. Aucun de nous ne
comprenait ce qui était en train de se passer.
A
ce moment, j'ai entendu une voix venant des policiers qui a crié « on se calme
». j'ai regardé autour de moi, pensant qu'il s'adressaient à un des passants.
C'est alors que j'ai compris que la voix s'adressait aux policiers. La peur m'a
envahie. Un bruit sourd a raisonné et les policiers se sont mit à nous charger
la matraque levée. Nous avons dû reculer en catastrophe, poussés par les
policiers au bruit des matraques qu'ils cognaient sur les murs. Nous n'avions
aucun moyen de sortir et, en face, il y avait d'autres policiers qui
attendaient en rang serré.
Finalement
j'ai été poussée dans le couloir d'accès au métro dont je venais par un
policier en civil avec brassard qui m'a hurlé : « retournez dans le métro ».
Nous étions alors plusieurs dizaines à ne pas comprendre pourquoi nous avions
pu descendre du métro sans avoir aucune issue possible.
La
seule solution a donc été de reprendre le même métro et d'aller utiliser des
correspondances.
A
aucun moment nous n'avons été informés de ce qui se passait. Une fois rentrée
chez moi j'ai compris une partie de l'histoire.
Naïvement
j'étais allée me réfugier auprès des policiers, désormais ils me font peur.
La police est dépassée, elle s'est vue attribuée un rôle pesant que Sarkozy lui a imposé : l'image d'un policier essentiellement répressif, rôle que la plupart n'envisage pas, je pense, comme rôle principal... et unique !
Il faut voir leur extrême "susceptibilité" (attention à ne pas prendre ce terme du seul côté négatif) et leur tension. L'image qu'on leur a attribuée, il faut l'assumer !
Je ne suis pas sûre qu'elle soit celle qu'ils veulent vraiment.
Le message qu'il faut faire passer, autour de nous, c'est cela : Sarkozy, avec ses maintes manipulations sur l'insécurité (qu'il a créée, répétons-le bien !), c'est une manoeuvre pour cacher les moultes réformes touchant à notre pouvoir d'achat, à notre système de sécurité sociale. Il donne d'une main pour reprendre de l'autre... Il faut travailler plus ? Oui mais n'oubliez pas la franchise qu'il veut instaurer dans le système des remboursements de la sécurité sociale.
Il faut une immigration choisie (ah, euh, bien, au-revoir monsieur Sarkozy... ha! c'est vrai vous êtes français! eux aussi...)
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Concernant Ségolène, que lui manque-t-il pour convaincre ?
Apparemment, Ségolène Royal aurait perdu des points chez les jeunes, les sympathisants des verts et les employés. En ce qui concerne les sympathisants des verts, je peux le comprendre, plusieurs candidats pourraient "répondre" à leurs attentes... Mais je reste sceptique quant à l'efficacité de leur programme concernant tous les aspects de la vie...
Les employés, je ne comprends pas. Ségolène répond à leurs attentes. La plupart des employés sont payés au SMIC, une revalorisation de leur salaire ne leur suffit pas ? Le message n'est peut-être pas passé... A nous d'expliquer ces différents points :
- la revalorisation du SMIC
- La suppression du CNE et la modulation des aides aux entreprises en fonction du type de contrat qui y est appliqué
- La consolidation des acquis des 35 heures et réduire leurs effets négatifs
- Les entreprises publiques ne recevront d'aides de l'Etat que si elles ne licencient pas quand elles dégagent des profits substantiels et elles devront rembourser l'Etat en cas de délocalisation
- L'établissement d'une charte d'égalité homme/femme au travail
- Tout bénéficiaire de minima sociaux reprenant le travail bénéficiera d'un tiers de revenus supplémentaires
- L'indemnisation du chômage à 90% du salaire net pendant un an, assorti dune formation qualifiante
Concernant les jeunes, je ne comprends pas non plus. Ségolène leur a promis qu'ils ne resteraient pas au chômage plus de 6 mois, la création d'un prêt de 10 000 euros à taux zéro (plus, ce serait pousser les jeunes à s'endetter trop), la création d'une allocation d'autonomie sous conditions de ressources.
Peut-être avons-nous besoin d'aller à la rencontre de ces jeunes, de les écouter, et puis de leur expliquer... leur avenir sous Sarkozy. Je sais que les jeunes ne sont pas des fainéants, ils sont courageux. Ils l'ont démontré lors de la tentative de mise en place du CPE, qui, grâce à eux, n'existe pas ! Ils ont montré qu'ils avaient bien plus de courage que nous, adultes ! Je suis plutôt fière d'eux (excusez la vieille...)
Nous devons, plus que jamais, aller à la rencontre de nos concitoyens, de nos frères, de nos soeurs, de nos voisins ! Expliquer un monde plus juste, même si un tantinet libéral, l'économie a besoin d'être boostée, un monde à l'écoute de ses acteurs, les acteurs que nous sommes, de notre pays, de notre ville, de notre vie.
Cendra
SARKO, PAS SI LOIN DE LE PEN
Cf. : article de Ré-so
Au moins 20 propositions du Front National ont été reprises
par Nicolas Sarkozy :
- Proposition du FN : "Organiser une coopération étroite entre la police et la justice".
Une circulaire du ministère
de l’intérieur en date du 4 février 2004 a invité les policiers à
"signaler systématiquement au magistrat les affaires dans lesquelles les
suites judiciaires (leur) apparaissent insuffisantes ou mal appropriées".
Le projet de loi de prévention de la délinquance actuellement en discussion
accroît la confusion des rôles entre la police et la justice.
- Proposition du FN : "Sanctionner les manifestations publiques d’incitation à la débauche et à la violence".
La loi de 2003 sur la
sécurité intérieure a créé le délit de racolage passif pour les prostituées et
punit plus fortement les auteurs d’infraction dans les stades. Nicolas Sarkozy
s’est aussi prononcé en faveur du rétablissement de la loi anticasseurs, abolie
en 1981, qui rend responsables des violences les organisateurs des manifestations.
- Proposition
du FN : "Rétablir la justice de paix".
La Loi Perben a institué
des juges de proximité qui n’ont pas toujours de formation juridique précise.
Dans l’entretien qu’il fait au Parisien, le 20 octobre 2006, Nicolas Sarkozy
propose aussi l’instauration de jurys populaires dans les tribunaux
correctionnels.
- Proposition du FN : "Réhabiliter la notion de peine prompte, certaine et incompressible".
La loi Perben a étendu le
recours à la comparution immédiate. En ce qui concerne les peines incompressibles,
Nicolas Sarkozy se prononce en faveur de peines planchers pour les
multirécidivistes (Le Parisien, 20 octobre 2006).
- Proposition du FN : "Faciliter les contrôles d’identité".
Les deux lois sur la
sécurité intérieure étendent fortement les possibilités d’intervention de la
police en matière de fouille et de contrôle d’identité.
- Proposition du FN : "Bannir la politisation de la magistrature ;
supprimer l’Ecole nationale de la magistrature".
Depuis 2002, de nombreux
magistrats ont dénoncé des pressions de la direction de cette école sur des
maîtres de conférences appartenant au Syndicat de la magistrature (SM, gauche)
et leur éviction à travers les nouveaux recrutements. Nicolas Sarkozy a aussi
multiplié les déclarations dénonçant la politisation des magistrats (notamment
de Bobigny).
- Proposition du FN : "Accorder à la police soutien et considération. Les campagnes de dénigrement feront systématiquement l’objet de poursuites".
Deux cent parlementaires
sarkozystes n’ont pas hésité à demander la poursuite de groupes de rap pour
leurs propos "anti-flic" et "anti-France".
- Proposition du FN : "Expulser les condamnés étrangers à l’expiration de leur peine".
Bien qu’il s’en défende,
Nicolas Sarkozy n’a pas supprimé totalement la "double peine"
(condamnation plus expulsion) dont sont victimes les étrangers. Pire, lors des
événements de novembre 2005, le Ministre de l’Intérieur a demandé l’expulsion
des jeunes soupçonnés d’avoir pris part aux violences dans les banlieues.
- Proposition du FN : "Appliquer la déchéance de nationalité".
Cette proposition du Front
National est désormais appliquée à l’encontre d’islamistes radicaux. La loi
contre le terrorisme a porté de dix à quinze ans le délai durant lequel la déchéance
de nationalité est possible après la naturalisation.
- Proposition du FN : "Fonder la naturalisation sur l’assimilation".
L’article 21-24 du code
civil stipule, depuis 1945, que "nul ne peut être naturalisé s’il ne
justifie de son assimilation à la communauté française, notamment par une
connaissance suffisante, selon sa condition, de la langue française". La
loi Sarkozy de 2003 impose une connaissance "des droits et devoirs"
et organise le contrôle de celles-ci. La loi CESEDA de 2006 accentue fortement
ces obligations.
- Proposition du FN : "Instaurer une période probatoire pour les mariages
mixtes".
Un étranger ne peut
désormais demander la nationalité française que quatre ans après son mariage
avec une personne de nationalité française. Il faut désormais attendre trois
ans de vie commune depuis le mariage pour solliciter une carte de résident, qui
n’est plus délivrée de plein droit et qui tient compte de l’intégration des
intéressés
- Proposition du FN : "Procéder à l’expulsion effective des immigrés clandestins".
Le gouvernement avait pour
objectif d’expulser 20 000 personnes en situation irrégulière en 2005 et 25 000
en 2006, en n’hésitant pas à remettre en cause les principes fondamentaux de la
dignité humaine.
- Proposition du F.N. : "Conforter la famille comme lieu d’éducation".
Avec le projet de loi de
prévention de la délinquance présenté par Nicolas Sarkozy, le maire aura
désormais la possibilité, si la situation d’une famille "est de nature à
compromettre l’éducation des enfants", de demander à la caisse
d’allocations familiales la mise sous tutelle des prestations sociales de la
famille. Il présidera aussi un "Conseil pour les droits et devoirs des
familles" dans les communes de plus de 10.000 habitants. Ce conseil pourra
procéder à des rappels à l’ordre auprès des familles en cas de problèmes
scolaires, de carences éducatives, de troubles du voisinage. Le maire pourra
leur proposer un stage de responsabilité parentale.
- Proposition du FN : "Lutter contre le faux tourisme".
Les loi Sarkozy de 2003 et
de 2006 rendent beaucoup plus difficile l’obtention des visas. Il est de plus
en plus difficile pour les ressortissants des pays en développement d’obtenir
un visa de tourisme, les autorités se montrant tatillonnes sur les garanties et
les documents exigés.
- Proposition du FN : "Abroger le regroupement familial".
Depuis sa création, en
1976, le droit au regroupement familial n’a cessé d’être rogné par
l’application stricte de conditions liées aux ressources et au logement. La Loi
CESEDA votée en 2006, soumet le regroupement familial à la notion
d’"intégration réussie" qui ne vise qu’à renforcer l’arbitraire des
autorités compétentes et instaure un délai probatoire de trois ans. Dans son
entretien au Parisien du 20 octobre 2006, Nicolas Sarkozy souhaite que la
totalité de l’immigration soit, à l’avenir, une immigration de travail. Dans
son projet, c’en est donc finit du regroupement familial et du droit d’asile.
- Proposition du FN : "Ramener le droit d’asile à sa vocation originelle".
Les décrets d’application
de la loi Villepin de 2003 sur l’asile ont restreint drastiquement l’octroi du
statut à tous les stades de la procédure. Les critères de recevabilité des
demandes empêchent, faute de temps, des demandeurs de pouvoir être entendus, y
compris en appel. Nicolas Sarkozy plaide constamment pour la diminution des
délais imposés.
- Proposition du FN : "Redonner aux parents le choix de l’école"
Dans le cadre de
l’élaboration de son programme pour 2007, Nicolas Sarkozy souhaite supprimer la
carte scolaire et permettre à chaque famille de choisir librement
l’établissement scolaire dans lequel inscrire ses enfants. “Le social n’est pas
l’apanage des établissements publics. Les établissements privés ont une longue
pratique et des réponses originales en la matière. L’enseignement privé déborde
d’ailleurs de demandes d’inscriptions. Je n’accepte pas que la liberté de choix
de l’école soit réservée à ceux qui habitent dans les beaux quartiers. Pour la
même raison, je suis pour la suppression à terme de la carte scolaire”. (Le
Figaro, 22 février 2006)
- Proposition du FN : "Mettre en place la préférence nationale"
Même s’il ne s’en vante
pas, Nicolas Sarkozy fut cosignataire d’une éphémère proposition de loi visant
à instaurer le principe de préférence nationale dans les politiques des
collectivités locales (proposition de loi de Jean-Louis Masson, RPR, du 11
avril 1990) dont l’article 2 dispose que “les collectivités territoriales
définissent librement les conditions d’attribution des prestations visées à
l’article premier : ces conditions peuvent être notamment relatives à la
durée de résidence des bénéficiaires éventuels sur le territoire de la
collectivité intéressée, au montant de leurs ressources ou à leur nationalité”.
- Proposition du FN : " Libérer l’école de l’idéologie"
Dans le débat suscité par
l’article 4 de la loi du 23 février 2005 affirmant que « les programmes
scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française
outre-mer », Nicolas Sarkozy s’est attaqué à l’idéologie présumée des
manuels scolaires. Pour lui, "il faut cesser avec la repentance permanente
en France pour revisiter notre histoire.” (France 3, 7 décembre 2005)
- Slogan du FN : "La France, tu l’aimes ou tu la quittes"
Nicolas Sarkozy lors de la
réunion des nouveaux adhérents de l’UMP d’avril 2006, a repris à son compte, le
slogan de la campagne menée par le Front National de la Jeunesse en 1995 :
"la France, tu l’aimes ou tu la quittes".