France... Ô France !

Ce blog sera celui de la transparence, de la tolérance, du partage et de l'humanité. Il restera politique et engagé sur maints points. ATTENTION CE SITE PEUT CHOQUER LES MINEURS

04 mai 2007

SCRUTINS DEPUIS 1965 - DEUXIEME TOUR

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NE PENSEZ-VOUS PAS QU'IL EST GRAND TEMPS QUE LE VISAGE DE LA FRANCE CHANGE ?

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MEETING ACROPOLIS 3 MAI

Le dernier meeting d'Acropolis a rencontré un vif succès et un rassemblement fort du côté de la gauche !

Acropolis3mai

Voici le discours prononcé par Patrick Allemand, premier secrétaire fédéral des Alpes-Maritimes du Parti Socialiste :

Mes Chers amis

Permettez-moi avant de commencer d’avoir une pensée solidaire en votre nom à tous envers les personnels d’Acropolis, menacés de licenciement et actuellement en lutte pour la survie de leur emploi, et d’y associer ceux de la FNAC de Nice que j’ai reçu récemment, eux aussi confronté à une restructuration malgré la bonne santé du groupe. La course à le rentabilité n’attend même pas la fin des périodes électorales pour accomplir ses basses besognes.

Cela fait chaud au cœur de vous voir encore si nombreux ce soir, à Nice, pour ce meeting de fin de campagne. Cela démontre que même dans les Alpes-Maritimes, après le 1er tour du scrutin, comme dirait Ségolène ROYAL, la gauche est debout.

Il ne faut pas sous-estimer le moment que nous venons de passer ensemble. Il démontre que l’heure est grave, que la détermination est grande, et que c’est bien notre candidate qui a la plus grande capacité de rassemblement.

L’heure est grave, tout simplement parce que, même si l’écart est serré, évalué à 52-48 par plusieurs instituts de sondage, cet écart est toujours en faveur de Nicolas SARKOZY et il nous reste peu de temps pour renverser la vapeur. On peut désormais mesurer en heures le temps qui nous sépare de l’épilogue. Dans 72 heures maintenant, nous saurons qui a gagné cette élection présidentielle.

La détermination est grande, parce que dans toutes celles et ceux qui m’ont précédé, je n’ai jamais senti la résignation mais au contraire la volonté, l’espoir.

Cet espoir que Ségolène sait si bien nous transmettre. Cet espoir qui habite chacun d’entre nous qui a vu converger vers Charlety, près de 60000 personnes, un des plus grands meetings jamais réalisé pour une élection présidentielle en France.

Voir tous ces artistes s’engager aussi ouvertement à moins d’une semaine d’un vote décisif, alors que notre candidate est devancée dans les sondages, est un signe qui ne trompe pas. Ce n’est pas faire preuve de sectarisme que de penser avoir raison. Là, il ne s’agit pas de notre candidate, il ne s’agit pas de socialistes, mais de la France de l’art et de la culture. Tous ces artistes dans leur diversité d’origine, culturelle, générationnelle, ne peuvent pas tous se tromper. Et j’ai été ravi d’accueillir tout à l’heure, en votre nom à tous, Philippe Torreton, dont la démarche, une petite demi heure, juste avant d’aller jouer au TNN doit être pour nous tous un modèle de disponibilité et de mobilisation pour les quelques heures qui nous restent.

Ils ont compris que la France que Ségolène ROYAL propose, la France présidente, est celle dont le peuple a besoin.

Nous avons besoin d’une France où il y a de la place pour tous et pour toutes. Une France dont personne ne sera exclu.

C’était cela l’image de Charlety, c’était l’image du modèle de société que Ségolène propose à la France.

Et le POPB était également bien à l’image de la France qu’il nous propose. Certes il était plein, mais le POPB c’était le rassemblement de la force, Charlety celui de la fête.

Le POPB, c’était le rassemblement de la France qui veut reformater les Français, Charlety celui de la France telle qu’elle est, telle qu’on l’aime, de la France métissée.

Le POPB, c’était l’ordre moral qui fustige mai 68, et qui prend pour référence Doc Gynéco, Tapie, Johnny, et Pascal SEVRAN. Charlety c’était au contraire le prolongement de cette volonté émancipatrice, la France où c’est par la justice que l’ordre s’établit et non par la force.

Alors pourquoi, pendant plus d’une heure et demie, tant d’appels à voter Ségolène ROYAL, tant de messages lus.

Tout simplement parce que son pacte présidentiel rassemble, et parce qu’elle inspire confiance.

Nous ne sommes plus dans le débat du 1er tour, où chacun fait valoir le plus qu’il amène et où il explique qu’il manque un petit peu de ceci ou un petit peu de cela.

Nous sommes maintenant face à un choix de société . Si ML Nicaise est  venue ici ce soir appeler les électeurs des « Verts » à voter Ségolène ROYAL, c’est parce qu’elle sait bien qu’elle fera de la France le pays de l’excellence environnementale. D’ailleurs, ce sont les associations du secteur de l’environnement appelées à se prononcer sur les projets du 1er tour qui ont noté à 16/20 le pacte présidentiel et tu sais que si nous gagnons dimanche ; le développement des énergies renouvelables et l’obligation pour tout permis de construire de prévoir des normes énergétiques, nous les ferons ensemble.

Si Bruno Della Sudda et Selouah Ghazouane sont venus témoigner du soutien des comités José BOVE, ce n’est pas qu’ils trouvent tout à coup idyllique, notre pacte présidentiel, mais il savent que José BOVE a été chargé par S R d’une mission sur la sécurité alimentaire et ils savent que le moratoire sur la culture des OGM en plein air, nous le ferons ensemble.

SI JF Tealdi est venu lui aussi appeler à voter Ségolène Royal c’est qu’il sait bien que pour les millions de petits salariés de ce pays, il vaut mieux une promesse de hausse du SMIC à 1500€ le plus tôt possible, que le « si vous voulez gagner plus, il faut travailler plus », parce que ce qui n’est pas obtenu par la loi, est confié à l’arbitraire du patron de l’entreprise.

S’il est venu c’est parce qu’il sait que seul le  « travailleur tous » est une promesse de lutte contre les inégalités efficace.

Si les principaux responsables syndicaux de ce département sont venus ici relayer cet appel, c’est parce qu’ils mesurent mieux que quiconque que deux projets de société, très clairs s’affrontent.

D’un côté, il y a Ségolène qui dit j’ai besoin de vous, parce qu’il faut relancer le dialogue social, qui veut faire de la démocratie sociale un des piliers d’une démocratie modernisée. Et de l’autre il y a l’autre  qui au nom de la liquidation de l’héritage de mai 68 veut remonter le temps encore plus loin, et s’en prendre au droit de grève.

Si J THIEMONGE, et au-delà d’elle, de nombreux syndicats d’enseignants, la FSU en tête, appelent à voter S Royal, c’est que l’heure n’est plus à supputer sur cette fameuse cassette qui nous a fait tant de mal mais à voir où est la véritable ambition pour l’école. Dans le pacte présidentiel,  cele est présente du plus jeune âge avec le service public à la petite enfance, jusqu’au lycée avec cette idée tout au long de la scolarité, que l’échec scolaire ne doit pas être une fatalité, qu’il y aura à tous les stades du soutien scolaire gratuit, que les postes supprimés par la droite depuis 5 ans seront rétablis.

Et de l’autre côté, le flou et une seule certitude, un fonctionnaire sur 2 partant à la retraite ne sera plus remplacé.

Si Michel Rainelli est là, au titre du collectif « Sauvons la recherche », c’est que la droite sous CHIRAC a rendu la recherche publique exangue et que sous Sarkozy ce sera la même chose ou pire.

S’il est là c’est parce que le pacte présidentiel s’engage à augmenter les crédits de la recherche publique de 10% pendant 5 ans, mais qu’au-delà, il prévoit aussi d’encourager les entreprises à recruter des chercheurs, à développer la rechercheset l’innovation au sein des entreprises, en baissant la charge fiscale des entreprises qui investissent dans la recherche, et en augmentant celle de celles qui redistribuent le profit aux actionnaires. Cela relancera la croissance et offrira à nos chercheurs, formés par nos universités, des débouchés chez nous, et non les contraindre comme c’est trop souvent la cas, aujourd’hui, à l’exil.

Si Denise VANEL est venue au titre de la LDH, c’est bien parce que le projet de N Sarkozy est liberticide, parce que sous couvert de mettre en sécurité, il restreint les libertés publiques et jusque et y compris la liberté de la presse. Il n’y a qu’à voir les 3 jours qui ont précédé le débat demandé par Ségolène Royal et accepté par François Bayrou. Il a tout fait pour qu’il ne se tienne pas.

Si enfin, des personnalités, militantes à l’UDF comme J RANDON ou qui avaient appelé à voter F Bayrou comme Ben Vantier, appellent ce soir à voter S R, ce n’est pas parce que nous avons des convergences sur les plans économique et social. Heureusement que nous divergeons, et même nettement, sur le rôle de l’état dans l’économie.

C’est parce que nous partageons avec eux les mêmes inquiétudes et les mêmes ambitions pour notre république.

Les mêmes inquiétudes parce qu’il faut pour redonner aux français confiance dans leurs institutions, les assurer d’un état impartial et non d’une république des copains qui amnistie Guy Drut hier, et amnistiera Jacques CHIRAC demain.

Les mêmes espoirs parce qu’il nous faut aller vers la 6ème république, celle du mandat unique pour les parlementaires, celle qui permettra au Président de rendre compte devant la représentation de la nation, celle qui supprime le 49.3 et les ordonnances, celle qui mette en place un vrai régionalisation.

Si enfin, il peut y avoir dans cette salle, autant de personnes d’horizons aussi divers rassemblées, c’est parce que nous c’est le seul lien où on peut dialoguer d’une Europe qui rassemble, et qui ne dresse pas les français les uns contre les autres.

Cette Europe rejetée à 55% par le peuple français et dont Nicolas  Sarlozy veut confisquer le vote en faisant ratifier par la représentation parlementaire un traité constitutionnel allègé, alors que dans le pacte présidentiel, les principes sont clairs et simples.

Le premier principe, c’est que le peuple est souverain, et qu’il sera reconsulté par la voie du référendum en juin 2009, au moment des Elections européennes sur le nouveau traité constitutionnel.

Ce second principe c’est qu’il faut une présidente capable de faire entendre la voix du peuple de France, et pas de se coucher devant la commission européenne comme il s’est couché devant Bush à la Maison Blanche en s’excusant de l’arrogance française.

Or la voix de la France est claire.

Oui à une Europe politique pour renforcer un monde multipolaire.

Oui à la charte des droits fondamentaux rectifiés par la CES.

Non aux traités économiques trop libéraux.

Oui à l’ajout d’un protocole social, d’un protocole environnemental, d’un protocole énergétique.

Voilà l’ensemble des enjeux qui nous rassemblent ce soir.

Voilà pourquoi ce soir, chacun avec sa sensibilité, a exprimé son besoin se faire gagner dimanche soir Ségolène ROYAL.

Il vous reste à tous, amis de toute la gauche rassemblée ici dans sa diversité, à aller convaincre vos électeurs de voter massivement pour Ségolène Royal. Ce n’est pas encore le cas. 66% seulement vont le faire si on en croit les derniers estimations. Il y a encore une belle marge de progression.

Désormais le grand débat a livré sa vérité.

Tout le monde n’a retenu qu’une seule chose de la prestation de Sarkozy, c’est…qu’il a été calme. C’est quand même un peu court pour en faire un président de la République. Etsi ces amis le disent sur toutes les antennes aussi ostensiblement et avec soulagement, c’est qu’il y a des raisons de penser que nous avons raison lorsque l’on dit que c’est un agité et qu’il nous inquiète.

De Ségolène, on a retenu l’image d’une femme habitée par une volonté, qui a rassuré sur sa compétence, sur sa stature, sur les valeurs de son pacte présidentiel, qui enfin, à 72 heures de l’élection, a gagné dans le cœur des français sa légitimité à être là ou les socialistes ont choisi de la mettre.

Désormais la France a tous les atouts pour se relever. Elle a son destin en mains. Dimanche, elle va se doter d’un nouveau visage. Avec Ségolène Royal, ce sera celui de la modernité et du rassemblement.

Mes chers amis ; ils nous reste encore 48 heures pour renverser cette élection et faire entrer dans l’histoire de notre république, la première femme à l’Elysée.

Une femme présidente pour une France présidente. Quelle belle formule. Si nous voulons la faire vivre à partir de dimanche soir 20 heures, pour avoir ce bonheur, vous savez tous ce que vous avez à faire d’ici là.

Déployez vous ! son équipe de campagne c’est nous. Allons convaincre les indécis, demain soir,  faisons encore des halls d’immeubles, des cages d’escaliers, distribuons tous les tracts qui restent et que vous pourrez prendre à la sortie.

Si nous le faisons, tout peut changer encore. Alors, un dernier effort.

Et en avant tous ensemble vers la victoire.

Vive la Gauche ! vive Ségolène !

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COMPARATIF DE PROGRAMMES SELON JP CHEVENEMENT

   Nicolas Sarkozy   Ségolène Royal
Développe une conception amphigourique de la France. « M. Attrape-tout ». C'est toujours la même prétention de la droite à confisquer la nation. Il détrousse les cadavres des héros morts de la gauche. Il détrousse même les vivants (ex. préparations rémunérées aux concours de la Fonction Publique proposition Chevènement , Ecoles de la 2ème chance initiative Edith Cresson). Ségolène Royal expose une conception vertébrée et exigeante de la France à partir des valeurs de la Révolution. Elle récuse la prétendue synthèse entre l'Ancien Régime et la Révolution. Ségolène Royal expose un patriotisme de bon aloi, une politique étrangère « sans humilité et sans arrogance », essentiellement fondée sur le Droit.
Nicolas Sarkozy c'est la conflictualité. Il veut réglementer le droit de grève et supprimer un poste sur deux dans la Fonction Publique. Ségolène Royal c'est la démocratie sociale, la confiance faite au dialogue, le souci des entreprises innovantes
Nicolas Sarkozy, c'est l'appel à l'effort égoïste Ségolène Royal, c'est l'appel à l'effort partagé. Droits et devoirs s'équilibrent. C'est une République généreuse mais aussi exigeante. Il y a des contreparties à l'allocation d'autonomie pour les jeunes sur critères de ressources. Les jeunes devront passer un contrat. Cela n'a rien à voir avec l'assistanat.
Avec Nicolas Sarkozy, les cadeaux fiscaux pour les riches. Inégalités et stagnation économique seront au rendez-vous. Sous couvert de « valeur travail », il redécouvre la plus-value : la détaxation des heures supplémen-taires profitera aux patrons et pas aux chômeurs. Il est en fait l'homme du capitalisme financier. Ségolène Royal sait ce qu'est la valeur du travail : cela s'appelle les salaires qu'elle propose de revaloriser par une conférence des revenus dès juin 2007. Elle prévoit de lutter contre les délocalisations. La relance du pouvoir d'achat des salariés, à commencer par les travailleurs pauvres, nourrira la croissance.
Nicolas Sarkozy est en phase avec les libéraux européens. Avec lui, c'est la certitude d'une Europe au fil de l'eau Ségolène Royal  se prononce pour une Europe qui protège, pour une Europe redressée sur le plan économique et social (soutien à la croissance et à l'emploi dans les statuts de la BCE, gouvernement économique de la zone euro, politiques communes vigoureuses).
Nicolas Sarkozy, c'est l'appel aux communautarismes : Ch. Estrosi: « la communauté juive a un candidat naturel, N. Sarkozy », N.Sarkozy : « Aucun ministre de l'Intérieur n'a autant fait pour les musulmans » Ségolène Royal c'est la République et la laïcité.
Pour l'Ecole Nicolas Sarkozy propose de supprimer la moitié des postes des enseignants partant à la retraite. Ségolène Royal a le souci de l'éducation des plus jeunes, des quartiers, des parents, d'un service de la petite enfance, du soutien scolaire. Elle donne la priorité à l'Education.
Comme le gouvernement sortant, Nicolas Sarkozy a un rapport dégradé avec le monde de la recherche Ségolène Royal propose un pacte de confiance avec les chercheurs : recherche publique, développement universitaire, recherche privée dans les entreprises innovantes.
En matière de santé, Nicolas Sarkozy propose une franchise supplémentaire de remboursement pour les assurés sociaux et l'augmentation du tarif des généralistes. Ségolène Royal demande un effort partagé entre les praticiens, les assurés sociaux et l'industrie du médicament. Elle donne la priorité à l'Hôpital public auquel elle accordera des moyens perennes.
En matière de sécurité, Nicolas Sarkozy c'est le « tout répressif ». Il a supprimé la police de proximité et privilégié la police d'intervention et d'interpellation à l'aveuglette. Il a accru les tensions urbaines. Ségolène Royal lie Education, citoyenneté, prévention et répression. Elle veut rétablir une police de quartier, proche de la population.
Nicolas Sarkozy s'est fait le chantre de l'immigration « choisie », avec de forts relents xénophobes. Ségolène Royal propose une intégration sur critères et le co-développement avec les pays d'origine, la priorité à l'Afrique en matière de politique étrangère
En matière de politique étrangère, Nicolas Sarkozy symbolise l'inféodation extérieure Ségolène Royal fait entendre la voix juste de la France, une voix de principe fondée sur le droit international.
Conclusion : Nicolas Sarkozy joue les rassembleurs mais diviserait gravement le pays. Face au défi de la mondialisation, Nicolas Sarkozy offrirait un pays fracturé et amer, dominé par l'Argent roi, une France dépourvue de charme et d'attrait. Conclusion : Ségolène Royal est une candidate à l'écoute, ouverte au dialogue, qui rassemble vraiment sur un projet de solidarité et d'ordre juste. Face au défi de la mondialisation, Ségolène Royal c'est la confiance retrouvée, une France au beau visage, accordée aux valeurs humanistes de notre Histoire, aussi bien qu'aux aspirations de notre temps, une France sympathique aux autres peuples, attractive et tournée vers l'avenir.

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Le duel Royal/Sarkozy: historique pour les rapports hommes-femmes-pouvoir

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PARIS (AFP) - Le face-à-face Nicolas Sarkozy/Ségolène Royal constitue un "événement historique" susceptible de bousculer "les relations des sexes et du pouvoir", selon des chercheuses questionnées par l'AFP.

"Quelle que soit l'issue du scrutin, cela (le débat) aura eu lieu", insiste l'historienne Michelle Perrot, auteur de "Histoire des femmes", rappelant que longtemps "le pouvoir a été vu comme une affaire d'homme".

Pour elle, "ce face-à-face d'un homme et d'une femme en compétition pour le pouvoir présidentiel est en soi un événement qui s'inscrit dans l'Histoire" et "cette situation inédite a exercé un poids important sur l'un et l'autre".

"Nicolas Sarkozy s'est retrouvé sur la défensive. Il avait très fort à l'esprit l'image de la +femme battue+ et n'a surtout pas voulu apparaître comme machiste et dominant. Du coup, il a rentré ses griffes, refoulé sa violence et cela l'a privé d'une partie de ses moyens, en le cantonnant dans le débat technique", poursuit l'historienne.

Quant à Ségolène Royal, elle était "de ce point de vue là plus libérée. Elle n'avait rien à perdre. Elle y est allée carrément, sans complexe", ajoute Mme Perrot.

L'historienne relève que "pour la première fois, l'inégalité" supposée en politique entre un homme et une femme "s'est retournée contre l'homme".

Même analyse de la politologue Mariette Sineau pour qui M. Sarkozy a "bien intégré ce paramètre". "Du coup, il a été d'une douceur inouïe et l'un et l'autre ont été à contre-emploi: Ségolène Royal a été offensive, elle avait intérêt à bousculer les choses; Nicolas Sarkozy est resté dans la prudence, quitte à être très consensuel par moment".

Pour sa part, la présidente de l'Observatoire de la parité Marie-Jo Zimmermann, également députée UMP, s'est étonnée de "l'agressivité" de Mme Royal, estimant qu'une "femme n'est pas obligée d'utiliser ce type de fonctionnement face à un homme". "Cela me navre car elle donne une mauvaise image des femmes".

Mme Perrot comme Mme Sineau ont noté que Ségolène Royal ne s'était absolument pas placée dans le registre de la séduction. "Sa beauté est évidente, elle n'avait pas besoin d'insister là-dessus. Elle voulait signifier que c'est sa compétence qui comptait. Elle a tenu à affirmer son autorité et sa capacité de +femme publique+".

Les deux compétiteurs étaient "à front renversé" et Mme Royal "a essayé de déstabiliser" son adversaire "sur son incompétence", estime Mme Sineau.

Pour la politologue, la candidate PS a cherché à s'adresser durant le débat à l'électorat qui lui est le plus défavorable, "les femmes plus âgées", dont le vote s'est retrouvé majoritairement sur Nicolas Sarkozy au premier tour. "Elle s'est adressée aux femmes retraitées, aux mères au foyer et de ce point de vue là, elle a sexé son discours, ce que n'a pas fait son rival", dit-elle.

Jugeant qu'il y a quelque chose "d'irréversible dans la montée des femmes en politique", Mme Perrot note que depuis "5 ou 6 ans", on assiste à ce phénomène. Elle se dit ainsi "sidérée de voir à quel point l'armée a changé". "L'arrivée d'une femme (Michèle Alliot-Marie) à la tête du ministère de la Défense n'a pas posé de problème".

Par Sylvie MALIGORNE

Pour revoir le débat : sur le site du SENAT

Et toujours de bons commentaires sur le blog de JOCELYNE


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03 mai 2007

COMPARAISON DES DEUX PROGRAMMES

Selon le Nice Matin d'aujourd'hui

programme_1

programme_2

programme_3

Et selon vous, qui a été le plus convaincant ?

Mais je me demande... Non, c'est une certitude vue la position "flagrante" de Nice Matin pour la droite... Sa description si "gentillette" d'un homme courtois et galant...

NiceMatin030507

Critique_1

Excusez-moi, ont-ils parlé une fois dans l'article de la femme de Sarkozy ?

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Bayrou déclare au "Monde" qu'il ne votera pas Sarkozy

A DIFFUSER LE PLUS LARGEMENT POSSIBLE !!!

PARIS (Reuters) - François Bayrou a déclaré au journal Le Monde qu'il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy dimanche, révèle jeudi le site internet du quotidien.

"Je ne voterai pas pour Sarkozy", a déclaré mercredi soir au quotidien le candidat centriste arrivé troisième au premier tour de la présidentielle, sans préciser s'il voterait blanc ou pour Ségolène Royal.

François Bayrou a également indiqué, précise le journal, qu'il ne ferait "probablement pas" de déclaration avant le second tour.

Le candidat de l'UDF, qui a obtenu 18,57 % des suffrages au premier tour de la présidentielle le 22 avril, s'était refusé, lors de sa conférence de presse du 25 avril, à donner toute consigne de vote à ses électeurs pour le second tour prévu le 6 mai.

Biensûr, il ne faut pas considérer cela comme une consigne de vote, mais... même si cela n'est pas tranché, et même s'il n'y a pas de prise de position franche personnelle, cela peut inciter certains électeurs à ne pas voter Sarkozy.
Personnellement, je suis quand même déçue, et pas déçue en même temps... Le "centre", par définition, n'est-il pas là pour "recentrer" les choses, jouer la balance ? Je m'explique. En fait je pense que François Bayrou joue la prudence. Il ne veut pas s'afficher franchement à gauche si Sarkozy passe... Car il voudrait sa place... Sa place du centre qui, justement, est de modérer les deux bords... et d'apporter sa touche. Ce qui ressort pour moi, de ces dernières élections, c'est qu'il y a eu une volonté de la part du peuple de trouver une "nouvelle" voie non radicale mais modérée. Rassurante mais avec une "légère" tendance de droite (je parle du centre). Selon les médias, la politique française est axée sur la droite ! Sarkozy vers l'extrême droite, Ségolène "à droite de Jospin"...
A moins de créer une immense coopérative nationale... le social n'est plus d'actualité, si on peut le dire ainsi. Je suis toujours partagée entre deux points de vue : social, réalité économique. Mais en fait, je considère les deux comme primordiales. La réalité économique dans un monde économique où le marché fait loi. Est-ce irréversible ? Pas forcément.
Le social... Vaste sujet, où l'humanitaire ne peut servir toute l'humanité tout en gardant, justement, son humanité ! En plus clair, le social, les aides, quelles qu'elles soient, ne vont pas forcément profiter à ceux qui en ont le plus besoin mais à ceux qui savent les utiliser... les demander... et faire en sorte d'y avoir droit.
La corde ne peut être tirée que jusqu'à un certain point. Jusqu'à un point de rupture. Il faut éviter la rupture.
Si la réalité économique doit se fondre au social, cela ne doit se faire, cependant, que sans une "brutalité" hors commune mesure. Cela doit se faire dans le respect de la tradition humanitaire de la France.
Et c'est pour cela que j'oserais affirmer que Sarkozy n'aime pas la France.

Si seulement il pouvait appliquer ses propres principes à lui-même... Je ne pense pas, au lendemain de ce débat, qu'il en ait la clairvoyance...
Cendra

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DEBAT

Ségolène Royal a ôté le masque de Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy a toujours pu s’échapper aux débats contradictoires, avant et pendant la campagne. Que ce soit en face de Bayrou ou de Ségolène Royal.

Ségolène Royal n’a pas raté une occasion pendant la campagne pour débattre et expliquer ses idées et son programme.

Après avoir suivi le débat de ce soir, on comprend pourquoi.

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L’incompétence du candidat de l’UMP sur le Nucléaire a été flagrante. Son goût pour les coups bas et les combines est criant. Son ultra-libéralisme est inquiétant. Sa conception du pouvoir absolu est grave. Ségolène Royal lui à fait tomber son masque.

Voici les extraits de ce que Ségolène Royal avait dit.

“Aujourd’hui, les Français s’inquiètent beaucoup de la montée des violences et des agressivités dans la société française. Le nombre de faits de violence à l’école a augmenté de 26%”. Ségolène Royal plaide pour “une France où l’agressivité et les violences reculent”.“Je crois que la morale politique demande que les responsables rendent des comptes par rapport à ce qu’ils ont fait. Vous estimez-vous pour une part responsable de la situation dans laquelle se trouve la France aujourd’hui ?”

Les “agressions ont augmenté depuis 2002″ alors que “M. Sarkozy, vous aviez parlé de la ‘tolérance zéro”.

“Le commissariat de Clichy que vous aviez promis, il n’est toujours pas ouvert”.

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La candidate socialiste conteste la proposition de Nicolas Sarkozy de supprimer un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite. Citant le viol d’une femme policier à la sortie de son commissariat à Bobigny, elle estime que “peut-être que cette femme ne se serait pas fait violer” “s’il y avait davantage de policiers”. Elle évoque la délinquance sexuelle “qui vous en conviendrez avec moi, n’a rien de génétique”.

“Non, M. Sarkozy, je ne diminuerai pas le nombre de fonctionnaires”. “Les agents publics seront protégés, en particulier les femmes” qui “seront raccompagnées à leur domicile lorsqu’elles sortent tardivement de leur commissariat de police.”

Concernant l’éducation, Ségolène Royal estime qu’il « faut un nouveau pacte éducatif ». «il y a beaucoup de souffrances, les enseignants ont besoin d’ une revalorisation de leur travail, les violences ont augmenté, 50 000 emplois jeunes ont été supprimés. Je remettrai l’éducation au cœur de tout. Je veux que tous les enfants sortent de l’école avec un bagage. » Elle propose ainsi un « service public de la petite enfance », « l’école obligatoire dès trois ans » et « la mise en place d’un soutien scolaire individualisé ». Ségolène Royal estime nécessaire de « diviser les gros collèges », afin qu’il n’y ait pas plus de 600 élèves par collège et de limiter les classes à 17 élèves par classe pour que les enseignants aient un vrai travail individualisé avec l’élève.

La candidate socialiste veut porter la croissance à un rythme de croisière de 2,5%. Pour résorber la dette, il faut “d’abord relancer la croissance” pour aller vers un “taux de 2,5%”. “Je le ferai en faisant un nouveau pacte avec les entreprises”, et ce n’est “pas incompatible avec le progrès social, bien au contraire”. “Je vais concentrer sur les PME les aides publiques” et les “allègements de charge”. Les PME qui réinvestissent leurs bénéfices verront ainsi l’impôt sur les sociétés “divisé par deux”.

“Si la croissance est supérieure à 2,5% (par an), à la fois je finance mon pacte présidentiel et s’il y a davantage de croissance je prends l’engagement que tout ce qui sera au-dessus de 2,5% de croissance sera consacré au remboursement de la dette”.

Ségolène Royal propose une “nouvelle étape, mais une vraie cette fois” de régionalisation pour supprimer les “doublons” et “lutter contre toutes les formes de gaspillage d’argent public”. Ce sera “une véritable réforme de l’Etat” pour qu’il soit “plus rapide, plus efficace et plus économe”.

“Ce n’est pas moi qui gère l’assurance maladie, mais c’est quand même de l’argent public qui est dépensé et des cotisations qui sont payées sur des salaires”. “Je redéploierai”, car “moi je le pourrai”.

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“C’est la cohérence politique de la répartition des responsabilités. Aujourd’hui, qu’est-ce qu’il se passe ? Vous avez une loi de la décentralisation tellement confuse, qu’elle a entraîné une superposition des compétences entre les différentes collectivités territoriales et qui fait que tout le monde s’occupe de tout. ”

“Sur la question des heures supplémentaires, moi je crois que votre proposition est non seulement dangereuse mais inefficace”. On ne travaille pas suffisamment, parce qu’il y a trop de personnes au chômage”.

Or, avec la proposition d’exonération des 35 heures, “un employeur aura davantage intérêt à donner des heures supplémentaires à un salarié qu’à recruter”. Par ailleurs, “les heures supplémentaires sont possibles aujourd’hui, vous le savez bien”. Or, “cette possibilité-là n’est même pas utilisée par les salariés. Pourquoi ? Parce qu’ils ne veulent pas forcément travailler plus”.

“Moi je propose au contraire de donner de l’emploi à ceux qui n’en ont pas”, aux jeunes en particulier avec les emplois tremplins. « Moi je serai la présidente de ce qui marche, sans œillère .»

“Si vous pensez que les 35 heures ont fait autant de dégâts, pourquoi ne les avez-vous pas supprimées?”demande-t-elle à Nicolas Sarkozy. “Parce que vous savez bien que ça correspond à un progrès social”. Et “elles ne sont pas responsables de tous les maux de la terre”.

Toutefois, “la deuxième loi sur les 35 heures a été une loi trop rigide”. “Je suis capable de regarder les choses telles qu’elles sont. Cela a créé des difficultés dans les petites entreprises, c’est vrai”, donc “nous rediscuterons des 35 heures” pour voir “de quelle façon elles peuvent être généralisées et dans quelle branche”.

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“La réponse très précise sur les 35 heures, c’est qu’il y aura sur ce sujet comme sur les autres la négociation entre les partenaires sociaux, branche par branche”. En l’absence d’accord, il n’y aura “pas de généralisation des 35 heures dans les entreprises concernées”.

“Nous réformerons les régimes spéciaux, y compris le vôtre”.”Vous ne parlez jamais du régime spécial des parlementaires et celui-ci aussi je le remettrai à plat”.

Ségolène Royal estime que le bouclier fiscal défendu par Nicolas Sarkozy était “très injuste”, citant en exemple une “riche héritière” qui a reçu “sept millions d’euros” de remboursement d’impôt en raison de l’application de cette nouvelle mesure. “Il faut faire attention aux injustices fiscales” et “à la façon dont vous voulez exonérer un certain nombre de patrimoines élevés”.

A propos du nucléaire, “Vous avez une approche très approximative sur un sujet extrêmement technique mais en même temps extrêmement grave. Vous venez de dire une série d’erreurs. Cela peut arriver mais il faudra que vous révisiez un peu votre sujet”.

“Il serait sans doute plus intelligent d’investir déjà dans la quatrième génération” des centrales nucléaires. Il faut “maintenir la part du nucléaire” mais “augmenter la part de l’énergie renouvelable”.

La candidate socialiste souhaite que les questions liées à l’immigration soient “dégagées de tout enjeu politicien”. Elles “ne doivent pas être exploitées. Aller arrêter un grand-père devant une école et devant son petit-fils, ce n’est pas acceptable dans la République française”. Ségolène Royal se déclare favorable aux régularisations “au cas par cas”.

“Aujourd’hui, les Français s’inquiètent beaucoup de la montée des violences et des agressivités dans la société française. Le nombre de faits de violence à l’école a augmenté de 26%”. Ségolène Royal plaide pour “une France où l’agressivité et les violences reculent”.

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“Je crois que la morale politique demande que les responsables rendent des comptes par rapport à ce qu’ils ont fait. Vous estimez-vous pour une part responsable de la situation dans laquelle se trouve la France aujourd’hui ?”

Les “agressions ont augmenté depuis 2002″ alors que “M. Sarkozy, vous aviez parlé de la ‘tolérance zéro”.

“Le commissariat de Clichy que vous aviez promis, il n’est toujours pas ouvert”.

La candidate socialiste conteste la proposition de Nicolas Sarkozy de supprimer un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite. Citant le viol d’une femme policier à la sortie de son commissariat à Bobigny, elle estime que “peut-être que cette femme ne se serait pas fait violer” “s’il y avait davantage de policiers”. Elle évoque la délinquance sexuelle “qui vous en conviendrez avec moi, n’a rien de génétique”.

“Non, M. Sarkozy, je ne diminuerai pas le nombre de fonctionnaires”. “Les agents publics seront protégés, en particulier les femmes” qui “seront raccompagnées à leur domicile lorsqu’elles sortent tardivement de leur commissariat de police.”

Concernant l’éducation, Ségolène Royal estime qu’il « faut un nouveau pacte éducatif ». «il y a beaucoup de souffrances, les enseignants ont besoin d’ une revalorisation de leur travail, les violences ont augmenté, 50 000 emplois jeunes ont été supprimés. Je remettrai l’éducation au cœur de tout. Je veux que tous les enfants sortent de l’école avec un bagage. » Elle propose ainsi un « service public de la petite enfance », « l’école obligatoire dès trois ans » et « la mise en place d’un soutien scolaire individualisé ». Ségolène Royal estime nécessaire de « diviser les gros collèges », afin qu’il n’y ait pas plus de 600 élèves par collège et de limiter les classes à 17 élèves par classe pour que les enseignants aient un vrai travail individualisé avec l’élève.

La candidate socialiste veut porter la croissance à un rythme de croisière de 2,5%. Pour résorber la dette, il faut “d’abord relancer la croissance” pour aller vers un “taux de 2,5%”. “Je le ferai en faisant un nouveau pacte avec les entreprises”, et ce n’est “pas incompatible avec le progrès social, bien au contraire”. “Je vais concentrer sur les PME les aides publiques” et les “allègements de charge”. Les PME qui réinvestissent leurs bénéfices verront ainsi l’impôt sur les sociétés “divisé par deux”.

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“Si la croissance est supérieure à 2,5% (par an), à la fois je finance mon pacte présidentiel et s’il y a davantage de croissance je prends l’engagement que tout ce qui sera au-dessus de 2,5% de croissance sera consacré au remboursement de la dette”.

Ségolène Royal propose une “nouvelle étape, mais une vraie cette fois” de régionalisation pour supprimer les “doublons” et “lutter contre toutes les formes de gaspillage d’argent public”. Ce sera “une véritable réforme de l’Etat” pour qu’il soit “plus rapide, plus efficace et plus économe”.

“Ce n’est pas moi qui gère l’assurance maladie, mais c’est quand même de l’argent public qui est dépensé et des cotisations qui sont payées sur des salaires”. “Je redéploierai”, car “moi je le pourrai”.

“C’est la cohérence politique de la répartition des responsabilités. Aujourd’hui, qu’est-ce qu’il se passe ? Vous avez une loi de la décentralisation tellement confuse, qu’elle a entraîné une superposition des compétences entre les différentes collectivités territoriales et qui fait que tout le monde s’occupe de tout. ”

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“Sur la question des heures supplémentaires, moi je crois que votre proposition est non seulement dangereuse mais inefficace”. On ne travaille pas suffisamment, parce qu’il y a trop de personnes au chômage”.

Or, avec la proposition d’exonération des 35 heures, “un employeur aura davantage intérêt à donner des heures supplémentaires à un salarié qu’à recruter”. Par ailleurs, “les heures supplémentaires sont possibles aujourd’hui, vous le savez bien”. Or, “cette possibilité-là n’est même pas utilisée par les salariés. Pourquoi ? Parce qu’ils ne veulent pas forcément travailler plus”.

“Moi je propose au contraire de donner de l’emploi à ceux qui n’en ont pas”, aux jeunes en particulier avec les emplois tremplins. « Moi je serai la présidente de ce qui marche, sans œillère .»

“Si vous pensez que les 35 heures ont fait autant de dégâts, pourquoi ne les avez-vous pas supprimées?”demande-t-elle à Nicolas Sarkozy. “Parce que vous savez bien que ça correspond à un progrès social”. Et “elles ne sont pas responsables de tous les maux de la terre”.

Toutefois, “la deuxième loi sur les 35 heures a été une loi trop rigide”. “Je suis capable de regarder les choses telles qu’elles sont. Cela a créé des difficultés dans les petites entreprises, c’est vrai”, donc “nous rediscuterons des 35 heures” pour voir “de quelle façon elles peuvent être généralisées et dans quelle branche”.

“La réponse très précise sur les 35 heures, c’est qu’il y aura sur ce sujet comme sur les autres la négociation entre les partenaires sociaux, branche par branche”. En l’absence d’accord, il n’y aura “pas de généralisation des 35 heures dans les entreprises concernées”.

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“Nous réformerons les régimes spéciaux, y compris le vôtre”.”Vous ne parlez jamais du régime spécial des parlementaires et celui-ci aussi je le remettrai à plat”.

Ségolène Royal estime que le bouclier fiscal défendu par Nicolas Sarkozy était “très injuste”, citant en exemple une “riche héritière” qui a reçu “sept millions d’euros” de remboursement d’impôt en raison de l’application de cette nouvelle mesure. “Il faut faire attention aux injustices fiscales” et “à la façon dont vous voulez exonérer un certain nombre de patrimoines élevés”.

A propos du nucléaire, “Vous avez une approche très approximative sur un sujet extrêmement technique mais en même temps extrêmement grave. Vous venez de dire une série d’erreurs. Cela peut arriver mais il faudra que vous révisiez un peu votre sujet”.

“Il serait sans doute plus intelligent d’investir déjà dans la quatrième génération” des centrales nucléaires. Il faut “maintenir la part du nucléaire” mais “augmenter la part de l’énergie renouvelable”.

La candidate socialiste souhaite que les questions liées à l’immigration soient “dégagées de tout enjeu politicien”. Elles “ne doivent pas être exploitées. Aller arrêter un grand-père devant une école et devant son petit-fils, ce n’est pas acceptable dans la République française”. Ségolène Royal se déclare favorable aux régularisations “au cas par cas”.

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Moi je serai la présidente de ce qui marche, sans œillères

Ségolène Royal a débattu avec Nicolas Sarkozy :

Aujourd’hui, les Français s’inquiètent beaucoup de la montée des violences et des agressivités dans la société française. Le nombre de faits de violence à l’école a augmenté de 26%“. Ségolène Royal plaide pour “une France où l’agressivité et les violences reculent“.

Je crois que la morale politique demande que les responsables rendent des comptes par rapport à ce qu’ils ont fait. Vous estimez-vous pour une part responsable de la situation dans laquelle se trouve la France aujourd’hui ?

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Les “agressions ont augmenté depuis 2002” alors que “M. Sarkozy, vous aviez parlé de la ‘tolérance zéro“.

Le commissariat de Clichy que vous aviez promis, il n’est toujours pas ouvert“.

La candidate socialiste conteste la proposition de Nicolas Sarkozy de supprimer un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite. Citant le viol d’une femme policier à la sortie de son commissariat à Bobigny, elle estime que “peut-être que cette femme ne se serait pas fait violer” “s’il y avait davantage de policiers“. Elle évoque la délinquance sexuelle “qui vous en conviendrez avec moi, n’a rien de génétique“.

Non, M. Sarkozy, je ne diminuerai pas le nombre de fonctionnaires“. “Les agents publics seront protégés, en particulier les femmes” qui “seront raccompagnées à leur domicile lorsqu’elles sortent tardivement de leur commissariat de police.

Concernant l’éducation, Ségolène Royal estime qu’il « faut un nouveau pacte éducatif ». «il y a beaucoup de souffrances, les enseignants ont besoin d’ une revalorisation de leur travail, les violences ont augmenté, 50 000 emplois jeunes ont été supprimés. Je remettrai l’éducation au cœur de tout. Je veux que tous les enfants sortent de l’école avec un bagage. » Elle propose ainsi un « service public de la petite enfance », « l’école obligatoire dès trois ans » et « la mise en place d’un soutien scolaire individualisé ». Ségolène Royal estime nécessaire de « diviser les gros collèges », afin qu’il n’y ait pas plus de 600 élèves par collège et de limiter les classes à 17 élèves par classe pour que les enseignants aient un vrai travail individualisé avec l’élève.

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La candidate socialiste veut porter la croissance à un rythme de croisière de 2,5%. Pour résorber la dette, il faut “d’abord relancer la croissance” pour aller vers un “taux de 2,5%“. “Je le ferai en faisant un nouveau pacte avec les entreprises“, et ce n’est “pas incompatible avec le progrès social, bien au contraire“. “Je vais concentrer sur les PME les aides publiques” et les “allègements de charge“. Les PME qui réinvestissent leurs bénéfices verront ainsi l’impôt sur les sociétés “divisé par deux“.

Si la croissance est supérieure à 2,5% (par an), à la fois je finance mon pacte présidentiel et s’il y a davantage de croissance je prends l’engagement que tout ce qui sera au-dessus de 2,5% de croissance sera consacré au remboursement de la dette“.

Ségolène Royal propose une “nouvelle étape, mais une vraie cette fois” de régionalisation pour supprimer les “doublons” et “lutter contre toutes les formes de gaspillage d’argent public“. Ce sera “une véritable réforme de l’Etat” pour qu’il soit “plus rapide, plus efficace et plus économe“.

Ce n’est pas moi qui gère l’assurance maladie, mais c’est quand même de l’argent public qui est dépensé et des cotisations qui sont payées sur des salaires“. “Je redéploierai“, car “moi je le pourrai“.

C’est la cohérence politique de la répartition des responsabilités. Aujourd’hui, qu’est-ce qu’il se passe ? Vous avez une loi de la décentralisation tellement confuse, qu’elle a entraîné une superposition des compétences entre les différentes collectivités territoriales et qui fait que tout le monde s’occupe de tout.

Sur la question des heures supplémentaires, moi je crois que votre proposition est non seulement dangereuse mais inefficace“. On ne travaille pas suffisamment, parce qu’il y a trop de personnes au chômage“.

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Or, avec la proposition d’exonération des 35 heures, “un employeur aura davantage intérêt à donner des heures supplémentaires à un salarié qu’à recruter“. Par ailleurs, “les heures supplémentaires sont possibles aujourd’hui, vous le savez bien“. Or, “cette possibilité-là n’est même pas utilisée par les salariés. Pourquoi ? Parce qu’ils ne veulent pas forcément travailler plus“.

Moi je propose au contraire de donner de l’emploi à ceux qui n’en ont pas“, aux jeunes en particulier avec les emplois tremplins. « Moi je serai la présidente de ce qui marche, sans œillère .»

Si vous pensez que les 35 heures ont fait autant de dégâts, pourquoi ne les avez-vous pas supprimées?“demande-t-elle à Nicolas Sarkozy. “Parce que vous savez bien que ça correspond à un progrès social“. Et “elles ne sont pas responsables de tous les maux de la terre“.

Toutefois, “la deuxième loi sur les 35 heures a été une loi trop rigide“. “Je suis capable de regarder les choses telles qu’elles sont. Cela a créé des difficultés dans les petites entreprises, c’est vrai“, donc “nous rediscuterons des 35 heures” pour voir “de quelle façon elles peuvent être généralisées et dans quelle branche“.

La réponse très précise sur les 35 heures, c’est qu’il y aura sur ce sujet comme sur les autres la négociation entre les partenaires sociaux, branche par branche“. En l’absence d’accord, il n’y aura “pas de généralisation des 35 heures dans les entreprises concernées“.

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Nous réformerons les régimes spéciaux, y compris le vôtre“.”Vous ne parlez jamais du régime spécial des parlementaires et celui-ci aussi je le remettrai à plat“.

Ségolène Royal estime que le bouclier fiscal défendu par Nicolas Sarkozy était “très injuste“, citant en exemple une “riche héritière” qui a reçu “sept millions d’euros” de remboursement d’impôt en raison de l’application de cette nouvelle mesure. “Il faut faire attention aux injustices fiscales” et “à la façon dont vous voulez exonérer un certain nombre de patrimoines élevés“.

A propos du nucléaire, “Vous avez une approche très approximative sur un sujet extrêmement technique mais en même temps extrêmement grave. Vous venez de dire une série d’erreurs. Cela peut arriver mais il faudra que vous révisiez un peu votre sujet“.

Il serait sans doute plus intelligent d’investir déjà dans la quatrième génération” des centrales nucléaires. Il faut “maintenir la part du nucléaire” mais “augmenter la part de l’énergie renouvelable“.

La candidate socialiste souhaite que les questions liées à l’immigration soient “dégagées de tout enjeu politicien“. Elles “ne doivent pas être exploitées. Aller arrêter un grand-père devant une école et devant son petit-fils, ce n’est pas acceptable dans la République française“. Ségolène Royal se déclare favorable aux régularisations “au cas par cas“.

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Vifs échanges lors du débat Royal-Sarkozy

La candidate PS, en retard dans les sondages, s’est montrée à plusieurs reprises virulentes face au candidat UMP, allant jusqu’à l’accuser d’”immoralité politique” et de “mensonge”. “Vous sortez de vos gonds avec beaucoup de facilité”, lui a-t-il répliqué.

l’approche du second tour de l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal ont croisé le fer mercredi 2 mai lors d’un débat télévisé dont la courtoisie affichée a été lézardée d’éclairs de virulence à l’initiative d’une candidate socialiste très pugnace.

Par instants d’un aplomb bravache face à un Nicolas Sarkozy quelque peu décontenancé, Ségolène Royal, qui accuse cinq points de retard sur son adversaire, a joué son va-tout pour la victoire durant plus de deux heures. Jusqu’à provoquer le président de l’UMP en fin de débat sur le problème des enfants handicapés, l’accusant d’”immoralité” et de “mensonge”.

Favori des sondages avec 51% à 53% des intentions de vote, le président de l’UMP, grand gagnant du premier tour avec 31,18% des voix, s’est efforcé de lui opposer pondération, sang-froid et “pragmatisme”, en contrepoint de l’image de “brutalité” que veulent lui accoler les socialistes.

Nicolas Sarkozy a renvoyé à Ségolène Royal l’accusation, lui demandant de “se calmer” lors du vif échange sur le handicap.

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“Vous sortez de vos gonds”

“Pour être président de la République, il faut être calme”, lui a-t-il dit. “Vous sortez de vos gonds avec beaucoup de facilité”. “Je ne m’énerve pas, je me révolte”, lui a répondu la candidate socialiste. “Qu’est-ce que ça doit être quand vous êtes énervée!”, raille-t-il alors. “Pichenette”, relativise l’intéressée.

Vêtue d’un strict tailleur noir et d’un chemisier blanc, Ségolène Royal, le regard déterminé, a opté d’emblée pour l’offensive et attaqué Nicolas Sarkozy sur le bilan du gouvernement sortant, filant le registre de “l’homme du passif” éprouvé en 1981 par François Mitterrand face à Valéry Giscard d’Estaing. “La morale politique demande que les responsables politiques rendent des comptes”, a-t-elle répété.

“Je souhaite sortir la France de la situation dans laquelle elle se trouve”, a-t-elle souligné, citant notamment le fardeau de la dette publique, “les 2,5 millions de travailleurs pauvres”, le chômage, la modicité des retraites, la hausse “de 30% de violences physiques contre les personnes depuis 2002″.

“Sur les défaillances de la République, gauche et droite confondues, nous avons chacun notre part”, lui a répondu Nicolas Sarkozy, costume bleu marine, chemise bleu clair et cravate club marine et argent.

Avocat de la rupture, il a dit assumer “une partie du bilan du gouvernement” tout en opposant une baisse statistique de 10% de la délinquance depuis 2002, contre une augmentation de 18% sous le gouvernement de Lionel Jospin (1997-2002).

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Fonction publique

“C’est suffisant pour que je ne parte pas en courant lorsqu’on évoque le mot bilan”, a-t-il répliqué. “J’ai trouvé une situation qui était catastrophique : si en 2002 les Français n’ont même pas qualifié votre Premier ministre, c’est bien pour quelque chose”.

“Nous sommes en 2007, nous ne sommes pas en 2002″, a répliqué Ségolène Royal, évoquant le viol récent de deux policières à Bobigny (Seine-Saint-Denis). “S’il y avait davantage de fonctionnaires (…) elles auraient été raccompagnées”.

Réaffirmant son projet d’un redéploiement des effectifs de la fonction publique, elle a expliqué vouloir contrebalancer des diminutions de postes dans certains secteurs par des recrutements dans ceux qui le nécessitent. Impossible, corrige le candidat de l’UMP, “ce ne sont pas les mêmes budgets”.

“Si vous ne pouvez pas le faire, pourquoi voulez-vous accéder aux responsabilités?” a lancé Ségolène Royal, très pugnace et n’hésitant pas à couper parfois son interlocuteur.

“Est-ce que vous souffrez que je puisse faire une phrase?”, lui a demandé d’un ton acerbe le président de l’UMP, qui a semblé parfois prisonnier d’un discours maintes fois entendu durant la campagne.

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Vif échange sur les 35 heures

Les deux finalistes se sont affrontés vivement sur les 35 heures, “une catastrophe généralisée pour l’économie française”, “qui ont mis à bas l’hôpital public”, selon Nicolas Sarkozy.

“Si vous pensez que les 35 heures ont fait tant de dégâts, pourquoi vous ne les avez pas supprimées?”, interroge quelques joutes plus tard la candidate socialiste.

Soucieux de garder son calme sous les piques de son adversaire, Nicolas Sarkozy a tenté de pousser la candidate socialiste dans ses retranchements à l’aune de la compétence sur l’ensemble des dossiers économiques abordés durant le débat : temps de travail, retraites, fiscalité…

“Qu’est-ce que vous changez sur les 35 heures, on n’y comprend rien”, lance-t-il. “Vous avez une capacité à surfer d’un sujet à l’autre avec quelques généralités”, insiste-t-il. “C’est d’une précision bouleversante”, ironise-t-il à propos des régimes de retraite.

Ségolène Royal a dit vouloir consacrer “tout ce qui sera au-dessus de 2,5% de croissance” au désendettement et s’est engagée à réformer les régimes spéciaux de retraite.

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“Sans oeillères”

“Moi je serai la présidente de ce qui marche, sans oeillères, en regardant tout ce qui peut fonctionner et c’est comme ça, je crois, que je redébloquerai la machine économique”, a affirmé Ségolène Royal avec aplomb. “Ce n’est pas ma conception du pouvoir que de décider de façon péremptoire et unilatérale comment nous allons régler les problèmes”.

La candidate socialiste s’est employée à jouer sur les nerfs de Nicolas Sarkozy, le poussant parfois au lapsus, comme lors d’une confrontation sur le nucléaire. Le candidat de l’UMP a parlé de réacteur de “quatrième génération” pour l’EPR, au lieu de “troisième génération”, et s’est trompé sur la part du nucléaire dans la production de l’électricité - tout comme son adversaire.

“Vous venez de dire une série d’erreurs, cela peut arriver, mais il faudra que vous révisiez un peu votre sujet”, lui a-t-elle lancé. “Vous n’avez pas besoin d’être méprisante pour être brillante”, répliquera Nicolas Sarkozy plus tard. (Reuters)

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Les principaux points du débat

Voici les principaux points abordés par les deux candidats lors du débat télévisé mercredi soir 2 mai.

QUEL(LE) PRESIDENT(E)

Nicolas Sarkozy sera “un président qui s’engagera sur des résultats” et “qui prend ses responsabilités”. “La République sera irréprochable”, avec des nominations où l’opposition “aura son droit de veto”
“Moi je voudrais être le président qui fasse que ce qui ne marche pas marche”

Ségolène Royal veut “sortir la France de la situation dans laquelle elle se trouve aujourd’hui”. “La morale politique demande que les responsables politiques rendent des comptes”.
“Je serai la présidente de ce qui marche sans oeillère en regardant tout ce qui peut fonctionner, et c’est comme ça je crois que je redébloquerai la machine économique”.

LA SECURITE


Ségolène Royal: “Si je suis élue demain présidente de la République, les agents publics seront protégés et en particulier les femmes. Elles seront raccompagnées à leur domicile lorsqu’elles sortent tardivement des commissariats de police”

Nicolas Sarkozy: Il ne s’agit pas de mettre des “gardes du corps” mais de faire baisser la délinquance.

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LES 35H ET LE TRAVAIL


Nicolas Sarkozy: les 35 heures ont été “une catastrophe généralisée pour l’économie française” et elles “ont mis à bas l’hôpital public français”.
Il suggère de les garder “comme un minimum et de laisser les gens travailler pour gagner plus”.

Segolène Royal: “S’il n’y a pas d’accord (avec les partenaires sociaux) il n’y aura pas de nouvelle loi sur les 35H”. La deuxième loi sur les 35H a été “trop rigide”.
“Laissez les gens libres, ne leur imposez pas de travailler plus pour gagner plus”, il faut “un travail payé à sa juste valeur”.

CROISSANCE ET DETTE


Ségolène Royal: “Si la croissance est supérieure à 2,5%, à la fois, je finance mon pacte présidentiel, j’ai donc relancé la croissance en mettant l’accent sur les PME. Et si il y a davantage de croissance (…)tout ce qui sera au-dessus de 2,5% de croissance sera consacré au remboursement de la dette”

Nicolas Sarkozy: “Il faut relancer la croissance”. “Le levier pour obtenir 1% de croissance de plus, c’est respecter le travail, récompenser le travail, considérer et valoriser le travail”. “Le salaire n’est pas l’ennemi de l’emploi. Ce pouvoir d’achat qu’on va distribuer va relancer la croissance”.

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RETRAITES

Ségolène Royal : “Je veux revaloriser tout de suite les petites retraites”. “Par la relance de la croissance, nous aurons des recettes au niveau des cotisations et, si ça ne suffit pas, nous ferons une taxe sur les revenus boursiers”.

Nicolas Sarkozy : “Je réformerai les régimes sociaux par souci d’égalité”. “J’augmenterai de 25% les petites retraites et je le financerai par ce qu’on aura récupéré sur les régimes spéciaux”.
Sur les pensions de reversion: “Quand un mari décède, la veuve a 54% de la pension, je la porterai à 60%”.

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NUCLEAIRE

Ségolène Royal: “Vous venez de dire une série d’erreurs, ça peut arriver mais il faudra que vous révisiez un peu votre sujet”. .

Nicolas Sarkozy: “Je dis qu’il n’est pas raisonnable de dire qu’on va poursuivre le nucléaire (position de S. Royal NDLR), mais qu’on va arrêter le progrès dans le nucléaire (allusion au gel de l’EPR prôné par Mme Royal NDLR)”.

EDUCATION


Nicolas Sarkozy souhaite “qu’on fasse confiance aux enseignants” et que l’enseignant “soit jugé sur sa capacité à apprendre à lire, écrire et compter à ces enfants”.

Ségolène Royal: il y a “beaucoup de souffrances parce que les enseignants veulent une reconnaissance de la difficulté de leur métier et de la revalorisation de leur travail”.

INTERNATIONAL

Nicolas Sarkozy: “Je m’opposerai à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne”. “Ce n’est pas une question de démocratie, de musulmans ou d’islam, c’est parce que la Turquie est en Asie mineure, ce n’est pas l’Europe”

Ségolène Royal: “N’utilisez pas ce sujet de façon aussi brutale par rapport à un grand peuple qui a une aspiration à rejoindre l’Europe” “Le moment n’est pas venu pour l’entrée de la Turquie dans l’Europe”.

Nicolas Sarkozy : “Si vous êtes favorable au boycott pour les sportifs, pourquoi vous-même n’avez-vous pas boycotté votre visite?” (en Chine,NDLR) “C’est quand même curieux de dire aux autres: +N’allez pas en Chine+ et vous-même d’y être allée”.lignepact.jpg

Le film du face-à-face

Ségolène Royal s’est placée mercredi soir 2 mai en position d’attaque lors du débat d’entre-deux tours de la présidentielle, Nicolas Sarkozy s’appliquant à afficher calme et pondération. Voici le film de ce face-à-face.

20H05: Nicolas Sarkozy arrive au studio de Boulogne. Il est accueilli par Patrick Le Lay et Patrick de Carolis, les PDG de TF1 et France 2, chaînes organisatrices du débat.

20H15: Ségolène Royal arrive à son tour. Elle est accompagnée de Julien Dray, porte-parole du PS, et Jean-Louis Bianco, son codirecteur de campagne.

21H00: Le face-à-face débute à l’heure tapante. Mme Royal se dit “très fière, très heureuse d’être ici”. M. Sarkozy se déclare “concentré”.

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21H10: A Mme Royal qui le somme de prendre sa part de responsabilité du gouvernement sortant, M. Sarkozy répond: “Je suis responsable, j’ai été ministre de l’Intérieur pendant quatre ans”. Il revendique une baisse de la délinquance par rapport à la “situation catastrophique” trouvée en 2002.

21h15: M. Sarkozy reproche à sa rivale d’évoquer “tous les sujets en même temps”, “de les survoler et de ne pas être assez précise”. “Laissez-moi la responsabilité de mes prises de parole, si vous le voulez bien”, rétorque-t-elle.

21H30: Vif échange sur la réduction du nombre des fonctionnaires:
- Royal: “Au moment du départ à la retraite, au lieu de recruter des douaniers, je recrute des infirmières”.
- Sarkozy: “Non ce n’est pas possible, Madame.”
- Royal: “Vous plaisantez? (…) Si vous ne pouvez pas faire, pourquoi voulez-vous accéder aux responsabilités? Eh bien moi, je le pourrai.”

21H40: M. Sarkozy vante le chiffrage de son projet par l’institut Rexecode:
- Royal: “Rexecode, on connaît la musique, c’est l’organisme du Medef.”
- Sarkozy: “Pourquoi toute personne qui n’est pas de votre opinion, vous la traitez avec ironie, voire avec mépris?”

22H00: Mme Royal veut être “la présidente de ce qui marche, sans oeillère”. Dans ce cas, “il n’y a rien à faire”, ironise M. Sarkozy qui préfère être “le président qui fasse que ce qui ne marche pas marche”.

22H30: Altercation sur la question de l’énergie nucléaire. Mme Royal demande à son adversaire quelle est la part du nucléaire dans la consommation d’électricité en France. “La moitié”, répond-il. “Non, 17% seulement”, insiste-t-elle.
- Royal (sur le réacteur nucléaire EPR): “Vous venez de dire une série d’erreurs, ça peut arriver mais il faudra que vous révisiez un peu votre sujet.”
- Sarkozy: “Entre les Verts qui ne veulent pas le nucléaire, et les communistes qui veulent le nucléaire, qu’est-ce que vous choisirez si vous êtes élue?”

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23H00: Mme Royal accuse vivement M. Sarkozy “d’immoralité politique” pour avoir décrit “la larme à l’oeil” la situation des handicapés, alors que le gouvernement auquel il appartenait a “supprimé” les aides en leur faveur. Le candidat UMP lui reproche de “perdre ses nerfs”.
- Royal: “Je ne perds pas mes nerfs, je suis en colère, il y a des colères très saines.”
- Sarkozy: “Qu’est-ce que cela doit être quand vous êtes énervée”

23H10: Mme Royal accuse M. Sarkozy de se “poser en victime” dès lors qu’il est “gêné” dans ses réponses. “Avec vous, ça serait une victime consentante, Madame”, lui répond le candidat UMP.

23H38: Fin du débat. Chacun ayant dit ce qu’il pensait de l’autre:
- Sarkozy: “Je respecte son talent, sa compétence.”
- Royal: “Je m’abstiendrai de jugement personnalisé.”

Jean-Michel Tondre (AFP)

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IMAGINONS LA FRANCE D'APRES

Imaginez une France où tout devient possible !

Un docu-fiction palpitant, des scènes d’un réalisme à vous couper le souffle !
(interdit aux - de 12 ans)
 
1er épisode
http://www.dailymotion.com/machoolala/video/x1sxzw_la-france-dapres/

2e épisode
http://www.dailymotion.com/machoolala/video/x1u8aq_la-france-dapres-2/

Regardez, et faites passer !
Après le 6 mai plus personne ne vous entendra crier...

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02 mai 2007

A LIRE...

... Absolument !

Meeting3Mai

Premièrement le meeting demain soir à Acropolis ! 19 heures.      
Attention, le meeting de l'UMP va également se dérouler à Acropolis (ne vous inquiétez pas, pas dans la même salle...) mais donc, il est bien sûr demandé de ne pas répondre aux éventuelles provocations des militants UMP... La meilleure façon de leur faire un "pied de nez" c'est de gagner les présidentielles... Savourez...

MORCEAUX CHOISIS, sur Nissa 2008

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CHARLETY S'ENFLAMME POUR SEGOLENE ROYAL, sur Desir d'avenir 11

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LE BLOG TOUJOURS AUSSI BON DE JOCELYNE (Je n'arrive même pas à choisir un sujet tellement qu'ils sont bons !) 

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(meuh non, c'est pas la photo de Jocelyne !!!)

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Plus sérieusement, et effrayant :   "Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées" (Winston Churchill), AGORA VOX

Je ne peux m'empêcher d'en recopier une partie :

Voilà comment B.Liar a réussit à faire disparaître des millions de chômeurs fainéants et fraudeurs des statistiques. Ainsi alors qu’en Europe et en France on recense 10% de foyers avec enfants n’ayant aucun emploi, ce taux est de 16% en Grande-Bretagne , ce qui la place dans donc dans les pays les plus ravagés par le chômage, loin derrière la France, où pourtant la situation n’est pas vraiment brillante. Mais grâce aux efforts de B.Liar, la plupart des chômeurs-fraudeurs ne peuvent plus ou ne prennent même plus la peine de s’inscrire, ce qui perment d’afficher le taux record de 4,7% de chômeurs INSCRITS.

Voilà le merveilleux miracle que notre sauveur libéral nous promet, en annonçant par avance un taux de 5% de chômage. Si vous voulez que la France en bénéficie, vous savez ce qu’il vous reste à faire le 6 Mai.

Encore une une fois sur AGORA VOX : Quand la Recherche scientifique réfute Sarkozy

           

.

Et ne manquez pas cela : Imaginons la France d'Avant (c'est-à-dire, la France AVEC Sarkozy, en fait....)

Et quand vous en aurez marre de tout ça, allez voir mes photos, celles du quartier les Liserons, ou Bon Voyage, ou plus aérées comme Gourdon... ou Nice la nuit,
ou encore, allez lire mes poèmes....

Ou bien , comme il ne pleut plus, allez faire un petit tour, après avoir visité les nombreuses ressources de mon blog bien sûr...

coeurs

LOVE

CENDRA


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Posté par CendraOnTheBlog à 15:08 - SECOND TOUR - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 mai 2007

RESTENT LES INDECIS

Ceux qui comptent voter pour Ségolène semblent plus "décidés" que ceux qui voteraient pour Sarkozy, à un pour cent près. Malgré la tendance "droitiste" de l'UDF, il semblerait que la majorité se rallierait quand même à Ségolène. restent donc les indécis et les abstentionnistes à convaincre !

16% des personnes sondées et décidées à aller voter n'ont pas exprimé d'intention de vote.

Selon l'IPSOS, les dernières tendances :

· Sur plus de 50 mesures d'intentions de vote 2nd tour réalisées par Ipsos depuis février, le rapport de force a toujours été favorable à N. Sarkozy, dans une fourchette de 52 à 54,5%. L'écart s'était réduit la semaine dernière mais repart à la hausse. N. Sarkozy est aujourd'hui à 53% et bénéficie d'une avance significative sur S. Royal, 47%.

· Les socles électoraux de chacun des deux finalistes sont solides : 88% des électeurs qui ont l'intention de voter pour S. Royal et 87% de ceux qui se prononceraient pour N. Sarkozy déclarent leur choix définitif.

· Dans les grandes masses, les reports de voix "gauche non socialiste" vers S. Royal (74%, 16% de non exprimés et 10% vers N. Sarkozy) s'équilibrent avec le report du vote extrême droite vers N. Sarkozy (61%, 24% de non exprimés, 15% vers S. Royal).

Dès lors, le comportement des électeurs de F. Bayrou au premier tour s'avère décisif. Ces derniers penchent aujourd'hui en faveur de S. Royal (41%, contre 32% vers N. Sarkozy et 27% de non exprimés), mais pas assez pour inverser le rapport de force. Pour pouvoir l'emporter, la candidate socialiste devrait recueillir dans cet électorat deux fois plus de voix que N. Sarkozy ; avec sa composante "proches de l'UDF" toujours largement favorable au candidat de droite (61%), cela semble difficile.

Mais faisable... Les derniers jours sont décisifs !

Posté par CendraOnTheBlog à 15:23 - SECOND TOUR - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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