04 mai 2007
MEETING ACROPOLIS 3 MAI
Le dernier meeting d'Acropolis a rencontré un vif succès et un rassemblement fort du côté de la gauche !
Voici le discours prononcé par Patrick Allemand, premier secrétaire fédéral des Alpes-Maritimes du Parti Socialiste :
Mes Chers
amis
Permettez-moi
avant de commencer d’avoir une pensée solidaire en votre nom à tous envers les
personnels d’Acropolis, menacés de licenciement et actuellement en lutte pour
la survie de leur emploi, et d’y associer ceux de la FNAC de Nice que j’ai reçu
récemment, eux aussi confronté à une restructuration malgré la bonne santé du
groupe. La course à le rentabilité n’attend même pas la fin des périodes
électorales pour accomplir ses basses besognes.
Cela fait
chaud au cœur de vous voir encore si nombreux ce soir, à Nice, pour ce meeting
de fin de campagne. Cela démontre que même dans les Alpes-Maritimes, après le
1er tour du scrutin, comme dirait Ségolène ROYAL, la gauche est debout.
Il ne faut
pas sous-estimer le moment que nous venons de passer ensemble. Il démontre que
l’heure est grave, que la détermination est grande, et que c’est bien notre
candidate qui a la plus grande capacité de rassemblement.
L’heure
est grave, tout simplement parce que, même si l’écart est serré, évalué à 52-48
par plusieurs instituts de sondage, cet écart est toujours en faveur de Nicolas
SARKOZY et il nous reste peu de temps pour renverser la vapeur. On peut
désormais mesurer en heures le temps qui nous sépare de l’épilogue. Dans 72
heures maintenant, nous saurons qui a gagné cette élection présidentielle.
La
détermination est grande, parce que dans toutes celles et ceux qui m’ont précédé,
je n’ai jamais senti la résignation mais au contraire la volonté, l’espoir.
Cet espoir
que Ségolène sait si bien nous transmettre. Cet espoir qui habite chacun
d’entre nous qui a vu converger vers Charlety, près de 60000 personnes, un des
plus grands meetings jamais réalisé pour une élection présidentielle en France.
Voir tous
ces artistes s’engager aussi ouvertement à moins d’une semaine d’un vote
décisif, alors que notre candidate est devancée dans les sondages, est un signe
qui ne trompe pas. Ce n’est pas faire preuve de sectarisme que de penser avoir
raison. Là, il ne s’agit pas de notre candidate, il ne s’agit pas de
socialistes, mais de la France de l’art et de la culture. Tous ces artistes
dans leur diversité d’origine, culturelle, générationnelle, ne peuvent pas tous
se tromper. Et j’ai été ravi d’accueillir tout à l’heure, en votre nom à tous,
Philippe Torreton, dont la démarche, une petite demi heure, juste avant d’aller
jouer au TNN doit être pour nous tous un modèle de disponibilité et de
mobilisation pour les quelques heures qui nous restent.
Ils ont
compris que la France que Ségolène ROYAL propose, la France présidente, est
celle dont le peuple a besoin.
Nous avons
besoin d’une France où il y a de la place pour tous et pour toutes. Une France
dont personne ne sera exclu.
C’était
cela l’image de Charlety, c’était l’image du modèle de société que Ségolène
propose à la France.
Et le POPB
était également bien à l’image de la France qu’il nous propose. Certes il était
plein, mais le POPB c’était le rassemblement de la force, Charlety celui de la
fête.
Le POPB,
c’était le rassemblement de la France qui veut reformater les Français,
Charlety celui de la France telle qu’elle est, telle qu’on l’aime, de la France
métissée.
Le POPB,
c’était l’ordre moral qui fustige mai 68, et qui prend pour référence Doc
Gynéco, Tapie, Johnny, et Pascal SEVRAN. Charlety c’était au contraire le
prolongement de cette volonté émancipatrice, la France où c’est par la justice
que l’ordre s’établit et non par la force.
Alors
pourquoi, pendant plus d’une heure et demie, tant d’appels à voter Ségolène
ROYAL, tant de messages lus.
Tout
simplement parce que son pacte présidentiel rassemble, et parce qu’elle inspire
confiance.
Nous ne
sommes plus dans le débat du 1er tour, où chacun fait valoir le plus qu’il
amène et où il explique qu’il manque un petit peu de ceci ou un petit peu de
cela.
Nous
sommes maintenant face à un choix de société . Si ML Nicaise est venue
ici ce soir appeler les électeurs des « Verts » à voter Ségolène ROYAL, c’est
parce qu’elle sait bien qu’elle fera de la France le pays de l’excellence
environnementale. D’ailleurs, ce sont les associations du secteur de
l’environnement appelées à se prononcer sur les projets du 1er tour qui ont
noté à 16/20 le pacte présidentiel et tu sais que si nous gagnons dimanche ; le
développement des énergies renouvelables et l’obligation pour tout permis de
construire de prévoir des normes énergétiques, nous les ferons ensemble.
Si Bruno
Della Sudda et Selouah Ghazouane sont venus témoigner du soutien des comités
José BOVE, ce n’est pas qu’ils trouvent tout à coup idyllique, notre pacte
présidentiel, mais il savent que José BOVE a été chargé par S R d’une mission
sur la sécurité alimentaire et ils savent que le moratoire sur la culture des
OGM en plein air, nous le ferons ensemble.
SI JF
Tealdi est venu lui aussi appeler à voter Ségolène Royal c’est qu’il sait bien
que pour les millions de petits salariés de ce pays, il vaut mieux une promesse
de hausse du SMIC à 1500€ le plus tôt possible, que le « si vous voulez gagner
plus, il faut travailler plus », parce que ce qui n’est pas obtenu par la loi,
est confié à l’arbitraire du patron de l’entreprise.
S’il est
venu c’est parce qu’il sait que seul le « travailleur tous » est une
promesse de lutte contre les inégalités efficace.
Si les
principaux responsables syndicaux de ce département sont venus ici relayer cet
appel, c’est parce qu’ils mesurent mieux que quiconque que deux projets de
société, très clairs s’affrontent.
D’un côté,
il y a Ségolène qui dit j’ai besoin de vous, parce qu’il faut relancer le
dialogue social, qui veut faire de la démocratie sociale un des piliers d’une
démocratie modernisée. Et de l’autre il y a l’autre qui au nom de la
liquidation de l’héritage de mai 68 veut remonter le temps encore plus loin, et
s’en prendre au droit de grève.
Si J
THIEMONGE, et au-delà d’elle, de nombreux syndicats d’enseignants, la FSU en
tête, appelent à voter S Royal, c’est que l’heure n’est plus à supputer sur cette
fameuse cassette qui nous a fait tant de mal mais à voir où est la véritable
ambition pour l’école. Dans le pacte présidentiel, cele est présente du
plus jeune âge avec le service public à la petite enfance, jusqu’au lycée avec
cette idée tout au long de la scolarité, que l’échec scolaire ne doit pas être
une fatalité, qu’il y aura à tous les stades du soutien scolaire gratuit, que
les postes supprimés par la droite depuis 5 ans seront rétablis.
Et de
l’autre côté, le flou et une seule certitude, un fonctionnaire sur 2 partant à
la retraite ne sera plus remplacé.
Si Michel
Rainelli est là, au titre du collectif « Sauvons la recherche », c’est que la
droite sous CHIRAC a rendu la recherche publique exangue et que sous Sarkozy ce
sera la même chose ou pire.
S’il est
là c’est parce que le pacte présidentiel s’engage à augmenter les crédits de la
recherche publique de 10% pendant 5 ans, mais qu’au-delà, il prévoit aussi
d’encourager les entreprises à recruter des chercheurs, à développer la
rechercheset l’innovation au sein des entreprises, en baissant la charge
fiscale des entreprises qui investissent dans la recherche, et en augmentant
celle de celles qui redistribuent le profit aux actionnaires. Cela relancera la
croissance et offrira à nos chercheurs, formés par nos universités, des
débouchés chez nous, et non les contraindre comme c’est trop souvent la cas,
aujourd’hui, à l’exil.
Si Denise
VANEL est venue au titre de la LDH, c’est bien parce que le projet de N Sarkozy
est liberticide, parce que sous couvert de mettre en sécurité, il restreint les
libertés publiques et jusque et y compris la liberté de la presse. Il n’y a
qu’à voir les 3 jours qui ont précédé le débat demandé par Ségolène Royal et
accepté par François Bayrou. Il a tout fait pour qu’il ne se tienne pas.
Si enfin,
des personnalités, militantes à l’UDF comme J RANDON ou qui avaient appelé à
voter F Bayrou comme Ben Vantier, appellent ce soir à voter S R, ce n’est pas
parce que nous avons des convergences sur les plans économique et social. Heureusement
que nous divergeons, et même nettement, sur le rôle de l’état dans l’économie.
C’est
parce que nous partageons avec eux les mêmes inquiétudes et les mêmes ambitions
pour notre république.
Les mêmes
inquiétudes parce qu’il faut pour redonner aux français confiance dans leurs
institutions, les assurer d’un état impartial et non d’une république des
copains qui amnistie Guy Drut hier, et amnistiera Jacques CHIRAC demain.
Les mêmes
espoirs parce qu’il nous faut aller vers la 6ème république, celle du mandat
unique pour les parlementaires, celle qui permettra au Président de rendre
compte devant la représentation de la nation, celle qui supprime le 49.3 et les
ordonnances, celle qui mette en place un vrai régionalisation.
Si enfin,
il peut y avoir dans cette salle, autant de personnes d’horizons aussi divers
rassemblées, c’est parce que nous c’est le seul lien où on peut dialoguer d’une
Europe qui rassemble, et qui ne dresse pas les français les uns contre les
autres.
Cette Europe
rejetée à 55% par le peuple français et dont Nicolas Sarlozy veut
confisquer le vote en faisant ratifier par la représentation parlementaire un
traité constitutionnel allègé, alors que dans le pacte présidentiel, les
principes sont clairs et simples.
Le premier
principe, c’est que le peuple est souverain, et qu’il sera reconsulté par la
voie du référendum en juin 2009, au moment des Elections européennes sur le
nouveau traité constitutionnel.
Ce second
principe c’est qu’il faut une présidente capable de faire entendre la voix du
peuple de France, et pas de se coucher devant la commission européenne comme il
s’est couché devant Bush à la Maison Blanche en s’excusant de l’arrogance
française.
Or la voix
de la France est claire.
Oui à une
Europe politique pour renforcer un monde multipolaire.
Oui à la
charte des droits fondamentaux rectifiés par la CES.
Non aux
traités économiques trop libéraux.
Oui à
l’ajout d’un protocole social, d’un protocole environnemental, d’un protocole
énergétique.
Voilà l’ensemble
des enjeux qui nous rassemblent ce soir.
Voilà
pourquoi ce soir, chacun avec sa sensibilité, a exprimé son besoin se faire
gagner dimanche soir Ségolène ROYAL.
Il vous
reste à tous, amis de toute la gauche rassemblée ici dans sa diversité, à aller
convaincre vos électeurs de voter massivement pour Ségolène Royal. Ce n’est pas
encore le cas. 66% seulement vont le faire si on en croit les derniers
estimations. Il y a encore une belle marge de progression.
Désormais
le grand débat a livré sa vérité.
Tout le
monde n’a retenu qu’une seule chose de la prestation de Sarkozy, c’est…qu’il a
été calme. C’est quand même un peu court pour en faire un président de la
République. Etsi ces amis le disent sur toutes les antennes aussi
ostensiblement et avec soulagement, c’est qu’il y a des raisons de penser que
nous avons raison lorsque l’on dit que c’est un agité et qu’il nous inquiète.
De
Ségolène, on a retenu l’image d’une femme habitée par une volonté, qui a
rassuré sur sa compétence, sur sa stature, sur les valeurs de son pacte
présidentiel, qui enfin, à 72 heures de l’élection, a gagné dans le cœur des
français sa légitimité à être là ou les socialistes ont choisi de la mettre.
Désormais
la France a tous les atouts pour se relever. Elle a son destin en mains.
Dimanche, elle va se doter d’un nouveau visage. Avec Ségolène Royal, ce sera
celui de la modernité et du rassemblement.
Mes chers
amis ; ils nous reste encore 48 heures pour renverser cette élection et faire
entrer dans l’histoire de notre république, la première femme à l’Elysée.
Une femme
présidente pour une France présidente. Quelle belle formule. Si nous voulons la
faire vivre à partir de dimanche soir 20 heures, pour avoir ce bonheur, vous
savez tous ce que vous avez à faire d’ici là.
Déployez
vous ! son équipe de campagne c’est nous. Allons convaincre les indécis, demain
soir, faisons encore des halls d’immeubles, des cages d’escaliers,
distribuons tous les tracts qui restent et que vous pourrez prendre à la
sortie.
Si nous le
faisons, tout peut changer encore. Alors, un dernier effort.
Et en
avant tous ensemble vers la victoire.
Vive la
Gauche ! vive Ségolène !
Commentaires
C'était chouette effectivement !
barf, t'y étais toi ? Moi j'étais NASE !
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