19 juin 2007
LA FRANCHISE TRES FRANCHE
Franchise médicale : ça se précise
La ministre de la Santé et du Sport, Roselyne Bachelot-Narquin, a annoncé hier que seront mises en place quatre franchises médicales de 10 euros chacune par foyer et par an. Sur les visites médicales, les examens biologiques, les achats de médicaments et l’hospitalisation. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2008, présenté en septembre prochain, devrait se ménager la possibilité de les réévaluer chaque année, en fonction de l’évolution du "trou" de la sécurité sociale. Du fait de la pyramide des âges, celui-ci ne pourra que se creuser. Les franchises, forcément, augmenteront donc indéfiniment. N’en seront exemptées que les personnes dans des "situations sociales très dégradées". Ce qui a suffi à ce que Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté un temps en désaccord, se dise "rassuré". Scélérate position pour qui se prétend de gauche, puisque les revenus modestes les subiront de plein fouet.
"Le
problème n’est pas celui de la responsabilisation des patients mais de
corriger les graves inégalités d’accès aux soins qui dissuadent les
familles les plus modestes du recours aux soins primaires", résume avec
pertinence Gérard Bapt, député PS de la Haute-Garonne. Même Michel
Chassang, le président du premier syndicat de médecins libéraux, la
CSMF, déclare que les franchises risquent "de retarder l’accès aux
soins des plus démunis". Sondage CSA publié hier : 61% des Français
considèrent "plutôt comme une mauvaise chose" cette mesure. Le candidat
UMP l’avait annoncée. Smicard sarkoziste qui te lèves tôt, ces
franchises tu paieras. Commences-tu enfin à comprendre ? (AGORA VOX)
Projet de loi sur le travail: les principales mesures
PARIS (AP) - Les principales mesures du projet de loi sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat présenté mercredi en conseil des ministres: - Détaxation fiscale et sociale des heures supplémentaires: Effective à partir du 1er octobre, cette mesure doit bénéficier à l'ensemble des entreprises et des salariés, du public comme du privé. Toute heure supplémentaire travaillée sera totalement exonérée de la part salariale des cotisations sociales et les salariés ne paieront pas d'impôt sur le revenu sur ces heures. Les cotisations patronales seront réduites par le biais d'un forfait modulé selon les effectifs de l'entreprise. Un "avantage" sera accordé aux PME de moins de 20 salariés afin de compenser l'augmentation de la majoration des heures supplémentaires dans ces entreprises, porté de 10 à 25% au 1er octobre prochain. Le gouvernement estime que cette mesure coûtera entre 2,5 et 5 milliards d'euros, même si François Fillon reconnaît que la facture est "difficile à apprécier parce que cela dépend du nombre d'heures supplémentaires mises en oeuvre". - Déduction des intérêts d'emprunts immobiliers de l'impôt sur le revenu: Autre promesse phare du candidat Sarkozy, la déduction des intérêts d'emprunts immobiliers s'appliquera à tous les remboursements en cours et ne sera pas limitée aux premiers achats immobiliers. Elle bénéficiera aux foyers non imposables. Le crédit d'impôt sera égal à 20% des intérêts d'emprunt payés, dans la limite de 3.750 euros d'intérêts pour un célibataire et 7.500 euros pour un couple. Cette déduction ne s'appliquera qu'à l'achat d'une résidence principale et seulement pour les cinq premières années de remboursement. - Exonération des droits de succession: L'objectif affiché est la suppression des droits de succession "pour 90% des Français". Les droits de succession au profit du conjoint survivant et du partenaire pacsé seront supprimés. L'abattement de 50.000 euros applicable pour les donations et successions sur la part de chacun des ascendants et de chacun des enfants vivants ou représentés est quant à lui porté à 150.000 euros. Corrélativement, l'abattement global de 50.000 euros applicable sur l'actif net successoral est supprimé. Les transmissions entre vifs sont facilitées par la création d'une exonération de droits de mutation applicable aux dons en numéraire dans la limite de 20.000 euros au profit d'un enfant, un petit-enfant, un arrière-petit-enfant ou, à défaut d'une telle descendance, d'un neveu ou d'une nièce. - Bouclier fiscal: Pendant la campagne, Nicolas Sarkozy s'était engagé à limiter à 50% du revenu, contre 60% actuellement, la somme des impôts directs et des contributions sociales (CSG et CRDS inclues). L'opposition accuse le gouvernement Fillon de chercher ainsi à supprimer l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) sans le dire, les plus gros revenus étant les principaux bénéficiaires de cette mesure. Par ailleurs, un contribuable assujetti à l'ISF pourra déduire de cet impôt jusqu'à 50.000 euros par an pour les investir dans des PME. - Défiscalisation du travail étudiant: Les étudiants qui doivent travailler pendant l'année universitaire pour financer leurs études bénéficieront d'une exonération d'impôt sur le revenu des salaires qu'ils perçoivent, "dans la limite de trois fois le SMIC mensuel". La limite d'âge est fixée à 25 ans. - Parachutes dorés: Finalement les parachutes dorés qui défraient régulièrement la chronique ne seront pas interdits mais "encadrés". Les primes de départ versées aux dirigeants de grandes entreprises devront être subordonnées à des conditions de performance fixées au préalable et appréciées par le conseil d'administration au moment du versement. Les conventions en cours devront être mises en conformité avec cette disposition dans un délai d'un an. AP
Le nouveau visage du Gouvernement de François Fillon
Le secrétaire général de
l’Elysée, Claude Guéant, a annoncé, le 19 juin, la composition du nouveau
Gouvernement de François Fillon.
Ce Gouvernement compte quinze ministres, seize secrétaires
d’Etat et un haut commissaire :
- Jean-Louis Borloo : ministre d’Etat,
ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables
- Michèle Alliot-Marie : ministre de l’Intérieur, de
l’Outre-Mer et des Collectivités territoriales
- Bernard Kouchner : ministre des Affaires étrangères et
européennes
- Christine Lagarde : ministre de l’Economie, des Finances et
de l’Emploi
- Brice Hortefeux : ministre de l’Immigration, de
l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement
- Rachida Dati : garde des Sceaux, ministre de la Justice
- Michel Barnier : ministre de l’Agriculture et de la Pêche
- Xavier Bertrand : ministre du Travail, des Relations sociales
et de la Solidarité
- Xavier Darcos : ministre de l’Education nationale
- Valérie Pécresse : ministre de l’Enseignement supérieur et de
la Recherche
- Hervé Morin : ministre de la Défense
- Roselyne Bachelot-Narquin : ministre de la Santé, de la
Jeunesse et des Sports
- Christine Boutin : ministre du Logement et de la Ville
- Christine Albanel : ministre de la Culture et de la
Communication
- Eric Woerth : ministre du Budget, des Comptes publics et de
la Fonction publique
- Roger Karoutchi : secrétaire d’Etat auprès du Premier
ministre, chargé des Relations avec le Parlement
- Jean-Pierre Jouyet : secrétaire d’Etat auprès du ministre des
Affaires étrangères et européennes, chargé des Affaires européennes
- Laurent Wauquiez : secrétaire d’Etat auprès du Premier
ministre, porte-parole du Gouvernement
- Eric Besson : secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre,
chargé de la Prospective et de l’Evaluation des politiques publiques
- Valérie Létard : secrétaire d’Etat auprès du ministre du
Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, chargée de la Solidarité
- Dominique Bussereau : secrétaire d’Etat auprès du ministre
d’Etat, ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables,
chargé des Transports
- Nathalie Kosciusko-Morizet : secrétaire d’Etat auprès du
ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement
durables, chargée de l’Ecologie
- Christian Estrosi : secrétaire d’Etat auprès de la ministre
de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités territoriales, chargé de
l’Outre-Mer
- André Santini : secrétaire d’Etat auprès du ministre du
Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, chargé de la Fonction
publique
- Jean-Marie Bockel : secrétaire d’Etat auprès du ministre des
Affaires étrangères et européennes, chargé de la Coopération et de la
Francophonie
- Hervé Novelli : secrétaire d’Etat auprès de la ministre de
l’Economie, des Finances et de l’Emploi, chargé des Entreprises et du Commerce
extérieur
- Fadela Amara : secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la
Ville et du Logement, chargée de la Politique de la ville
- Alain Marleix : secrétaire d’Etat auprès du ministre de la
Défense, chargé des Anciens Combattants
- Rama Yade : secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires
étrangères et européennes, chargée des Affaires étrangères et des Droits de
l’homme
- Luc Chatel : secrétaire d’Etat auprès de la ministre de
l’Economie, des Finances et de l’Emploi, chargé de la Consommation et du
Tourisme
- Martin Hirsch : haut commissaire auprès du Premier ministre,
aux Solidarités actives contre la pauvreté
- Bernard Laporte : secrétaire d’Etat auprès de la ministre de
la Santé, de la Jeunesse et des Sports, chargé de la Jeunesse et des Sports (à
compter de fin octobre 2007)
A TELECHARGER : La_composition_du_gouvernement_de_Fran_ois_Fillon
CENDRA DANS TOUS SES ETATS
CENDRA, certains commencent à la connaître. Certains l'aiment bien, d'autres la détestent. Bon, ok, j'espère qu'il y en a quand même qui m'adorent... Ne rêvons pas... de cela.
Je rêve d'idéologie, je rêve d'un socialisme qui renait de ses cendres. Je rêve d'un nouveau socialisme, fier de se dire de l'être. Et de défendre tous les intérêts. Et de défendre l'opprimé. Dans un monde de plus en plus individualiste, fait de richesses et de barbelés, de coeurs qui fondent et de coeurs durs comme la pierre, d'un monde riche de diversités, et pourtant enfermé dans ses différences, entourés de bras d'indifférence, j'ai mon coeur qui émerge d'un long sommeil. Un esprit qui sursaute, soudain allumé d'idées, de rêves, d'espoirs.
J'ai toujours secoué l'indifférence de mes coups d'éclat et d'états d'âme, mes coups de coeur, mes grands coups de gueule, mes émotions, ma soif d'apprendre. J'ai toujours su que je ne plaisais pas, parce que je n'entrais dans un aucun moule. Parfois, ça peut plaire. De temps en temps, j'en souffre, de ne pas me "cadrer" dans un moule, de ne pas me fondre dans la foule. J'ai toujours l'impression que, même en marchant, j'affiche une différence, mais souvent, je m'emmure dans l'indifférence, je me cache sous un air froid et lointain. Je cache un coeur pur et tendre derrière une façade distante. Oh, pas tendre au point de fondre à tout instant. J'ai toujours été fière de ressembler à ma grand-mère paternelle. C'était quelqu'un de bon, ça se lit sur son visage.
J'ai décidé d'étaler mes états d'âme, parce qu'un peu d'humanité, ça fait pas de mal. Parce que des paroles vraies, ben, on a besoin d'en "entendre". Et ça fait du bien.
Et ça me fait du bien. Même si je ne vous dis pas tout ce que je pense. Les différents événements de la journée qui font que des coups de gueule comme ça, eh bien, ça me prend. Même si je ne vous dis pas pourquoi. On ne peut pas toujours dire aux gens ce qu'on pense d'eux. Parce que parfois, nos gestes iraient trop loin, et me causeraient des "soucis pénaux"... Ma mère me disait souvent que si j'avais un fusil à la place du regard, eh bien, il y aurait pas mal de morts ! J'ai failli fusiller les téléphones quand elle a essayé de m'appeler 4 fois samedi...
Beh voilà, les mots se tarissent. Le coeur est toujours là. Il bat. Les images défilent au son de Keane, un groupe anglais avec un chanteur mignon à croquer...
CHRONIQUE D'UN JOUR
Chronique d'un jour. Une revue oubliée sur un banc d'arrêt de bus. Il s'appelle Première. Le film sur la page de garde : Die hard 4. La revue est neuve et n'a pas été utilisée, c'est évident. C'est rare, une revue neuve oubliée sur un banc. Il est plus fréquent de trouver un vieux journal oublié dans un bus.
Quand vous prenez le bus, toujours aux mêmes heures, vous commencez à connaitre les personnes. Surtout le matin. Toujours les mêmes têtes. Vous commencez à voir aussi ceux qui vont bosser ou faire le marché... et ceux qui, à l'évidence semblent s'être perdus. Ou sont là pour autre chose. On ne sait pas ce qu'ils attendent, ce qu'ils guettent.. Peut-être l'inconnu, peut-être le connu. Ça, c'est la deuxième chose : je le suppose. La vie est parfois faite de tout petits rien. Il y a l'utile, le futile, l'encombrant, le gênant. La chose à garder, la chose à abattre. Une somme de choses...
BANNIERE
Bien sûr, j'en ferai pour tout le monde... Mais là, c'étaient les résultats de la 1ère circonscription, alors...
REVUE D'ARTICLES SUR LE NET
DOMINIQUE STRAUSS-KAHN ESTIME QUE LES TENSIONS
ROYAL-HOLLANDE ONT PERTURBÉ LA CAMPAGNE SOCIALISTE
PARIS (Reuters) - Les tensions au sein du couple que formaient Ségolène Royal et François Hollande ont perturbé la campagne électorale, estime Dominique Strauss-Kahn.
"Je crois que c'est un secret de polichinelle" qu'il y a eu de telles perturbations, a-t-il dit au micro de RTL.
"Les relations personnelles interfèrent toujours avec la vie politique. Plus elles sont personnelles, plus elles interfèrent", a ajouté l'ancien ministre socialiste.
La séparation entre l'ex-candidate à l'Elysée et le premier secrétaire du Parti socialiste a été officialisée lundi, une annonce qui, disent la plupart des commentateurs politiques, modifie les rapports de force au sein du PS.
Dominique Strauss-Kahn, qui a été réélu dimanche député du Val-d'Oise, a ajouté que le fait qu'existent "des tensions de personnes au sein du PS ce n'est un secret pour personne".
"Et tout ce qui peut permettre de rendre les choses plus normales, plus politiques est le bienvenu", a-t-il ajouté.
Le dirigeant socialiste qui, selon un sondage diffusé dimanche est préféré par les Français à Ségolène Royal pour succéder à François Hollande à la tête du PS, a toutefois jugé que la défaite de la gauche avait "des causes profondes".
"Nous ne disons pas aux Français ce qu'ils veulent
entendre et nous n'apportons pas de réponses aux problèmes qui sont les leurs
(...) Il est nécessaire d'engager la refondation de qu'est-ce que c'est d'être
de gauche dans la France
du 21e siècle", a-t-il ajouté.
MON COMMENTAIRE, ou ma demande :
J'attends que le Premier Secrétaire Fédéral du Parti Socialiste remette bien les pendules à l'heure. Il y en a plus qu'assez de ces dissidences. Sachant que ces dissidences et/ou mouvements au niveau national se répercutent bien entendu au niveau local (je sais de quoi je parle), il est temps d'y mettre fin. J'écrirai une lettre prochainement au Premier Secrétaire Fédéral, afin de lui apporter mon soutien. Nous avons un combat à mener : il reste des élections locales. Alors, il en est plus qu'assez de ces "c'est la faute à"... Parce que, si l'on commence sur ce terrain-là, on peut bien reprocher à M. Strausskahn bien des choses... Notamment de mettre sur place commune une affaire privée, dont les médias et le parti de l'UMP se gaussent bien... Cela nourrit le doute, cela nourrit la division, cela nourrit le défaitisme. Ce n'est aucunement constructif.
NICOLAS SARKOZY REGRETTERAIT QUE LA TVA SOCIALE N'AIT PAS
ÉTÉ "ASSUMÉE"
PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a estimé devant les dirigeants de l'UMP que le gouvernement aurait dû "assumer" collégialement le projet de TVA sociale, a rapporté lundi soir un participant.
Comme tous les lundi, le président de la République
"Nicolas Sarkozy a dit que la TVA sociale n'était pas une
mauvaise mesure mais qu'il aurait fallu l'assumer", a rapporté un
participant.
"Nous n'avons pas voulu l'assumer. Il aurait fallu l'assumer de façon collégiale", a déploré en substance le chef de l'Etat, selon cette source.
Selon un autre participant, il a néanmoins fait valoir que l'UMP avait remporté les quatre derniers scrutins - les deux tours de la présidentielle et les deux tours des législatives - et disposait d'une majorité absolue à l'Assemblée nationale.
"Il a dit qu'il ne fallait pas dramatiser tout ça", a souligné le même participant, selon qui le principal message de Nicolas Sarkozy a été qu'il appliquerait "tout son programme à la lettre et qu'il le ferait vite et fort".
Le chef de l'Etat a prévu de réunir les députés de sa majorité présidentielle mercredi après-midi à l'Elysée, au lendemain de la nomination de son nouveau gouvernement, et d'intervenir mercredi soir dans un journal télévisé de 20h00, ont précisé à Reuters des participants.
MON COMMENTAIRE :
Monsieur Sarkozy regrette donc que nous payions pas 24.3% de TVA. Merci pour les consommateurs. A quand le 49.3 ?
LE GOUVERNEMENT FILLON II POURRAIT ÊTRE PLUS REMANIÉ QUE
PRÉVU
PARIS (Reuters) - Un mois après sa première mouture, le gouvernement de François Fillon sortira ce mardi plus profondément remanié que prévu de l'épreuve des élections législatives, en raison notamment du départ d'Alain Juppé.
Le remplacement du numéro deux du gouvernement, ministre de l'Ecologie et du Développement durable, pour cause de défaite aux législatives, en sera l'élément dominant.
Jean-Louis Borloo, ministre de l'Economie dans l'équipe sortante, reçu par le président Nicolas Sarkozy lundi après-midi, semblait tenir la corde dans la soirée, selon des sources parlementaire UMP.
D'autres noms étaient aussi évoqués, dont celui de l'ancien chef de la diplomatie Michel Barnier, mais semblaient avoir moins la cote.
En tout état de cause, le remplacement d'Alain Juppé devrait entraîner des modifications en chaîne dans les attributions ou le périmètre de certains ministères, voire la nomination d'un nouveau ministre de l'Economie si c'est Jean-Louis Borloo qui reprend effectivement son portefeuille.
Dans ce dernier cas de figure, un scénario semblait se dessiner lundi soir : le portefeuille de l'Economie serait confié soit à l'ancien ministre délégué au Budget Jean-François Copé, soit à la ministre de l'Agriculture Christine Lagarde.
Le ministre du Travail Xavier Bertrand, lui aussi reçu lundi après-midi à l'Elysée, élargirait alors son portefeuille en reprenant à Bercy le volet social que Jean-Louis Borloo n'avait pas voulu lui laisser.
En cas de nomination de Christine Lagarde à Bercy, le portefeuille de l'Agriculture pourrait être confié à un ex-UDF, tel que Maurice Leroy, dont le nom avait déjà été mentionné lors de la formation du gouvernement Fillon première mouture.
Celui-ci comptait 15 ministres dont sept femmes, quatre secrétaires d'Etat et un Haut commissaire aux solidarités actives, poste taillé sur mesure pour Martin Hirsch, ancien président d'Emmaüs France.
Selon des sources concordantes, Nicolas Sarkozy et François Fillon s'achemineraient vers la nomination de six à huit autres secrétaires d'Etat, dont au moins trois femmes.
UN NOUVEAU PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT ?
Rama Yade, secrétaire nationale de l'UMP à la Francophonie,
d'origine sénégalaise, âgée d'une trentaine d'années (elle serait nommée auprès
du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner). La députée UMP Nathalie
Kosciusko-Morizet, spécialiste de l'environnement, et la sénatrice UDF Valérie
Létard étaient également citées ces derniers jours.
Du côté des hommes, le nombre de prétendants est beaucoup plus important que celui des postes à pourvoir.
Parmi ceux qui semblaient lundi soir avoir le plus de chance d'entrer au gouvernement figuraient le député UMP libéral Hervé Novelli, pour le Commerce extérieur ou l'Industrie, le député-maire UDF André Santini, pour les Nouvelles technologies, le député Christian Estrosi, pour l'Outre-Mer, à moins que la nomination de Jean-François Copé à Bercy ne lui laisse le champ libre pour la présidence du groupe UMP à l'Assemblée nationale.
Parmi d'autres noms cités figuraient ceux du député libéral Axel Poniatowski pour le Commerce extérieur et de ses collègues Luc Chatel, porte-parole de l'UMP, Alain Marleix, responsable des élections à l'UMP, Yves Jego et Laurent Wauquiez.
Pour un éventuel secrétariat d'Etat à l'Agriculture, était aussi cité de source gouvernementale l'ex-UDF François Sauvadet.
Pour l'ouverture à gauche, était surtout mentionné ces derniers jours le nom du sénateur-maire socialiste de Mulhouse Jean-Marie Bockel. Mais l'on n'excluait pas, de source proche du gouvernement, que le choix de Nicolas Sarkozy et François Fillon se porte plutôt sur un radical de gauche.
Enfin, le chef de l'Etat et le Premier ministre seraient
contraints de choisir un nouveau porte-parole du gouvernement, la ministre de la Culture Christine
Albanel ne souhaitant plus remplir cette fonction, dit-on de source
parlementaire UMP.
"Mais attention, il pourrait y avoir plus de surprises qu'on ne l'imagine", avertit-on de même source.
MON COMMENTAIRE :
A voir... Des déceptions sont encore à venir, apparemment...