05 avril 2007
FAUT S' BOUGER L'CUL !
Y'a un prob là ! J'me posais la question du pourquoi du comment de la chose. En lisant l'article, je me disais, qu'est-ce que l'on peut faire, nous, à la base, pour faire changer les choses, pour faire comprendre aux gens que Sarkozy n'est pas la solution à leurs problèmes de tous les jours. Sarkozy joue au grand charmeur, c'est peut-être pour ça qu'a chaque fois que j'allume la télé et que je tombe sur lui, je pousse un cri, j'éteins la télé et je laisse tomber la télécommande comme si c'était... le diable !
Il répond à des préoccupations que lui-même a créées : la violence et l'insécurité, le "moi j'bosse et l'autre il glande rien". Moi, je crois que c'est ça ce que les gens voient. Sinon, Le Pen serait déjà bien plus haut. Ce n'est donc pas, je pense, le thème de l'immigration qui touche le plus les français, cet électorat-là est déjà voué à Le Pen.
Je pense qu'il faut faire passer ce message le plus possible. Sarkozy a créé l'insécurité dans les banlieues. Il a créé un cadre idéal : en supprimant la police de proximité, il a supprimé le dialogue. Les gens se sont sentis abandonnés. Les jeunes en particulier. Ensuite, il a allumé le feu. Et ça a donné les émeutes des banlieues. Il se montre ferme, il se veut rassurant. Les gens aiment la fermeté, ils en demandent. Ils n'arrêtent pas de clamer à ce que l'on éduque ces jeunes qu'eux-mêmes n'arrivent plus à comprendre.
On n'a pas fait "tant de cas" que ça de mai 68... Maintenant, quand on se révolte, même si c'est d'une manière différente, c'est forcément de la racaille. Les médias, à la botte de Sarkozy, s'en donnent à coeur joie, en ciblant leurs objectifs sur les casseurs et les voleurs (ou profiteurs d'une situation). Il y a un vent de révolte, une manière de dire leur mécontentement dans ces "manifestations" de violence.
Pour citer Le Monde, dans l'exemple de la Gare du Nord : cf. : Article 1
Le
jeune homme, titulaire d'un BTS commercial, habitant Cergy, était venu chercher
sa copine à la gare. Vers 16 heures, dans l'espace d'interconnexion RER-métros-gare,
il a entendu des cris et vu un mouvement de foule : un homme était violemment
frappé par des policiers. "Il était à terre. Les gens se sont regroupés
et ont commencé à protester. Les policiers sont arrivés de plus en plus
nombreux." Anthony se trouvait sur une passerelle, un étage au-dessus.
Il a commencé à filmer les événements.
Rapidement,
en quelques minutes, la foule a grossi. "Certains ont commencé à crier
: Libérez-le ! Libérez-le ! " Des premiers échanges de coups ont eu
lieu, rapidement réprimés par des "charges" de la police et
l'usage de gaz lacrymogènes. "Tout le monde était révolté. Les gens
disaient que le jeune avait fait une erreur mais qu'on ne pouvait pas le
traiter comme ça."
En voici une des vidéos, les autres sont sur daily motion :
Apparemment, il aurait reçu des menaces téléphoniques qui "émaneraient" de la police après avoir été interviewé .... Il y a vraiment des tensions !
Et encore, le témoignage touchant d'une passante : cf. : article 2
Hier soir, vers 20h30, je sortais du bureau, j'ai pris mon
métro comme tous les soirs pour aller Gare du Nord où je récupère le RER B.
Aucune annonce ne m'a prévenue que des incidents avaient cours.
Arrivée
Gare du Nord, j'ai pris les escalier pour rejoindre le RER. J'ai entendu du
bruit et aperçu de l'agitation au loin. Donc je me suis dirigée rapidement en
direction des policiers pour rejoindre le quai du RER. A ce moment j'ai
constaté des bris de verre et surtout remarqué que les policiers étaient alignés
en rang serré.
Je
me suis approchée d'eux, pensant trouver refuge. Je leur ai demandé poliment si
je pouvais passer pour prendre mon RER, la seule réponse que j'ai eu fut : «
reculez !». Nous étions quelques voyageurs à vouloir passer. Aucun de nous ne
comprenait ce qui était en train de se passer.
A
ce moment, j'ai entendu une voix venant des policiers qui a crié « on se calme
». j'ai regardé autour de moi, pensant qu'il s'adressaient à un des passants.
C'est alors que j'ai compris que la voix s'adressait aux policiers. La peur m'a
envahie. Un bruit sourd a raisonné et les policiers se sont mit à nous charger
la matraque levée. Nous avons dû reculer en catastrophe, poussés par les
policiers au bruit des matraques qu'ils cognaient sur les murs. Nous n'avions
aucun moyen de sortir et, en face, il y avait d'autres policiers qui
attendaient en rang serré.
Finalement
j'ai été poussée dans le couloir d'accès au métro dont je venais par un
policier en civil avec brassard qui m'a hurlé : « retournez dans le métro ».
Nous étions alors plusieurs dizaines à ne pas comprendre pourquoi nous avions
pu descendre du métro sans avoir aucune issue possible.
La
seule solution a donc été de reprendre le même métro et d'aller utiliser des
correspondances.
A
aucun moment nous n'avons été informés de ce qui se passait. Une fois rentrée
chez moi j'ai compris une partie de l'histoire.
Naïvement
j'étais allée me réfugier auprès des policiers, désormais ils me font peur.
La police est dépassée, elle s'est vue attribuée un rôle pesant que Sarkozy lui a imposé : l'image d'un policier essentiellement répressif, rôle que la plupart n'envisage pas, je pense, comme rôle principal... et unique !
Il faut voir leur extrême "susceptibilité" (attention à ne pas prendre ce terme du seul côté négatif) et leur tension. L'image qu'on leur a attribuée, il faut l'assumer !
Je ne suis pas sûre qu'elle soit celle qu'ils veulent vraiment.
Le message qu'il faut faire passer, autour de nous, c'est cela : Sarkozy, avec ses maintes manipulations sur l'insécurité (qu'il a créée, répétons-le bien !), c'est une manoeuvre pour cacher les moultes réformes touchant à notre pouvoir d'achat, à notre système de sécurité sociale. Il donne d'une main pour reprendre de l'autre... Il faut travailler plus ? Oui mais n'oubliez pas la franchise qu'il veut instaurer dans le système des remboursements de la sécurité sociale.
Il faut une immigration choisie (ah, euh, bien, au-revoir monsieur Sarkozy... ha! c'est vrai vous êtes français! eux aussi...)
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Concernant Ségolène, que lui manque-t-il pour convaincre ?
Apparemment, Ségolène Royal aurait perdu des points chez les jeunes, les sympathisants des verts et les employés. En ce qui concerne les sympathisants des verts, je peux le comprendre, plusieurs candidats pourraient "répondre" à leurs attentes... Mais je reste sceptique quant à l'efficacité de leur programme concernant tous les aspects de la vie...
Les employés, je ne comprends pas. Ségolène répond à leurs attentes. La plupart des employés sont payés au SMIC, une revalorisation de leur salaire ne leur suffit pas ? Le message n'est peut-être pas passé... A nous d'expliquer ces différents points :
- la revalorisation du SMIC
- La suppression du CNE et la modulation des aides aux entreprises en fonction du type de contrat qui y est appliqué
- La consolidation des acquis des 35 heures et réduire leurs effets négatifs
- Les entreprises publiques ne recevront d'aides de l'Etat que si elles ne licencient pas quand elles dégagent des profits substantiels et elles devront rembourser l'Etat en cas de délocalisation
- L'établissement d'une charte d'égalité homme/femme au travail
- Tout bénéficiaire de minima sociaux reprenant le travail bénéficiera d'un tiers de revenus supplémentaires
- L'indemnisation du chômage à 90% du salaire net pendant un an, assorti dune formation qualifiante
Concernant les jeunes, je ne comprends pas non plus. Ségolène leur a promis qu'ils ne resteraient pas au chômage plus de 6 mois, la création d'un prêt de 10 000 euros à taux zéro (plus, ce serait pousser les jeunes à s'endetter trop), la création d'une allocation d'autonomie sous conditions de ressources.
Peut-être avons-nous besoin d'aller à la rencontre de ces jeunes, de les écouter, et puis de leur expliquer... leur avenir sous Sarkozy. Je sais que les jeunes ne sont pas des fainéants, ils sont courageux. Ils l'ont démontré lors de la tentative de mise en place du CPE, qui, grâce à eux, n'existe pas ! Ils ont montré qu'ils avaient bien plus de courage que nous, adultes ! Je suis plutôt fière d'eux (excusez la vieille...)
Nous devons, plus que jamais, aller à la rencontre de nos concitoyens, de nos frères, de nos soeurs, de nos voisins ! Expliquer un monde plus juste, même si un tantinet libéral, l'économie a besoin d'être boostée, un monde à l'écoute de ses acteurs, les acteurs que nous sommes, de notre pays, de notre ville, de notre vie.
Cendra
Commentaires
Difficile de comprendre...
... effectivement qu'aux 10%- grand max - des personnes qui peuvent avoir intérêt à voter Sarko pour sauver leurs intérêts, il s'y en ajoute beaucoup d'autres qui envisagent de voter pour l'autorité (qui va leur bouffer les derniers brins de laine qu'ils ont sur le dos)
Mais...
Il y en a qui aiment se faire tondre... et de faire bêhhhh... Il y a des personnes aussi qui n'écoutent qu'une toute petite partie de son discours et ne font pas "gaffe" au reste...
Tout comme Bayrou, beaucoup oublient qu'il est effectivement de droite !
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