France... Ô France !

Ce blog sera celui de la transparence, de la tolérance, du partage et de l'humanité. Il restera politique et engagé sur maints points. ATTENTION CE SITE PEUT CHOQUER LES MINEURS

27 avril 2007

DEBAT BAYROU ROYAL

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Assistez sur BFM TV au débat TV Bayrou-Royal

Aux forceps. Jusqu’à un nouveau rebondissement, pas totalement à exclure, le débat entre Ségolène Royal et François aura bien lieu.

Quand ? -  Demain à 11 h.

Où ? - Dans un hôtel parisien, The Westin, où Bayrou avait tenu mercredi sa conférence de presse.

Où pourra-t-on le voir ? - Sur BFM TV, chaîne de la TNT.

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A DIFFUSER (bis)

Par mail également - Au format PDF : Ce_qui_se_passe_est_tr_s_grave_pour_la_d_mocratie

Excusez-moi du mauvais son mais le serveur n'accepte que les fichiers de moins de 1 Mo :

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Ce qui se passe est très grave pour la démocratie!

A tous les lecteurs de mon blog (Patrick Allemand)

Transférez cet extrait de l'intervention de François Bayrou ce matin sur RTL au plus grand nombre de vos relations. Ce qui est en train de se passer est extrêmement grave pour la démocratie. Personne ne peut imaginer Bayrou mentant sur un sujet aussi grave!

RTL

INVITE – LE 27/04/2007 – 07 :50

Invité : François BAYROU, président de l’UDF.

 

 

Christophe HONDELATTE

Jean-Michel APHATIE, vous recevez ce matin donc l’homme qui est arrivé 3ème au  premier tour de la présidentielle.

Jean-Michel APHATIE

Bonjour François BAYROU.

François BAYROU

Bonjour.

Jean-Michel APHATIE

Le débat que vous deviez avoir sur CANAL+ demain avec Ségolène ROYAL a été annulé par la chaîne. CANAL+ explique que les règles prévoyant l’égalité de temps de parole entre les deux finalistes du deuxième tour empêche l‘organisation de votre dialogue avec la candidate socialiste. Comment réagissez-vous à cette annulation François BAYROU ?

François BAYROU

Lorsque j’ai tenu une conférence de presse mercredi, j’ai parlé de la part de Nicolas SARKOZY d’intimidation et de menace. C’est exactement là qu’on en est. Ce débat qui avait été organisé à la demande de CANAL+, nous avions décidé... j’avais été invité à un débat par Ségolène ROYAL, j’ai accepté et j’avais dit que si Nicolas SARKOZY m’invitait à un débat, j’accepterai aussi. Ce débat qui a suscité beaucoup d’intérêt... je veux rappeler que Ségolène ROYAL et moi, nous avons ensemble recueilli près de 45 % des voix, ce qui est une part très importante des citoyens français qui ont droit à avoir des explications démocratiques entre les candidats, avoir leurs convergences et leurs divergences, avoir leurs rapprochements et au contraire leurs affrontements. Ce débat avait été organisé par CANAL+ à la demande de la chaîne. Et puis s’y était joint un certain nombre d’autres télévisions et radios. Il se trouve que ce débat a été annulé en arguant ou en prétendant qu’il y avait des règles du CSA et une demande du CSA qui empêcherait la tenue du débat, ceci est absolument faux...

Jean-Michel APHATIE

Comment le savez-vous ?

François BAYROU

Parce que j’ai vérifié auprès du CSA ce qu’il en était, et parce que si jamais il y avait eu une intervention du CSA, elle aurait été susceptible de recours devant le Conseil d’Etat en référé, c’est-à-dire d’heure à heure, et que nous aurions ainsi sans aucun doute obtenu le respect de cette liberté. Il s’agit Jean-Michel APHATIE d’une liberté fondamentale des Français, et une part des enjeux de cette élection présidentielle, c’est le respect des libertés fondamentales des Français. Ici, par toute une série de réseaux que nous  connaissons tous, qui rapprochent de très grandes puissances financières et de très grandes puissances médiatiques autour de Nicolas SARKOZY, des interventions directes sont faites auprès des rédactions, sont faites auprès des chaînes de manière que l’information se trouve verrouillée. Je n’accepterai jamais que dans mon pays, on verrouille l’information. On est en train de choisir le chemin d’une régression immense, qui met en cause le droit élémentaire des Français à être informés. Et songez que Nicolas SARKOZY n’est pas encore élu, alors qu’en sera-t-il s’il est élu ?

Jean-Michel APHATIE

Dites-vous ce matin clairement sur RTL, François BAYROU, que si CANAL+ a annulé votre débat avec Ségolène ROYAL, c’est à la demande de Nicolas SARKOZY ?

François BAYROU

Je n’en ai pas la preuve mais j’en ai la certitude.

Jean-Michel APHATIE

Quand vous dites... au début de votre intervention, vous l’avez dit que le goût de l’intimidation...

François BAYROU

Je cherche la menace...

Jean-Michel APHATIE

Et de la menace de Nicolas SARKOZY ont pu jouer dans ce débat, c’est une intuition...

François BAYROU

C’est une certitude.

Jean-Michel APHATIE

Vous vous appuyez sur quoi ?

François BAYROU

Sur des témoignages nombreux.

Jean-Michel APHATIE

Des témoignages nombreux de gens qui vous ont dit...

François BAYROU

Des témoignages nombreux...

Jean-Michel APHATIE

Des intimidations ou des menaces ont été adressées à la direction de CANAL+ pour qu’elle annule le débat ?

François BAYROU

Pas seulement la direction de CANAL+, à tous ceux qui s’intéressaient au débat et avaient l’intention de le retransmettre.

Jean-Michel APHATIE

C’est une accusation grave François BAYROU !

François BAYROU

C’est une accusation certaine, je dis les choses comme elles sont. Comme vous savez, je suis quelqu’un de modéré qui a toujours défendu la liberté, chez nous et ailleurs. Je l’ai défendue encore en Pologne parce que GEREMEK se trouve sous le coup d’une menace de lui retirer son mandat de député européen, et ce que je défends en Pologne je le défendrai en France. Ce que j’ai défendu contre les régimes de l’Est, je le défendrai en France...."

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FACE A LA UNE

Et de une (vidéo...) Suis pas douée moi parfois, j'aurais pu le mettre en ligne hier soir mais... quelque fois je fais pas simple... et en plus il me manque le début !!!

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Apparemment un léger décalage audio video

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A DIFFUSER !

Le ton monte entre François Bayrou et Nicolas Sarkozy

PARIS (Reuters) - La campagne dans la campagne imposée par François Bayrou dans l'entre-deux tours tourne à l'aigre : l'ex-candidat centriste a accusé vendredi Nicolas Sarkozy d'avoir empêché son débat avec Ségolène Royal, ce que l'UMP dément, dénonçant une entreprise de calomnie.

"Lorsque j'ai tenu une conférence de presse mercredi j'ai parlé de la part de Nicolas Sarkozy d'intimidation et de menace. C'est exactement là où on en est", a affirmé François Bayrou sur RTL, précisant toutefois n'avoir qu'une "certitude".

"Il se trouve que ce débat a été annulé en arguant, ou en prétendant, qu'il y avait des règles du CSA et une demande du CSA qui empêcherait la tenue du débat. Ceci est absolument faux", a-t-il ajouté.

Canal+, qui avait proposé de retransmettre samedi matin un débat entre Ségolène Royal et François Bayrou, a retiré son offre jeudi faisant valoir le respect des règles du temps de parole imposées par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Le CSA a démenti être intervenu auprès de la chaîne cryptée pour annuler la tenue du débat.

"Ici, par toute une série de réseaux (...), qui rapprochent de très grandes puissances financières et de très grandes puissances médiatiques autour de Nicolas Sarkozy, des interventions directes sont faites auprès des rédactions, sont faites auprès des chaînes, de manière que l'information se trouve verrouillée", a avancé François Bayrou.

"On est en train de choisir le chemin d'une régression immense qui met en cause le droit élémentaire des Français à être informés", a poursuivi le dirigeant centriste.

"Et songez que Nicolas Sarkozy n'est pas encore élu. Alors, qu'en sera-t-il s'il est élu?", a-t-il lancé.

"UN COUP MONTÉ"

L'UMP a répliqué par la voix de Claude Guéant, directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, qui s'est ému de "la violence des propos" de François Bayrou.

"C'est de la calomnie, de l'insinuation calomnieuse. Il est extrêmement grave de tenir des propos comme ça. C'est un procédé stalinien. Affirmer des choses sans preuve, c'est gravissime", a-t-il dit à Reuters, mettant les allégations du président de l'UDF sur le compte de "l'amertume, de la tristesse et de la déception".

"François Bayrou est un mauvais perdant", a estimé pour sa part François Fillon, conseiller politique de Nicolas Sarkozy, sur BFM TV/RMC-Info.

Le candidat centriste, arrivé en troisième position au premier tour de l'élection présidentielle, a recueilli 18,57% des suffrages, soit plus de 6,8 millions d'électeurs dont le candidat de l'UMP et la candidate du Parti socialiste se disputent les faveurs pour le second tour du 6 mai.

La polémique actuelle est "un coup monté par François Bayrou pour continuer à garder les projecteurs braqués sur lui alors qu'il n'est plus au second tour", a estimé François Fillon. "Maintenant, il faut que François Bayrou se retire, que François Bayrou attende (...) et qu'il laisse les deux finalistes s'exprimer".

Le duel télévisé entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal est prévu le mercredi 2 mai à 21h00 sur TF1 et France 2.

Interrogé sur RTL à la suite de l'interview de François Bayrou, Rodolphe Belmer, directeur général délégué de Canal+, a "récusé formellement toute pression". "Canal+ est une chaîne totalement indépendante. On le prouve tous les jours".

Après l'hebdomadaire Marianne jeudi, le quotidien Libération propose vendredi d'organiser le débat Royal-Bayrou, "n'étant pas assujetti aux règles" d'égalité du CSA.

 

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26 avril 2007

RENDRE LE MONDE PLUS JUSTE

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Petits rappels sur l'expérience internationale de M. Sarkozy :
Sur l'Europe
, Nicolas Sarkozy propose de faire adopter un traité constitutionnel similaire à celui refusé par les Français en 2005 par voie parlementaire, sans consulter les Français.
Aux Etats-Unis, en septembre 2006, Nicolas Sarkozy regrette "l'arrogance de la France" à propos de l'opposition du Président de la République à l'intervention en Irak.
En Espagne, Nicolas Sarkozy a ouvertement critiqué la politique d'immigration de José Luis Zapatero en septembre 2006 qui lui a répondu : « Nous n'avons aucune leçon à recevoir. Ce que veut dire le ministre français de l'intérieur ne tient pas quand nous avons vu ce qui s'est passé dans les banlieues de Paris ».
Sur l'Afrique, Nicolas Sarkozy n'hésite pas à prendre conseil auprès d'Omar Bongo, dictateur au Gabon. « Il est venu écouter les conseils du vieux sage ». Les images  de leur entrevue n'ont jamais été diffusées sur les télévisions françaises : http://www.dailymotion.com /video/x1im7c_sarkozy-et-bongo

Bongo

Sur le Proche Orient, lors d'une émission, Nicolas Sarkozy ne sait pas si Al-Qaeda sont des chiites ou des sunnites. Il ajoute qu'il ne faut pas réduire le débat à l'appartenance « à une ethnie ». Ecouter : http://www.marianne2007.info /index.php/46193/?preaction =podcast
En Italie, Gianfranco Fini, anciennement MSI (parti fasciste italien), a préfacé le livre de Nicolas Sarkozy. Il est « l'un des hommes politique italiens les plus talentueux, un homme de grand talent » d'après Nicolas Sarkozy qui a reçu cette semaine le soutien de Silvio Berlusconi.


Ce que propose Ségolène Royal
Pour rendre l'ordre du monde plus juste

 

Pour un nouveau souffle européen :
• Construire une Europe plus protectrice, mettre en place rapidement des politiques communes ambitieuses sur la Recherche, l'énergie ou l'environnement. Préserver, par une directive-cadre le développement de services publics de qualité.
• Inscrire dans les statuts de la Banque Centrale Européenne l'objectif de croissance-emploi, créer un gouvernement de la zone Euro.
• Améliorer le niveau de vie et la protection sociale grâce à un protocole social.
• Négocier un traité institutionnel soumis à référendum en 2009
• Doter notre défense nationale de moyens à la hauteur des risques nouveaux auxquels nous sommes confrontés. Notre capacité de dissuasion nucléaire doit être préservée.
• Inscrire notre effort de défense dans une politique européenne de sécurité. L'objectif est à la fois de renforcer notre sécurité et de rationaliser nos dépenses.

Pour la paix dans le monde :
• Maîtriser la mondialisation en œuvrant à une plus grande transparence et efficacité des instruments de régulation : introduire à l'OMC une hiérarchie des normes qui équilibre les mesures de nature commerciale par le respect des normes sociales et environnementales ; réformer profondément le FMI et la Banque mondiale pour en faire des instruments au service du développement humain ; mettre en place une taxe sur les flux financiers de type Tobin.
• Réviser notre politique d'aide au développement, passer à un véritable co-développement en favorisant les projets concrets associant directement les bénéficiaires.
• Lancer avec nos partenaires européens une initiative pour une Conférence internationale de paix et de sécurité au Proche Orient.

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Débat télévisé entre François Bayrou et Ségolène Royal samedi

C'est officiel :

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PARIS (Reuters) - Le débat proposé par Ségolène Royal à François Bayrou aura lieu samedi à 11h00 sur le plateau de Canal+ et de i-Télévision, annonce Jean-Louis Bianco, co-directeur de campagne de la candidate socialiste.

"Il y a un accord avec les chaînes de télévision et le candidat centriste", a-t-il déclaré à la presse au QG de campagne de Ségolène Royal.

TOUS ET TOUTES A VOS TELEVSIONS SAMEDI... Pour ceux qui ont i-télé ou alors sur canal + (ce sera en clair)

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VIDEOS SUR SEGOLENE

Des vidéos que j'ai glanées sur le web mais que je vais réunir ici pour éviter à d'autres les recherches.
Bon, la première, c'est pas Ségolène, mais François Bayrou parlant de Nicolas Sarkozy... Ok Ok, ça commence bien !

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Les réactions au meeting de Ségolène à Montpellier :

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Pour le plaisir, quelques photos...

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NOUVELLE AFFICHE

Trop trop belle la nouvelle affiche !

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Son intervention sur "A VOUS DE JUGER" hier soir sur France 2

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A NE PAS MANQUER :

Jeudi 26 avril

Meetings
-Ségolène Royal (PS) à Lyon.

Médias
- Ségolène Royal (PS) invitée de "Face à la une" sur TF1 à 20 h 20.
- Nicolas Sarkozy (UMP) invité de "A vous de juger" sur France 2, à 20 h 50.

Vendredi 27 avril

Médias
- François Fillon (UMP) invité de RMC et BFM-TV, à 8 h3 0.

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25 avril 2007

LES DIX FRACTURES PROPOSEES PAR NICOLAS SARKOZY

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Les dix fractures programmées de Sarkozy

Que serait la France de Nicolas Sarkozy s'il accédait, le 6 mai, à la présidence de la République ? Quelles sont ses volontés de réforme, ses mesures prioritaires ? En meeting, il répète que ses adversaires veulent le «diaboliser» et lui vouent de la «haine». Loin de nourrir de tels sentiments, Libération décrypte en 10 points les projets du candidat UMP qui fâchent.

Une certaine idée de la justice

Ce qu'il veut faire. Il a promis de «lutter contre la récidive en instituant des peines plancher pour les multirécidivistes». La dernière loi visant à réprimer plus sévèrement la récidive (élargissement des critères de la récidive, limitation des sursis...) remonte à décembre 2005. Nicolas Sarkozy veut qu'au bout de trois fois le condamné écope de la peine maximale prévue. Ce qui malmène le principe de l'individualisation de la peine inscrit dans la tradition juridique, la Constitution et la Convention européenne des droits de l'homme. Tous les spécialistes estiment qu'une telle mesure fera exploser la population pénitentiaire.

Sarkozy veut aussi supprimer l'excuse de minorité pour les récidivistes de plus de 16 ans, et aligner progressivement la justice des mineurs sur celle des majeurs. Il tient aussi à «expérimenter» une séparation entre les mineurs dont s'occupent les juges des enfants : d'un côté les victimes, de l'autre les délinquants. Sachant que les frontières sont totalement perméables.

Ce qu'il a fait. Il a beaucoup joué avec le principe de la séparation des pouvoirs, en mettant en cause personnellement des magistrats, notamment ceux du tribunal des enfants de Bobigny, accusés de «démissionner» face aux délinquants. Au point que Guy Canivet, le premier président de la Cour de cassation, avait été reçu par Jacques Chirac, en septembre 2006, après avoir exprimé sa colère pour dénoncer «les termes provocants» de Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, «mettant en cause le fonctionnement de l'institution judiciaire». Le haut magistrat se montrait alors désireux d'exposer au chef de l'Etat «la gravité de ces atteintes réitérées à la répartition des pouvoirs prévue par la Constitution et le malaise ressenti par les juges».

Sarkozy a aussi multiplié le fichage en étendant notamment le fichier national automatisé des empreintes génétiques ­ créé sous la gauche pour pister les délinquants sexuels ­ à quasiment tous les délits. Contre l'avis de la Commission nationale de l'informatique et des libertés, ce fichier ne contient pas que des condamnés mais aussi des suspects.

Une certaine idée de la police

Ce qu'il veut faire. Le ministre de l'Intérieur en avait rêvé contre l'avis de Jacques Chirac, et cette fois le candidat à l'Elysée est bien décidé à la mettre en place : une direction unique du renseignement qui réunirait Renseignements généraux (RG) et Direction de la surveillance du territoire (DST). Officiellement, il s'agit de lutter plus efficacement contre le terrorisme. Une direction unifiée aurait également l'avantage d'être plus facilement contrôlable pour le pouvoir politique avec un homme idoine à sa tête. Nicolas Sarkozy veut également faire voter une nouvelle loi de programmation afin de «combler» les poches de retard des forces de l'ordre en matière de cryptologie, de biométrie et d'équipements. Lors de ses deux précédents passages place Beauvau, Nicolas Sarkozy avait déjà largement communiqué sur les technologies (pistolet à décharge électrique, caméras...) au service de la police.

Ce qu'il a fait. Dès son arrivée au ministère de l'Intérieur au printemps 2002, Nicolas Sarkozy s'est attaché à galvaniser des policiers et des gendarmes qui avaient manifesté leur blues dans la rue à l'automne 2001. Il leur a garanti moyens et effectifs dans une loi de programmation votée durant l'été 2002. Le deuxième étage de la fusée sécuritaire Sarkozy a été la mise en place de la «culture du résultat», aujourd'hui largement décriée dans les commissariats. Lors de leurs dernières élections professionnelles, les policiers ont dénoncé, la «chasse aux crânes», c'est-à-dire l'inflation des interpellations et des gardes à vue. Enfin, il est le ministre de l'Intérieur qui a enterré la police de proximité mise en place par ses prédécesseurs de gauche.

Une certaine idée de l'immigration

Ce qu'il veut faire. L'objectif de Sarkozy est affiché : limiter l'immigration «subie». Le candidat de l'UMP a annoncé la création d'un «ministère de l'Intégration et de l'Identité nationale» regroupant les attributions confiées aujourd'hui à trois ministères. Il a également promis, dès juillet, une troisième loi sur l'immigration et précisé que les immigrés souhaitant venir en France au titre du regroupement familial devraient apprendre des «rudiments» de la langue française.

Ce qu'il a fait. Alors ministre de l'Intérieur, il a fait adopter deux lois sur l'immigration, en 2003 puis en 2006. La première comprenait une disposition plutôt favorable aux immigrés avec la suppression partielle de la «double peine». La seconde a durci les conditions de régularisation des immigrés en situation irrégulière, et celles d'entrée et de séjour des étrangers. Hautement symbolique, la suppression de la régularisation de plein droit après dix ans de séjour, même clandestin, en France. La lutte de Sarkozy contre l'immigration clandestine s'est accompagnée d'une augmentation des reconduites à la frontière : 24 000 en 2006, un chiffre toutefois inférieur aux objectifs fixés aux préfectures. La loi de 2006 était également censée ouvrir la porte à une immigration «choisie». Malgré quelques accords signés avec des pays comme le Mali, ce système tarde à prendre forme.

Une certaine idée de l'individu

Ce qu'il veut faire. Nicolas Sarkozy pourrait revenir à la charge en proposant le dépistage des signes avant-coureurs de délinquance chez les enfants de moins de 3 ans. Il s'était déjà appuyé sur un rapport de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale qui préconisait «le repérage des perturbations du comportement dès la crèche et l'école maternelle». A trop scruter les «susceptibilités génétiques», il risque de considérer qu' «un sujet "est" délinquant avant même d'entrer dans l'existence», comme le regrettait alors le docteur en psychopathologie Rodolphe Adam.

Ce qu'il a dit. Dans un entretien avec Michel Onfray, publié par Philosophie magazine d'avril, Nicolas Sarkozy déclarait : «J'inclinerais à penser qu'on naît pédophile», et, plus loin : «Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année [...] parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable [...]. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense.»

Une certaine idée du social

Ce qu'il veut faire. Le candidat Sarkozy veut encadrer le droit de grève en imposant un vote à bulletin secret au bout de huit jours d'arrêt de travail. Dans le secteur public, il souhaite l'organisation d'un service minimum instauré par la loi dès juillet. Il veut réduire le nombre de fonctionnaires en ne remplaçant pas les départs à la retraite. Pour les salariés du secteur privé, il veut remplacer le CDI et le CDD par un contrat de travail unique, sur le modèle du contrat nouvelle embauche (CNE) ou du contrat première embauche (CPE), ce qui permettrait à tout employeur de se séparer d'un salarié sans avoir à se justifier, en contrepartie d'une indemnité de licenciement revalorisée. Sa proposition d'exonérer totalement de charges sociales et fiscales les heures supplémentaires, payées 25 % plus cher, signerait la fin des 35 heures avec un effet négatif sur l'emploi, les entreprises ayant intérêt à allonger la durée du travail plutôt qu'à embaucher.

Ce qu'il a fait. Du fait de ses fonctions ministérielles, Sarkozy n'a jamais eu à intervenir directement dans le domaine social. Son passage au ministère de l'Economie, de mars à novembre 2004, fut bref. Le budget 2005, qu'il a préparé et fait voter, se traduisait essentiellement par le non-remplacement d'une partie des départs à la retraite de fonctionnaires. Il a soutenu la création du CNE à l'été 2005, mais quand Dominique de Villepin a lancé le CPE en janvier 2006, il a prudemment laissé le Premier ministre s'enferrer avant de plaider ­ comme président de l'UMP ­ pour un repli stratégique.

Une certaine idée du logement

Ce qu'il veut faire. Alors que la France compte 1,3 million de demandeurs de HLM, Nicolas Sarkozy, entend fixer «une obligation annuelle de vente de 1 % du parc social, soit 40 000 logements» sociaux par an. Cela permettrait «de rendre le rêve de propriété accessible à beaucoup de personnes qui en sont exclues actuellement», argumente le candidat UMP. Mais ces ventes risquent de concerner les plus beaux morceaux des HLM (les immeubles les mieux situés, les mieux construits), laissant dans le champ du parc social les cités ou les bâtiments les plus excentrés, accentuant ainsi les phénomènes de ghettoïsation. La mise en oeuvre d'un tel programme risque aussi de réduire l'offre d'habitat social, au moment même où les loyers du privé flambent et deviennent inaccessibles aux ménages à petits revenus, voire moyens en région parisienne et dans les grandes métropoles régionales.

Ce qu'il a fait. Président du conseil général des Hauts-de-Seine, Nicolas Sarkozy a décidé en 2005 de vendre 4 000 HLM dans son département en cinq ans (soit 800 par an en moyenne). Pour faire taire les critiques, il a promis de les remplacer par des constructions nouvelles, devant s'ajouter aux 3 300 logements sociaux nouveaux déjà programmés annuellement par le département. Ce qui fait un total de 4 100 logements HLM à réaliser chaque année. Mais sur le terrain ça ne suit pas : seulement 2 590 ont été construits en 2006 et à peine plus de 1 500 en 2005. Autre fait d'armes : maire de Neuilly pendant neuf ans, Nicolas Sakozy n'a jamais accordé une quelconque priorité au logement social. Sa ville compte moins de 3 % de HLM. C'est l'une des pires élèves parmi les communes de France, bien en deçà des objectifs de la loi SRU qui impose 20 % de logements sociaux dans les communes de plus de 3 500 habitants (1 500 en Ile-de-France).

Une certaine idée de la santé

Ce qu'il veut faire. Son programme Ensemble réaffirme les grands principes du modèle français de Sécurité sociale, pour «garantir l'égalité et l'équité de l'accès aux soins pour tous». Mais Nicolas Sarkozy veut «également que chacun se sente responsable du financement de notre système de santé». Aussi propose-t-il «un système avec quatre franchises : les premiers euros annuels sur les examens biologiques, les premiers euros annuels sur les médicaments, les premiers euros annuels sur les visites médicales et même sur l'hospitalisation». Ces sommes, inscrites sur un «compte annuel», ne seraient «pas remboursées» par la Sécurité sociale. Leur montant ferait l'objet d'un «débat chaque année devant le Parlement» et serait fonction de la santé financière de l'assurance maladie. Cette logique strictement comptable de rééquilibrage des comptes de la Sécurité sociale reviendrait à rembourser de moins en moins les malades, les contraignant à souscrire des assurances complémentaires de plus en plus onéreuses.

Ce qu'il a fait. Ministre de l'Economie en 2004, au moment où ses homologues à la Santé, Philippe Douste-Blazy et Xavier Bertrand, préparaient et faisaient voter la réforme de l'assurance maladie, Sarkozy ne leur a pas permis de puiser dans les recettes fiscales pour renflouer la Sécurité sociale. Défenseur de l'orthodoxie budgétaire et partisan d'une réduction des prélèvements obligatoires, il ne connaît que la baisse des dépenses pour équilibrer les comptes, qu'il s'agisse du budget de l'Etat ou des comptes sociaux.

Une certaine idée de la fiscalité

Ce qu'il veut faire. Nicolas Sarkozy a prévu d'abaisser encore le «bouclier fiscal» (qui permet de plafonner le total des impôts payés par un contribuable) à 50 %, alors qu'il est actuellement de 60 %. Surtout il souhaite supprimer jusqu'à 95 % des «droits de donation et de succession pour tous les patrimoines petits et moyens». Or, en France, grâce à la législation fiscale existante, 80 % des patrimoines transmis en ligne directe échappent déjà à toute imposition. Avec cette nouvelle proposition, 15 à 20 % des Français les plus riches échapperaient à nouveau aux successions. L'impôt sur la fortune pourrait de fait disparaître. Le candidat promettant une déduction de 50 000 euros de l'impôt contre un tel investissement dans une PME. La politique fiscale, au final, devrait profiter aux citoyens les plus aisés.

Ce qu'il a fait. En cinq ans, la droite a mené une étrange politique fiscale. Que jamais Sarkozy n'a désavouée. Baissant de manière drastique l'impôt sur le revenu (IR), dont le taux marginal a progressivement été abaissé à 40 %. Aujourd'hui l'IR ne représente plus que 25 % des recettes fiscales de l'Etat. Mais dans le même temps, la majorité a réussi la prouesse de faire augmenter le taux des prélèvements obligatoires : l'ensemble des taxes fiscales et sociales atteint 44,4 %. Elle a aussi inventé le «bouclier fiscal» . Autant de mesures fiscales au service des plus aisés.

Une certaine idée des médias

Ce qu'il veut faire. Il prévoit un superministère rassemblant les médias, la culture et l'éducation, et un renforcement des missions culturelles de France Télévisions. En matière de médias, le programme de Nicolas Sarkozy est maigre. Il faut dire qu'il en a déjà tellement fait...

Ce qu'il a fait. Dernier incident en date : il pète les plomb en coulisses de l'émission France Europe Express sur France 3 parce que monsieur n'a pas de loge. Sarkozy n'aime rien tant que mettre sa patte dans les médias, où il compte beaucoup d'amis : Arnaud Lagardère, patron du groupe éponyme ­ qui a gentiment viré Alain Genestar, patron de Paris-Match coupable d'avoir publié une une présentant Cécilia Sarkozy et son nouvel amoureux ­ ou encore Martin Bouygues, qui possède TF1. Sarkozy aime aussi beaucoup passer des coups de fil. A Robert Namias (TF1) et Arlette Chabot (France 2) pour les remercier d'avoir levé le pied sur le soulèvement des banlieues fin 2005. A Bertrand Méheut, patron de Canal +, pour, en juin 2005, défendre Karl Zéro dont l'émission est menacée. A Edouard de Rothschild pour se plaindre de la façon dont Libération le traite. Le zélé Jean-Pierre Elkabbach cherche-t-il à Europe 1 un journaliste politique pour suivre l'UMP qu'il demande conseil à... Nicolas Sarkozy. «Normal, répond celui-ci, j'ai été ministre de la Communication.»

Une certaine idée du pouvoir

Ce qu'il veut faire. Comme souvent en la matière, les postulants à l'Elysée oublient rapidement leur promesse de partager les pouvoirs du chef de l'Etat qu'ils viennent de se voir attribuer par le peuple. Lorsqu'il dit vouloir un «président fort», nul doute que Nicolas Sarkozy le sera. Et surtout, quinquennat oblige, plus engagé dans la conduite de la politique quotidienne. Dans ce cadre, le Premier ministre ne sera plus qu'un chef d'équipe gouvernementale. Logique dans ces conditions que le Président vienne s'expliquer en personne devant le Parlement, ce qui lui était interdit jusqu'à présent par la tradition républicaine. Tout aussi logique qu'il ne puisse plus se prévaloir d'aucun «domaine réservé» (politique étrangère et défense). Pour mettre en oeuvre ces réformes, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il désignerait avant l'été une commission de révision de la Constitution dont les conclusions seront soumises au Parlement en septembre

Ce qu'il a dit. L'ancien ministre de l'Intérieur défend les institutions de la Ve République : «Ce régime, avec son président fort et son gouvernement doté des moyens d'agir, est fait pour la France», expliquait-il ainsi début avril. Mais, pour lui, «le président de la République devra gouverner». S'il entend conserver l'essentiel des institutions créées par le général de Gaulle en 1958, il veut les amender sur deux points : en limitant le nombre de mandats présidentiels à deux et renforçant les pouvoirs du Parlement, qui aura un droit de regard sur les nominations dans les grandes institutions (Conseil constitutionnel, Conseil supérieur de l'audiovisuel, etc.).

Cf liberation.fr

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LA DIFFERENCE...

« On ne peut pas rencontrer plus différents que Nicolas Sarkozy et moi ». C'était le 16 mars dernier dans les locaux de « Sud Ouest ». François Bayrou répondait aux questions de notre rédaction. Dans un moment de vérité, le leader de l'UDF a subitement avoué la fracture que les observateurs avaient décelée, sans en connaître la raison intime. « Je n'ai pas parlé avec Nicolas Sarkozy depuis trois ans. Il y a trois ans, c'est pas pour le raconter forcément, mais je vous le raconte , Nicolas Sarkozy est élu à la tête de l'UMP. Le dimanche suivant, il me fait inviter par Jacques Chancel (NDLR : journaliste et homme de télévision) pour venir passer une après-midi avec lui. Donc, je prends ma voiture et je vais chez Jacques Chancel. Là, Sarkozy me dit : "Je te propose une alliance contre Chirac. On va faire les jeunes et on va le démoder, lui qui est vieux. On va lui faire la guerre et, au bout du compte, on fait une alliance contre Chirac." Je lui dis : « Ca ne m'intéresse pas. Je ne veux pas faire d'alliance avec toi. Je ne veux pas faire une alliance contre Chirac sur le critère de l'âge. Cela ne me ressemble pas. Alors, tu fais ce que tu veux, mais moi, je ne le ferai pas." Depuis, en effet, il y a comme un froid entre nous... »

250407Bayrou

DISCOURS A TELECHARGER ET DIFFUSER :
bayrou027

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