20 avril 2007
Villiers s'en prend aux sondeurs
Le candidat souverainiste a dénoncé hier à Avignon un « système pourri
».
PHILIPPE DE VILLIERS a invité hier soir à un « vote de
conviction », au premier tour, en faveur du « redressement patriotique ». Au
Parc des expositions d'Avignon (Vaucluse), devant 500 personnes, le candidat
souverainiste a insisté : « Voter utile, c'est voter au premier tour pour le
meilleur possible, c'est le vote du coeur. Le vote du second tour, c'est le
vote du moindre mal, le vote de raison. » « Reprenez le pouvoir, reprenez le
contrôle des urnes », a lancé le président du Mouvement pour la France (MPF) à
l'adresse de « tous ceux qui hésitent, ceux qui croyaient avoir fixé leur choix
et sont en train de revenir dessus ». Fustigeant les instituts de sondages et
les médias qui « ont déjà voté pour vous », le candidat du MPF, crédité de 1 %
à 2 % des intentions de vote, a vivement critiqué, « les grands partis, les
partis riches » qui, selon lui, « ont acheté, avec l'argent des Français, des
sondages, avec des redressements favorables ». « Je trouve cela scandaleux,
odieux. C'est un système pourri ! », a dénoncé le président du MPF. Villiers a
solennellement demandé « à la Commission des comptes de campagne et au Conseil
constitutionnel de réclamer aux candidats les pièces comptables des sondages
qu'ils ont financés ».
« Mon prompteur : la France »
Hier soir, Villiers a surtout pris pour cible Nicolas
Sarkozy. « Tous ceux qui ont trahi la droite, Giscard, Simone Veil, Chirac,
sont réunis derrière Sarkozy ! », a-t-il affirmé. Villiers a ajouté que « si
Giscard a choisi de soutenir Sarkozy, c'est parce qu'il sait qu'il complétera
son grand oeuvre », c'est-à-dire la Constitution européenne, rejetée par les
Français.
Parcourant dans l'après-midi les rues d'Orange, en compagnie
du maire Jacques Bompard (ex-FN), devenu villiériste, et de Jérôme Rivière,
député UMP des Alpes-Maritimes, qui préside son comité de soutien, le candidat
souverainiste a réaffirmé qu'il y aurait « des surprises » au premier tour,
dimanche.
« D'un côté, il y a des Français qui souffrent, car la
France est en train de mourir. De l'autre, il y a une campagne dérisoire de
jeux de mots, de positionnements marketing » a-t-il estimé. « Je suis le
porte-parole de la colère des Français. Je leur dis : »Exprimez votre colère,
votre malaise, votre indignation», a-t-il insisté. Avant de lancer : « Mon
prompteur, c'est la France. »
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