16 mai 2007
OBJECTIF... Présidentielles... (plus tard)
PARIS (Reuters) - Christian
Estrosi, proche de Nicolas Sarkozy, a annoncé sa candidature à la présidence du
futur groupe UMP à l'Assemblée nationale, confirmant qu'il ne serait pas membre
du prochain gouvernement.
"C'est une tâche
enthousiasmante d'accompagner le président de la République de cette
manière", a expliqué le ministre délégué à l'Aménagement du territoire
sortant sur France 2.
"Il y a un partage de
responsabilité entre l'exécutif et le législatif. Je veux participer à ce
partage de responsabilité et je fais le choix de le faire en essayant de jouer
un rôle majeur à l'Assemblée nationale", a-t-il ajouté.
Christian Estrosi, qui est candidat dans les Alpes-Maritimes, a souhaité que les députés UMP qui seront élus aux prochaines législatives soient "à la pointe des réformes".
Nouveau leader ? Voyons, où ai-je pu entendre... que le leader d'un parti devait être le candidat à la présidence... Hummm ? Je vois là quelqu'un qui "vise haut"... bref, juste un homme qui a des ambitions... C'est humain ! 2012, c'est loin, 2017, encore plus.
Et tout le monde sait que Sarkozy est proche d'Estrosi...
BIENTOT... UNE MEGA TOP INTERVIEW !!!
Ce fut enrichissant, intéressant...
J'ai presque honte de l'avoir fait parler autant....
n'est plus
CE QUE JE VOULAIS ENTENDRE !
"Celui
qui irait au gouvernement deviendrait un ministre de droite"
lefigaro.fr (avec AFP).
Publié le 15 mai 2007
Actualisé le 15 mai 2007 : 15h31
François Hollande vise en particulier Bernard Kouchner,
donné partant pour intégrer le premier gouvernement de l’ère Sarkozy.
« Celui qui irait dans un
gouvernement de Fillon serait avec la droite et deviendrait un ministre de
droite ». Pas de demi-mesure pour François Hollande. Le premier secrétaire du
PS a fustigé les personnalités du PS qui pourraient intégrer le futur
gouvernement
Lauvergeon décline l'invitation
Même son de cloche chez
Jean-Marc Ayrault. Le président du groupe socialiste à l’Assemblée estime que
si le président élu « applique ce qu'il a promis, ceux venus de la gauche qui
s'embarquent dans l'aventure se retrouveront sur le sable ». Quant à Elisabeth
Guigou, elle a déclaré que les socialistes qui accepteraient « l’ouverture » de
Nicolas Sarkozy se rendraient « complices d'une manœuvre » visant à « laminer
la gauche aux élections législatives ».
Maigre réconfort pour les socialistes, Anne Lauvergeon, ancienne « sherpa » de François Mitterrand et PDG du groupe nucléaire français Areva, a décliné l'offre que lui avait faite le président élu, selon des sources proches du gouvernement.
En prenant le Quai d'Orsay,
Kouchner franchit une nouvelle frontière
RENAUD GIRARD.
Publié le 15 mai 2007
Actualisé le 15 mai 2007 : 07h39
Défenseur
du « droit d'ingérence », l'ancien ministre de Mitterrand rallie
Sarkozy.
IL Y A DIX jours encore, Bernard Kouchner faisait partie
de l'équipe du « pacte présidentiel » de Ségolène Royal, regroupant
tous les « éléphants » du PS. Dans quelques jours, il sera sans doute
ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy. Un Sarkozy à qui il
reprochait, durant la campagne de « pêcher dans les eaux de l'extrême
droite », et dont il dénonçait la « dérive historiquement
scandaleuse » de sa proposition d'un ministère de l'Identité nationale
et de ses propos sur la pédophilie.
Hier ce sont ses « amis » socialistes qui se
sont plus à critiquer le ralliement de l'ancien ministre de Mitterrand et de
Jospin. « On ne peut pas être de gauche et dans ce gouvernement »,
a estimé Bertrand Delanoë. « Un sale coup porté au PS », s'est
insurgé le député européen Benoît Hamon. Dès 2006, pourtant, il n'excluait pas
de participer à un « gouvernement d'ouverture ou d'union
nationale ».
Toute sa vie, pourtant le médecin Bernard Kouchner s'est
passionné pour les affaires étrangères. Aujourd'hui, le président Sarkozy lui
offre donc ce que la gauche lui a toujours refusé.
Étudiant, secrétaire de l'Union des étudiants communistes
(UEC), il milite à la fois contre la guerre au Vietnam et contre l'alignement
du PCF sur Moscou. Jeune médecin, de retour du Biafra, il fonde, avec quelques
amis, Médecins sans frontières. Son idée est qu'il faut aller sur le terrain
non seulement pour soigner, mais aussi pour témoigner. Dès cette époque, il ne
cache plus l'admiration qu'il porte au général de Gaulle.
« Diplomatie morale »
L'expansionnisme soviétique des années 1975-1980 et les
catastrophes humanitaires qu'il provoque va donner un nouveau champ d'action au
grand chef scout Bernard Kouchner, l'un des premiers à avoir compris
l'importance des médias dans la gestion des conflits contemporains. Il prend la
tête du combat politico-médiatique en faveur des boat-people fuyant le régime
communiste, en organisant sa fameuse opération « Un bateau pour le
Vietnam ».
Après s'être brouillé avec la direction de Médecins sans
frontières, qui lui reproche sa propension médiatique, Bernard Kouchner fonde
Médecins du monde. Sillonnant les zones de conflit (de l'Afghanistan des
moudjahidins combattant l'armée Rouge au Kurdistan des pechmergas opposés à
Saddam Hussein), le « French doctor » se montre partout aux côtés des
« combattants de la liberté ». Il devient le chantre français le
plus connu de l'action humanitaire.
En 1988, Mitterrand et Rocard lui proposent d'entrer au
gouvernement, déjà d'« ouverture », comme secrétaire d'État à
l'action humanitaire. Il s'insurge contre le génocide au Soudan des Dinkas
orchestré par le régime islamiste de Khartoum. Il parvient à obliger le général
Béchir à débloquer l'aide humanitaire internationale destinée aux Dinkas. Pour
cela, il a sollicité son amie Mère Teresa. Déjà, la diplomatie kouchnérienne
sort des sentiers battus... Kouchner médiatise le concept de « droit
d'ingérence », inventé par Jean-François Revel.
L'année suivante, il réussit à secourir la population
affamée de Monrovia (assiégé par les rebelles de Charles Taylor), en affrétant
un bateau qu'il chargera de... riz américain. Le bateau repartira rempli de
réfugiés, qui, sur place, étaient voués à une mort certaine.
En avril 1991, il se rend, sans autorisation gouvernementale,
au Kurdistan, auprès des populations fuyant la répression de Saddam Hussein.
Pierre Joxe, ministre de la Défense, demande en vain à Mitterrand la tête de
Kouchner en plein Conseil des ministres. En juin 1992, il organise la
visite du président Mitterrand à Sarajevo, qui obtiendra la réouverture de
l'aéroport et le ravitaillement humanitaire par air de la capitale bosniaque
assiégée.
En 2003, croyant possible le projet américain de
démocratiser le Moyen-Orient, il est l'un des rares Français à ne pas condamner
l'invasion de l'Irak.
DIT LE 6 MAI...
Kouchner
: « Voir le monde tel qu il est »
Bernard Kouchner, sur France 2 : « Tant qu’on ne parlera pas d’une social-démocratie, on ne fera rien. Nous avons cru que, vingt ans après les autres pays européens, nous allions enfin voir l’Europe telle qu’elle était, le monde tel qu’il était. »
UMP = social-démocratie ?
Où sont vos valeurs monsieur Kouchner ?