03 avril 2007
Nicolas Sarkozy prend l'Assurance Maladie pour cible
Avec l'aimable autorisation de M. Patrick Allemand
Il est impératif de faire passer ce message par internet au plus grand nombre, auprès de personnes âgées, comme des jeunes, dans les quartiers populaires mais pas uniquement, car cette fois c'est toute notre branche santé de la protection sociale qui sera attaquée et c'est encore le pouvoir d'achat des français qui en pâtira.
Plus de doute, on sait maintenant que ce sont les assurés sociaux qui paieront la politique de Nicolas Sarkozy. Et même plutôt quatre fois qu'une !
Dans la présentation de son programme, le candidat de l'UMP propose désormais non plus une mais quatre franchises : médicaments, examens biologiques, consultations et hospitalisation.
Une telle mesure censée lutter contre l'aggravation des déficits de l'Assurance Maladie intervient, on ne saurait l'oublier, au moment où Nicolas Sarkozy choisit sciemment de les creuser en proposant l'augmentation des honoraires médicaux (le C à 23€). Quel cynisme !
Le candidat Sarkozy fait du déremboursement généralisé une politique structurelle de financement public.
Or, une telle option est tout sauf un levier de bonne gestion de l'offre de santé.
En outre la franchise est la plus mauvaise manière d'opérer le déremboursement, par son inefficacité financière, son injustice sociale et sa dangerosité au regard de la santé publique.
Inefficacité financière et économique, en effet, car on sait que les dépenses de l'Assurance Maladie reposent essentiellement sur les soins aux malades les plus graves et chroniques. Freiner le recours aux soins primaires sera pratiquement sans effet sur les comptes de l'assurance maladie.
Cette mesure est ensuite socialement injuste car le poids de cette franchise n'est rien d'autre qu'une augmentation supplémentaire du reste à charge supporté par les familles, qui vient s'ajouter au ticket modérateur (aujourd'hui de 30% sur les tarifs opposables et beaucoup plus lorsqu'on prend en compte les dépassements d'honoraires toujours plus fréquents!).
Enfin, cette mesure est dangereuse au plan sanitaire car on sait qu'un recours précoce aux soins primaires permet d'éviter l'aggravation des troubles et donc une détérioration de l'état de santé, et des coûts supplémentaires pour la sécurité sociale.
Les idées de Nicolas Sarkozy en matière de santé vont à l'encontre de la santé publique et de la médecine moderne qui sera de plus en plus une médecine prédictive et active allant au devant du patient pour agir précocement.
En clair Sarkozy applique à la santé le même schéma de pensée que pour le traitement de l'insécurité au ministère de l'Intérieur. pas une police de dissuasion mais une police d'intervention. Dans la santé cela donne moins de soins précoces et plus de soins importants!
Patrick Allemand
Une pétition est à signer ici :
Allez-y en masse !
C'est votre santé qui est en jeu !
Cendra