20 avril 2007
MATIGNON, déjà ?
Au PS, les candidats à Matignon y
pensent sans rien dire
Jean-Marc
Ayrault, Michel Sapin, Jean-Louis Bianco ou Dominique Strauss-Kahn sont cités
comme possibles premiers ministres.
TABOU ou presque, le sujet, officiellement, n'est pas abordé
par l'équipe de Ségolène Royal. La candidate du PS à la présidentielle a
prévenu de longue date qu'elle « ne négocie pas » les postes.
Les ambitieux savent à quoi s'en tenir. Mais évidemment, tout le monde y
réfléchit quand même : qui pourrait être premier ministre si la socialiste
accède à l'Élysée ? Des noms circulent. Ou sont mis en circulation pour
envoyer des messages à l'électorat.
Aucune confidence ne trahit les intentions de Ségolène
Royal, qui dit ne pas vouloir « anticiper ». Quel serait le
profil de l'éventuel premier ministre, outre une nécessaire expérience ?
« Quelqu'un qui ait du caractère », estime un proche, pour être
en mesure de tenir tête à Ségolène Royal en cas de besoin. Quelqu'un qui
incarne « le renouvellement » prôné par la candidate, dit un
autre.
« Nous sommes plusieurs sur qui la foudre peut
tomber », plaisante l'un des concernés. Mais le choix d'un premier
ministre, « c'est une décision qui se prend au vu des résultats »,
nuance-t-il. Y penser, mais ne pas trop en dire.
« Quelqu'un de son équipe »
L'un des premiers noms à avoir circulé, dès l'automne, c'est
celui du député et maire de Nantes Jean-Marc Ayrault. Il n'a pas d'expérience
ministérielle mais, président du groupe PS à l'Assemblée depuis 1997, il
connaît bien les députés. Maire d'une grande ville depuis 1989, il correspond
au profil « proximité ». Mais « on ne peut pas dire qu'il se
soit révélé durant la campagne », tempère un membre de l'équipe de
Royal, déçu.
Durant la campagne de désignation interne, l'idée d'un
ticket Royal-Strauss-Kahn avait aussi émergé, mais avait été aussitôt démentie.
Les relations entre les deux anciens candidats à la candidature sont
exécrables. Mais compte tenu de sa compétence en économie, de son poids au PS
et d'un éventuel signe à adresser aux électeurs du centre, DSK pourrait revenir
dans le jeu. « Elle ne le choisira pas », affirme un proche de
l'ancien ministre. « Elle voudra imposer quelqu'un de son
équipe. »
Jean-Louis Bianco pourrait-il être celui-là ?
Codirecteur de campagne, il travaille avec Ségolène Royal depuis plusieurs
mois. Il la connaît depuis l'Élysée, où il était secrétaire général quand elle
y était conseillère. Mais, aujourd'hui, son nom est de moins en moins avancé.
De plus en plus cité, le président de la Région Centre,
Michel Sapin, semble bien placé. Sans être un « éléphant », il
possède une expérience de l'État puisqu'il a été plusieurs fois ministre :
de la Justice (1991-1992), de l'Économie (1992-1993) et de la Fonction publique
(2000-2002). Il détient un autre atout : la confiance de Ségolène Royal,
qu'il a rencontrée sur les bancs de l'ENA.
Conseiller de Royal, Julien Dray citait enfin récemment deux autres profils radicalement opposés. Le social-libéral Pascal Lamy, actuel directeur de l'OMC (qui a déjà décliné), et le souverainiste de gauche Jean-Pierre Chevènement. L'un et l'autre pour des cas de figures exceptionnels.
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