25 mai 2007
25 MAI : JOURNEE MONDIALE DE L'AFRIQUE
CETTE journée particulière célèbre la signature des
accords de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), le 25 mai 1963.
Fondée voici 43 ans par 30 États africains indépendants (à l’exception de la
République sud-africaine), cette organisation internationale a pour objectifs
le renforcement de l’unité africaine, le maintien de la stabilité des États
africains indépendants, la coopération économique et la décolonisation de
l’Afrique. Son siège était situé à Addis-Abeba.
Les accords du 25 mai marquaient une étape importante pour la décolonisation du
continent. Plusieurs jalons avait été déjà posés.
Le 15 avril 1958, la conférence d’Accra, qui réunit les États indépendants
d’Afrique (Égypte, Éthiopie, Ghana, Liberia, Libye, Maroc, Soudan, Tunisie),
proclame le principe de soutien aux mouvements émancipateurs de la tutelle
coloniale en Afrique. Deux autres conférences suivent à Tunis en 1960, puis au
Caire en 1961. On distingue alors 3 grandes tendances : les États
francophones modérés ("groupe de Brazzaville") ; les États du
Commonwealth ; les États refusant tout compromis avec le colonialisme
("groupe de Casablanca").
L’empereur d’Éthiopie, Hailé Sélassié, organise une conférence à Addis-Abeba,
qui voit le 25 mai 1963 la création de l’OUA (Organisation de l’unité
africaine). Trente pays africains adhèrent à la nouvelle organisation.
La Journée mondiale de l’Afrique célèbre l’anniversaire de la signature des
accords de l’OUA. Chaque pays est invité à organiser en cette occasion des
activités appropriées, pour rapprocher les peuples africains, raffermir leur
foi en l’intégration et populariser l’idéal d’union du continent. Cette journée
(déclarée fériée sur l’ensemble des États africains) est aujourd’hui devenue
une tradition fortement enracinée dans les pays africains et représente le
symbole du combat de l’Afrique pour la libération, l’émancipation, le
développement et le progrès.
De l’OUA à l’Union africaine
Adopté
le 12 juillet 2000 à Lomé au Togo par la 36ème Conférence des chefs d’État et
de gouvernement de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), signé par 53
chefs d’État et de gouvernement, l’acte constitutif de l’Union africaine fixe
le cadre d’une plus grande unité et solidarité entre les pays africains et
entre les peuples d’Afrique.
Le texte constitutif de l’Union africaine récuse, d’une manière explicite, les
"assassinats politiques" et les "changements
anti-constitutionnels de gouvernement".
Il en appelle, dans ses principes de base, au "respect des libertés
fondamentales et des droits de l’Homme". (article 4)
En son article 3, le traité retient, au nombre de ses objectifs, "la
promotion des principes et institutions démocratiques".
Il engage également les États-membres à "promouvoir la participation
populaire, la bonne gouvernance (et) le développement durable" et les
invite à "protéger les droits de l’Homme et des peuples" et à appuyer
les instruments de promotion des mêmes droits.
Le même document se propose par ailleurs de "promouvoir la paix, la
sécurité et la stabilité, en éliminant le fléau des conflits sur le
continent".
Il réaffirme le principe de la "non ingérence d’un État-membre (de
l’Union) dans les affaires intérieures d’un autre".
L’acte fondateur reprend à son compte tous les grands objectifs de l’OUA
attribués désormais à l’Union, dotée de compétences élargies.
Il en est ainsi des objectifs d’unité et de solidarité africaines,
d’intégration politique, sociale, économique et culturelle, de "défense
des positions africaines" et de "coordination et
d’harmonisation entre les communautés économiques existantes et futures, en vue
de la mise en place progressive de l’union". (article 3)
Le projet de traité considère la "coopération" et le
"développement" comme des moyens d’élever le niveau de vie des
peuples africains et de "permettre au continent de jouer le rôle qui est
le sien dans l’économie mondiale".
Il encourage "la recherche dans les domaines de la science et de la
technologie" et l’élimination, en Afrique, du "fléau des
pandémies".
L’Unité africaine au secours du Darfour
Continent
unique, berceau de l’humanité, l’Afrique est aujourd’hui un creuset de peuples,
de langues, de religions et de traditions. Cela ne doit malheureusement pas
occulter les défis qui reste à relever : PIB par habitant le plus faible
du monde, endettement très lourd, pénurie d’eau, sans oublier le SIDA qui
touche plus de 10% de la population, et les conflits.
Parmi ces derniers, celui du Darfour est particulièrement dramatique. Impliquée
dans les démarches visant à rétablir la paix, l’Union africaine a délégué dans
cette région du Soudan une force internationale.
Depuis qu’ils ont éclaté en 2003, les combats entre le gouvernement de Khartoum
et les groupes rebelles du Darfour ont fait 200.000 morts et 2 millions de
déplacés.
De retour d’une visite sur le terrain au Soudan et au Tchad, Jan Egeland, le
secrétaire général adjoint aux Affaires humanitaires et coordonnateur des
secours d’urgence de l’ONU, a appelé, lors d’un exposé au Conseil de sécurité,
à renforcer d’urgence la Mission de l’Union africaine et le financement des
secours humanitaires.
"Les prochaines semaines seront absolument cruciales pour des millions de
personnes dans la région. Avec la signature de l’accord de paix sur le Darfour,
avant mon arrivée au Soudan, il y a enfin un véritable espoir. Mais l’on risque
aussi d’entrer dans une spirale qui précipitera des millions de personnes au
fond des abysses", a-t-il déclaré le 19 mai dernier.
Face à cette perspective, Jan Egeland a appelé à mettre en œuvre l’accord de
paix et à y rallier ceux qui ne l’ont pas signé, renforcer immédiatement et
substantiellement la Mission de l’Union africaine au Soudan (MUAS), prendre des
mesures concrètes pour accélérer la transition vers une opération des
Nations-Unies et garantir le financement et la sécurité des secours
humanitaires apportés à plus de 3 millions de personnes.
( Article écrit il y a un an)
Un continent en mutation
L'Afrique est un continent unique. Berceau de l'humanité, il est aujourd'hui un
creuset de peuples, de langues, de religions, et de traditions. Cela ne doit
malheureusement pas occulter les tristes records battus par l'Afrique : PIB par
habitant le plus faible du monde, endettement très lourd, pénurie d'eau, sans
oublier le SIDA, qui touche plus de 10% de la population.
Aujourd'hui, des signes encourageants commencent à apparaître et la communauté
internationale manifeste un intérêt grandissant pour l'Afrique.
TELECHARGEZ ICI LA LISTE DE TOUTES LES JOURNEES MONDIALES
Le 25 mai (18h30 à 20h30), des groupes du Burundi, de la Côte d’Ivoire,
de la Guinée, de Maurice, du Niger, de l’Ouganda, du Sénégal et de la
Tunisie donneront un concert où le balafon aura une place de choix. Le
concert sera suivi d’une dégustation de mets africains (20h30-22h30).
****
Invitations et programme détaillé : Délégation permanente de la
Jamahiriya Arabe Libyenne auprès de l'UNESCO, Tél. : + 33 (0)1 45 68 33
21 et + 33 (0)1 45 68 33 23/24 /
del-libsec@unesco.org
Commentaires
L'Afrique est un pays en grande souffrance. Il serait plus que temps de s'en occuper. Au lieu de leur vendre des armes, on ferait mieux de les aider plus à creuser des puits, à développer des cultures non gourmandes en eau, etc etc... il y a tant de choses à faire !
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=260432&pid=5031428
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :