17 avril 2007
SEUL AVEC DIEU
Seul avec Dieu
propos recueillis par Claire Chartier
Patrice Gourrier, à l'église Saint-Pierre de Montrouge.
«Un prêtre ne fait pas le vœu du célibat, il l'accepte et assume cette existence solitaire. Si j'avais le choix, je ne changerais rien à mon état, parce que je crois à la symbolique du célibat, celle de l'engagement total auprès des autres, croyants ou non, même si je suis persuadé que l'ordination d'hommes mariés enrichirait l'image du prêtre dans la société. La Bible dit elle-même qu'il n'est pas bon que l'homme reste seul. Lorsqu'on revêt la soutane, on s'exclut du circuit économique, on devient en quelque sorte un marginal. C'est très dur. Avant mon ordination, en 2000, j'occupais le poste de directeur d'une maison d'édition, dans le groupe Vivendi Publishing. J'avais une vie mondaine, pleine d'amis et de sorties. J'ai même failli me marier. Et puis tout a changé. Je suis parti vivre à Poitiers, en pleine campagne. Ce qui me pèse le plus, c'est la somme de malheurs qu'on me confie au quotidien. Je reçois plus de 50 personnes par mois. Certaines viennent parfois me voir pour des affaires d'inceste, de viol et même de meurtre. Le soir, je n'ai personne à qui parler de ce que j'ai entendu, aucune épaule sur laquelle poser ma tête. Il faut avoir une colonne vertébrale très solide pour supporter ça! Au séminaire, on vous forme à la théologie, mais on ne vous prépare pas à affronter toutes ces souffrances. J'avoue que j'ai trouvé cela très difficile. Une année, je suis tombé très malade. J'ai atterri aux urgences et on m'a oublié là. J'ai failli mourir d'une septicémie. Si j'avais eu une épouse, les infirmiers m'auraient soigné à temps! J'ai trouvé une échappatoire en faisant des choses pour moi: je prépare un mastère de psychologie à la faculté de Poitiers, je participe à une émission de radio et je me rends à des colloques. Cette vie sociale me permet de briser ma solitude. Je veille aussi à maintenir une discipline de vie: ne pas me laisser aller, manger correctement. Je cours souvent, et je fais vingt minutes de gymnastique tous les matins. Le sexe? Ça manque, bien sûr. Mais j'avais déjà vécu une existence tout à fait normale de ce côté-là avant d'entrer dans la prêtrise. A 40 ans, on n'a pas les mêmes pulsions qu'à 25. Aujourd'hui, une question me taraude: est-ce que je ne vais pas me durcir avec le temps? Et si le meilleur moyen de n'aimer personne, c'était d'aimer tout le monde?»
Je tenais à mettre cet article. Il parle d'un homme, d'un prêtre notamment. Qui entend des confessions...
Attention, le thème que je voulais aborder, ce n'est pas le secret de la confession, si elle doit être levée ou pas... Quoique... Je suis contre (désolée, M. Sarkozy), le prêtre n'est pas fait pour dénoncer.
Le thème, c'est le sexe, les pulsions sexuelles et le fait qu'en tant qu'êtres humains, nous devons nous sublimer, aller au-delà de ces pulsions, quand elles sont néfastes, ou inutiles. C'est ce qui fait de nous des êtres supérieurs, par rapport à l'animal.
Hélas, souvent, l'animal se révèle être supérieur à l'humain.
Cela ne devrait être.
Mais je ne voudrais juger personne. C'est juste que l'on peut... vivre ses fantasmes, avoir des relations passionnelles... Mais attention aux dérives...
Cendra, être humain, qui essaie de l'être à part entière...
La Bible dit que le prêtre ne peut avoir qu'une seule femme...
Commentaires
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=260432&pid=4652880
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :