30 mai 2007
MEETING DU ZENITH - 29 MAI 2007
Acclamée au Zénith, Ségolène Royal
repart "au combat"
PARIS (Reuters) - Ségolène Royal est repartie "au
combat" contre une droite "sans complexe" et un "gouvernement
insatiable", appelant les Français à envoyer "massivement" des
députés socialistes à l'Assemblée nationale.
Après quelques jours de vacances en Tunisie et des
apparitions en Poitou-Charentes, l'ex-candidate socialiste à la présidentielle
remontait sur une estrade politique pour la première fois depuis son échec au
soir du 6 mai.
Sur la scène du Zénith, elle a été accueillie par trois
minutes d'applaudissements et de cris "Merci Ségolène!", lors du
meeting de lancement de la campagne législative du PS.
Devant 6.000 personnes, la présidente de la région Poitou-Charentes
a pris la parole après Bertrand Delanoë mais avant les autres ténors du PS, Dominique
Strauss-Kahn, Laurent Fabius et François Hollande, qui étaient tous assis au
premier rang.
Des messages de Lionel Jospin et d'Henri Emmanuelli devaient
également ponctuer la soirée placée sous le signe de "La gauche qui agit,
la gauche qui protège".
"Aujourd'hui, nous nous mobilisons pour des élections
majeures. Voulez-vous oui ou non les pleins pouvoirs pour une gouvernement
insatiable qui prétend incarner à lui seul la droite et la gauche?", a
demandé Ségolène Royal au public.
"Ce que la droite attend, c'est un pouvoir hégémonique,
un rouleau compresseur qui se dresse et pour lequel tout deviendra possible,
même le pire", a-t-elle dit, détournant le slogan de campagne
présidentielle de Nicolas Sarkozy.
Elle a lancé un appel aux 17 millions d'électeurs ayant voté pour elle le 6 mai et "au-delà".
SARKOZY, PRESIDENT DE L'UMP...
"Nous serons bien vite rejoints quand (les Français)
réaliseront que le bouclier fiscal c'est pour quelques-uns mais que les
franchises médicales c'est pour tout le monde (...), que la suppression des
droits de succession, c'est seulement pour les 20.000 plus grosses fortunes
mais que la dégradation des services publics c'est pour tout le monde."
"Ne vous y trompez pas: ce gouvernement que Nicolas Sarkozy a composé à sa main (...) n'est pas un gouvernement d'ouverture, c'est un casting attrape-tout qui fait courir des risques au pays dès lors qu'il aggravera les inégalités et attisera les ressentiment les plus dangereux", a insisté Ségolène Royal.
"Nous repartons au combat!", a-t-elle lancé,
persuadée que "ce qui a été semé" pendant la campagne présidentielle
"va germer et fleurir" aux législatives.
A son arrivée, l'ancienne candidate à l'Elysée avait tenu un
bref point de presse à part, devant le Zénith, au moment où les
"éléphants" arrivaient dans la salle de spectacle parisienne.
La présidente de la région Poitou-Charentes, qui ne se
représente pas aux législatives, a estimé que la participation de Nicolas
Sarkozy à un meeting de campagne, au Havre mardi soir, était en
"contradiction" avec sa fonction.
"C'est vrai que c'est la première fois qu'un président
de la République, aujourd'hui normalement le président de tous les Français,
s'implique de façon partisane", a-t-elle déclaré devant les caméras.
"Il se comporte encore comme le président de l'UMP."
Face à cette "extrême concentration des pouvoirs"
dans les mains de la droite, il y a "aujourd'hui une opposition nouvelle à
créer", a-t-elle fait valoir, refusant cependant de répondre à la question
"prendrez-vous la tête de l'opposition?".
"Ce n'est pas le sujet aujourd'hui. Le moment venu, je
vous dirai ce que je pense", a-t-elle déclaré dans une pirouette. Lundi
soir, sur France 2, l'ex-impétrante présidentielle a expliqué qu'elle ne
s'interdisait rien pour le futur.
Ségolène Royal : meeting législatives Zenith Paris - kewego
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