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20 avril 2007

ça commence bien...

PREMIERS COUACS AVEC LES MACHINES A VOTER

jeudi 19 avril 2007, 20h20

Des machines à voter électroniques remplacées à la veille du premier tour

Par Philippe Crouzillacq, 01net.

Nouveau couac autour du vote électronique. Après les demandes de moratoire et les recours déposés par certains citoyens auprès des tribunaux administratifs , le fabricant de l'un des trois systèmes de machines à voter avec écran tactile s'est livré ce jeudi 19 avril à une annonce quelque peu surprenante. Ce, à quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle, dimanche 22 avril.

ES&S, fournisseur du système iVotronic, retenu par 8 des 82 communes qui recourent au vote électronique (1), a indiqué qu'il avait procédé au remplacement « de l'ensemble du parc français ». Soit près de 160 machines à voter. La raison : le matériel qui avait été livré aux collectivités n'était pas encore agréé par le ministère de l'Intérieur. L'utilisation des appareils concernés aurait pu entraîner la nullité du scrutin, au niveau local du moins.

La démarche de livrer des ordinateurs de vote non agréés par les autorités jette une ombre de plus sur un vote électronique, déjà au cœur d'une brûlante polémique (voir notre vidéo), même si le fabricant d'iVotronic assure que les futurs votants n'ont pas d'inquiétude à avoir (2). Les machines controversées ont été remplacées par un matériel plus ancien, certifié conforme en octobre 2005. Et un rapport d'inspection du Bureau Veritas (3), réalisé il y a quelques jours, atteste que les machines qui seront utilisées le 22 avril prochain affichent toutes les garanties nécessaires par rapport à la législation en vigueur.

Des communes embarrassées

Que s'est-il passé ? A la base de ce dysfonctionnement se trouve une fonctionnalité, que la société a développée, semble-t-il, à la suite de remarques de certains présidents de bureaux de vote. Il s'agissait d'un simple « boîtier déporté rattaché à un cordon de cinq mètres » qui devait permettre au président d'un bureau de vote de piloter à distance l'ouverture d'une session pour chaque électeur.

Sur le système iVotronic précédent, celui qui a donc été réinstallé, le président doit se déplacer physiquement auprès de la machine pour ouvrir une session de vote. Cette démarche, qui équivaut à l'introduction d'un bulletin de vote dans une urne classique et transparente, n'est pas aujourd'hui jugée très pratique. Mais c'est celle qui avait reçu l'agrément, et non le boîtier déporté.

Olivier Ayet, directeur de la communication à la mairie de Meylan, dans l'Isère, raconte : « Au début du mois d'avril, on nous a indiqué par courrier que nous allions devoir renvoyer les boîtiers déportés et que les machines allaient être reprises pour être reconfigurées à l'ancienne. »

Dans les autres communes, à commencer par Issy-les-Moulineaux, qui n'ont cessé de mettre en avant le vote « 100 % électronique », les réactions à ce revirement de dernière minute vont de l'embarras au silence, en passant par l'irritation. « Cessons d'ajouter de la polémique à la polémique », déclare M. Catala, premier adjoint au maire de Thyez (Haute-Savoie).

A Issy-les-Moulineaux, certains électeurs qui participeront comme présidents de bureau ou assesseurs au scrutin de dimanche prochain s'étonnent. « Tout au long de la formation que nous avons eue, on nous a affirmé que les machines à voter avait bien reçues les autorisations adéquates de la part du ministère de l'Intérieur », précise Benoît Sibaud, un habitant de cette commune des Hauts-de-Seine et, par ailleurs, président de l'April, qui défend le logiciel libre. Interrogé sur les circonstances de cette affaire trouble, le distributeur des machines à voter iVotronic, la société Datamatique, n'a pas été en mesure de répondre à nos questions.
(1) Les deux autres fabricants sont Indra et Nedap.
(2) Les électeurs des communes qui ont fait le choix du vote électronique ne peuvent pas demander à voter par le système traditionnel papier.
(3) Un organisme de certification.

Un premier recours contre le vote électronique rejeté

A l'appel du collectif Ordinateurs de vote.org, une trentaine d'électeurs ont déposé des recours auprès des tribunaux administratifs contre l'utilisation du vote électronique. Ce jeudi 19 avril, le tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande concernant la ville d'Issy-les-Moulineaux, indique l'AFP.
S'appuyant sur la législation en vigueur, la juridiction rappelle que le plaignant « soutient que les machines à voter qui seront utilisées par les électeurs de la commune d'Issy-les-Moulineaux ne satisfont pas aux dispositions de l'article L57-1 du code électoral ». Malgré tout, « à la supposer établie, une telle circonstance ne permet pas, à elle seule, de caractériser une atteinte grave à la liberté fondamentale que constitue l'exercice du droit de suffrage », relève le tribunal.

Beaucoup moins de détails sur le NouvelObs (mais source Le monde).

Comme c'est bizarre quand même, on trouve beaucoup plus d'infos sur les sites traitant de NTIC....

Ivotronic

Ainsi, sur PC Impact :

Issy-les-Moulineaux change ses machines à voter
Le feuilleton encore meilleur que Dallas 

L'affaire des machines à voter électroniques d'Issy-les-Moulineaux est décidément mouvementée. Après le dépôt collectif de plaintes au Tribunal administratif de Versailles de Betapolitique.fr, le site du Monde nous apprend que les fameuses machines ont été remplacées par de plus anciennes. La cause de ce changement ? Un bête problème de timing.

Les nouvelles machines de 2007 ne pourront en effet pas recevoir à temps l'agrément du Ministère de l'Intérieur, condition sine qua non pour que leur utilisation soit parfaitement légale. La mairie d'Issy-les-Moulineaux a donc dû rapatrier au plus vite lundi en catimini des machines de 2005, dont la légalité n'est par contre pas à démontrer.

« Nous avons lancé le processus d'agrément en novembre 2006, reçu le rapport positif du bureau Veritas le 16 mars, mais ça prend du temps, et le ministère nous a prévenus le 2 avril que l'agrément ne serait pas délivré à temps pour la présidentielle », a expliqué Denis Murthon, le directeur commercial d'ES&S Europe, au Monde.fr.

L'affaire n'en restera pas là

Mais la situation n'est pas si simple. Laurent Pieuchot, conseiller municipal PS d'Issy-les-Moulineaux, connu pour lutter fermement contre les machines à voter électroniques, a souhaité se faire entendre par l'intermédiaire de Betapolitique.fr à propos des changements récents dans sa ville :

« Parmi les 45 machines fournies hier par la société ES&S, il existe deux types différents, un avec clavier braille désactivé, un sans clavier braille. Quelle est la bonne machine ? Celle qui sera installée dimanche est-elle complètement conforme à l’agrément d’octobre 2005 ? Y a-t-il eu d’autres modifications dans le logiciel fourni à quatre jours d’un scrutin majeur ? La commission d’appel d’offres a-t-elle eu la preuve de l’agrément de la machine qu’elle a choisie ou a-t-elle été abusée par le fabricant ? »

Pour ordinateurs-de-vote.org, cette histoire ne change cependant rien. Des machines en ont remplacé d'autres. Le problème reste donc le même.

Rédigée par Nil Sanyas le mercredi 18 avril 2007 à 15h52 (17881 lectures)

Ivotronic2

Et donc :

ES&S (Election systems and software), le fabricant américain d'i-Votronic, a introduit de nouvelles fonctionnalités : un "boîtier déporté" permettant au président du bureau des élections d'avoir à éviter de se lever, et d'entrer dans l'isoloir, avant chaque vote, afin de réenclencher la procédure (à la manière du levier actionné sur les urnes transparentes). Ces modifications l'obligeaient à faire une demande d'agrément. Ce qu'elle n'a pas obtenu faute de temps.

Cela donne à réfléchir....

ALLEZ RETOURNER VOTER UN COUP PAR ICI..........

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Posté par CendraOnTheBlog à 10:05 - PREMIER TOUR - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Ah ben non

Eh bien, si c'était comme le "petit test", le vote réel, ça ferait peur... Mais le problème du "contrôle" à distance, je ne comprends pas que cela ne cause pas un problème déontologique ?!

Posté par Velleda, 20 avril 2007 à 11:58

A Valbonne aussi on vote electronique, mais c est une ville PS!!

Bonjour
A VSA VALBONNE SOPHIA ANTIPOLIS, rare ville de gauche dans le région vote sur machine electronique!!
Pourquoi ce choix ?
Je ne comprends pas...

Posté par jul1en, 20 avril 2007 à 15:16

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