France... Ô France !

Ce blog sera celui de la transparence, de la tolérance, du partage et de l'humanité. Il restera politique et engagé sur maints points. ATTENTION CE SITE PEUT CHOQUER LES MINEURS

08 avril 2007

PLUS

Je ne t’écouterai plus
Je ne te chanterai plus
Je ne te connais plus
Tu ne donnes rien, tu prends

Les visages à la ronde
Pleine d’inconnus
De regards de fronde
D’amères vagabondes
Que leurs pas inondent

Ô l’ange déchu
Aux silences de glace
Aux errements de place
En place que rien n’efface
De la mémoire déçue

Je ne te rêve plus
Je ne t’entends plus
Je ne te crois plus
Tu ne donnes rien, tu prends

Corina Lavil

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07 avril 2007

VIVRE LIBRE

A mon père… et aux autres trous du cul

VIVRE LIBRE

Vivre libre…
Libre de toi et tes mensonges
Libre de tout amour qui me ronge
De toute haine qui me laisse comme ivre
Aux rives incertaines de mon âme qui pleure…

J’avais rêvé de toi comme une infinie tendresse
Ton amour était un leurre
Un piège à cons fait de lianes et de laisses !

Vivre libre…
Comme tout sentiment qui s’éteint au firmament
Comme une larme aux joues d’une enfant…
Où je rêvais d’une galaxie, d’un univers…
Les yeux clos et le cœur ouvert…
Mais aujourd’hui, les yeux à l’envers
Je regarde à l’intérieur de moi-même
En quête d’ombres je fuyais la lumière
Astre pâle de tes paupières…
En quête d’un doux « je t’aime »...

Enfant, je courais pieds nus vers toi…
Les bras en avant, la lune dans mes bras…

J’aurais cueilli toutes les roses
Me couvrant d’épines et ne t’apporter que leur douceur
J’aurais livré mes doutes j’aurais levé mes peurs
Traversé des rivières pour t’apporter ma fraîcheur…
Livré des batailles sans nom pour t’apporter la paix
Deviné le Rien pour te dire la Chose…
Oublié qui j’étais, oui, cela mais…

Je criais dans un langage sans non
Où la douleur faisait loi, où la douleur me prenait
Et ne prendrait que moi…
Par monts et par vaux, parvenir à lâcher prise
J’engrangeais des maux et par delà même me libérais en mots.

Vivre libre… Quelle surprise !
Quel soulagement ce serait, vivre sans ta loi ?
Vivre sans cette sourde tourmente
A flots sans cesse renouvelés, et vagues tout à fait différentes !

Vivre libre…
Sans le savoir tu m’as enchaînée à ton passé
Et la femme que j’ai du mal à être, je ne sais
Je ne vis, je ne crains, je tremble, je frémis…
Vivre libre… Pourtant…
Aimer d’un amour de sang
C’est vivre enchaîné.

CORINA LAVIL

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PETITES PRECISIONS

... et quelques fleurs...

Certains de ces poèmes peuvent dater d'il y a quelques années. Et même 20 ans...

Je les ai relus, là maintenant, eh bien , je les trouve fichtrement beaux mes poèmes ! waow... Beh, ça fait pas de mal de s'envoyer quelques fleurs parfois...
coquelicots_entiers

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06 avril 2007

AUBE

torlake1024

AUBE

J'ai posé ma tête sur ton épaule
Ai fermé les yeux lentement
Ai respiré l'air fortement
Pour calmer mes peurs
Pour chasser mes frayeurs
J'ai pris ton corps dans mes bras
Je t'ai serré contre moi
Et mes lèvres ont souri
Et mes frayeurs sont parties
J'ai posé ma tête sur ton épaule
La vie c'est pas toujours drôle
Alors j'ai posé mes lèvres sur les tiennes
Je t'ai embrassé à perdre haleine
Et mon cœur a souri
Et mes soucis sont partis
J'ai mis ta main dans la mienne
J'ai oublié qu'existait la haine
Et mes yeux sont devenus Amour
Et l'aube est devenue Jour

CORINA LAVIL

aube2

J'ai écrit ce poème quand j'étais au lycée ! ça fait, euh... très longtemps.......

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LES VOIES DU PASSE

tunisie

LES VOIES DU PASSE

Ces âmes lourdes et incertaines
Sont comme des voyageurs dans une oasis sans eau
En quête d’une rive -tels des oiseaux
Elles ne font que passer, mesurant leur haleine

Mesurant leur peine, à avancer
Cherchant à tout prix à se poser

Elles ont en souvenir des jours meilleurs
Des vagues irisées et des dauphins joueurs
Accompagnant leur traversée de vies
Paillettes d’étoiles, fragments d’éternité
Toutes solidaires, âmes-sœurs âmes-amies

Dans la Vérité
En quête d’être

Ces âmes ont oublié
Leur chemin de vie

Ces âmes meurtries
Ces âmes ont joué

Ces âmes étaient légères
De folie meurtrière
D’abandon de leur vérité
D’abandon de Jahvé

Ces âmes lourdes et incertaines -pourtant-
Sont celles qui cherchent le pardon
Le pardon de maintes vies, tel un manant
Ces âmes dont je suis la quête infinie
Une myriade de pleurs et de cris sans nom
Dans l’obscurantisme du non-vouloir de ma vie

Les âmes blessées errent en ce monde
Pâles reflets de lumière
Petits êtres
Dans un être immense de pierre
Inféconde

D’amour

Quand arrivera le troisième jour ?

 

CORINA LAVIL

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INCHALLAH

INCHALLAH

L’armure au vent, il marche ainsi désormais.
Les ébats de son coeur n’intéressent personne,
Dans le froid, la douleur, la brume de la paix,
Dans un monde que plus rien n’étonne,
Démarche ondulante, bardé de rêves à vendre,
L’homme allait ainsi dans les rues du destin.

L’homme dit ainsi à qui voulut l’entendre :
Inchallah, que Dieu guide mon chemin !

A l’autre bout du monde, si proche, si loin,
Tortures et viols, homicides volontaires
Emanant de volontés d’Hommes de Grand Bien.

A l’autre bout du monde, un petit bout de terre.

Où rien ne pousse, sinon l’ivraie,
Où rien ne vit, même pas les souvenirs, sinon les siens,
Sinon l’eau, les tumultes et la sauvagerie recouvrée.

Tel un fauve, souple, le regard de braise,
L’homme avance encore plus proche de sa proie.
Elle, elle dit que le soleil est chaud, que sa vie est foutaises,
Que même l’ombre qui gagne sa solitaire voie,
Ne pourrait la sauver du désarroi;
L’homme avance encore plus proche de sa proie.

L’homme dit ainsi : Tu ne mourras point,
Inchallah, que Dieu guide mon chemin !

Alors, la brume de la paix se répand sur la femme.
Elle vibre, son âme est en repos.

Elle frémit, s’éloigne de cette chaude flamme
Que le soleil bâtissait comme un fardeau.
La brume de la paix l’endort peu à peu
Dans les bras d’un homme qui l’enlace.

Et l’homme dit ainsi à la femme : Je te veux.

Inchallah, Dieu donne à chacun sa place !

A l’autre bout du monde, si proche, si loin,
Tortures et viols, homicides volontaires
Emanant de volontés d’Hommes de Grand Bien.

Mais, à l’autre bout de ce monde, un tout petit bout de terre.

La brume de la paix est devenue mousseline,
Les bras de l’amour sont devenus étau.

Le soleil demeure chaud.

Les mots cuisinent.

Inchallah !
Inchallah !

De l’autre côté du monde, si proche, si loin,
La femme fouille de son regard le restant des lettres
Eparpillées tout au bout de ses mains.
Elle cherche de tout son coeur l’ange de l’être,
En proie à la désespérance et la déchéance,
Le démon de la vie continue pourtant de la taquiner.

Autour d’elle, la brume vaque à son occupation d’accoutumance,
Et le temps et l’amour chatouillent le bout de son nez.

CORINA LAVIL

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LA FEMME EN FLEURS

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J'apprends la vie avec un couteau dans le cœur
Certains apprennent le bonheur
Avec une rose accrochée aux belles heures
Et d'autres une épine dans l'âme
Qui verse des flots de larmes.

J'appréhende l'instant qui mène à l'ailleurs
Au souffle, au bagage de ses armes
Et le navire qui le porte à l'âme sœur
Des rives souterraines de la douleur
D'être une femme.

Mourir d'être née
Vogue vague de la mer qui t'y a lancé
Tremblante du pouvoir de donner
C'est sûr, dans les méandres de ses douceurs
J'ai dû perdre une partie de mon cœur...

J'apprends la vie avec un couteau dans le cœur
Et les mots du silence qui me sont gardés
Restent au silence de mon être effarouché.

J'apprends la vie avec un couteau dans le cœur
Le chemin est long - qui mène au bonheur.

CORINA LAVIL

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WINDOW BREATHE

02

J'ai grandi démesurément
Les jambes trop petites pour un cœur de géant
Un esprit trop pensif
Et des doigts crochus parfois agressifs


J'ai grandi -enfant perdue
Dans le Temps et l'Espace
Des mots à ma bouche pendus


A mes yeux immensément ouverts trouver si peu de place...


J'ai grandi Malformation de l'être
Du Verbe et du Devenir
Mots qui reviennent sans cesse à l'ouvrir
Aux raisons que je fais paraître


J'ai grandi -sage enfant à sa fenêtre-
Qui se rêve et qui s'ignore
Que le feu dévore
Et qui ne cesse de vouloir comprendre
Alors que d'autres cherchent désespérément
A défendre
L'Interdit


Leur vivre est une omission perpétuelle
A croire qu'ils ont peur d'entendre
A croire qu'il n'est jamais d'amour
Permis
L'amour est un tourment
Une lamentation éternelle
Un tourment de leur vivre
In existant


J'ai grandi -désespérément-
Et puis
Petit à petit
Enfant rivée à ma fenêtre

Je me suis sentie renaître

CORINA LAVIL

calimero

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FLEUR FRAGILE

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C’est comme une fleur fragile
Une rose qui aurait perdu ses épines

C’est un monde autre que le vôtre

C’est une musique de perles de rosée
Qui s’enfuit par les portes de son âme
Comme un rêve libéré

C’est comme une fleur fragile
Une rose qui aurait perdu ses épines

C’est un monde de nuées enchantées

C’est une mélodie moins folle que la vie
Qui s’enfuit de son esprit
De son cœur pour un monde de fleurs
 

Délicat comme un pétale de roses
N’écrasez pas… cette Chose
Sans le savoir vous auriez brisé un cœur

Simple reposée délicate dans ses rêves
La tête posée sur un oreiller de fleurs
Laissez-la encor dans son monde de trêves

Elle se réveillera bien trop tôt
Ne gardez dans votre esprit
Que le sourire de ses nuits

Elle se réveillera bien trop tôt
Profitez du regard heureux
Quand elle ouvrira ses yeux

Puis prenez lentement sa main
Plus délicatement encore ses lèvres
Car elle est une image bien frêle

CORINA LAVIL

marguerites

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POETESSE AVEUGLE

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POEME POUR CEUX QUI VOIENT AVEC LEUR CŒUR
POEME POUR AVEUGLES

(Histoire d’une poétesse aveugle qui enregistre ses poèmes sur un magnétophone)

Mes doigts touchent les images
Que mon imagination a créées
Que mon cœur sème dans le paysage
Qui a voilé sa face à jamais.
Mes mains se crispent sur les touches
Ces boutons métalliques
Qui deviennent soudain magiques.
Et de mon cœur sort une voix
Et de ces joies sort un cœur
Une fleur qui parle, rien que pour moi,
Qui écrit mes mots et leurs couleurs.
Mon cœur est un véritable recueil
Il contient des pages entières de poésie
Il oublie votre froid accueil.
Ecoutez mes poèmes, ils respirent la vie.
Ecoutez-moi, répondez-moi
Faites-moi sentir que vous êtes là.

 

CORINA LAVIL

coquelicots_entiers

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