25 mars 2007
LA LUNE
J'ai pris le visage du monde dans mes mains
Caressant les dunes des tendres chemins
Pieuse et pure enfant de l'univers
J'ai pris le mot j'ai pris le vers
J'ai pris le monde j'ai pris sa main
Douce et silencieuse myriade d'étoiles
J'avais rêvé, je crois
J'avais cru, je crois
Le ciel s'était embrasé dans l'azur pâle
Vibrante l'âme s'était révoltée
Fleuve immense des tumultes de l'univers
Le coeur blessé meurtri dans sa chair
Longtemps assoupi et vil et pourtant fier
Vibrante soudain l'âme s'est révoltée !
Les étincelles fusèrent de partout dans la nuit
Le feu éclata dans maints recoins du monde
Le tonnerre fit entendre sa voix le tonnerre rugit
Et l'ombre s'effaça devant la nuit...
Le coeur blessé meurtri dans sa chaire
Vibrante l'âme s'était révoltée
Longtemps assoupie et vile et pourtant fière
Vibrante soudain l'âme s'est révoltée !
Le coeur s'était enfin réveillé !
Alors je pris le visage du monde dans mes mains
Caressant les dunes des tendres chemins
Fière et toujours plus pure femme de l'univers
Je pris le verbe je pris le faire je pris le vers
Je pris le monde je l'embrassai et je lui tins toujours la main...
19 mars 2007
JE NE SAURAIS QUI
Je ne saurais qui
Dans les méandres des abimes
Je ne saurais qui
Croire, le vrai ou le sublime
Incertitudes, questionnements
De béatitude en isolements
Les pensées vagabondent
Les questions abondent
A un tournant soudain
Surprise un volant à la main
La vie peut s'envoler
Et peut-être vous ne saurez
La menace plane au dessus de ma vie
Vivre ou mourir, vivre
Les choix, la nature, tout est dans le livre
Du rêve soudain de l'envie
Je ne saurais qui
Dans les méandres des abimes
Je ne saurais qui
Croire, le vrai ou le sublime
Le sombre ou la lumière
Les ténèbres ou la misère
Des êtres de bas fonds
Douleur : tu portes un nom
Je ne saurais qui
Dans les méandres des abimes
Je ne saurais qui
Croire, le vrai ou le sublime
Le saurais-je, cela changerait-il quelque chose ?
Le dirais-je, vous tueriez la rose.
La liberté pourtant n'a pas de prix
Libre, je gagnerai la vie
Je ne saurais qui
Dans les méandres des abimes
Je ne saurais qui
Croire, le vrai ou le sublime
17 mars 2007
INFINIMENT
02 mars 2007
CIMES BLONDES
CIMES BLONDES
Les valises du temps à la
main
J’ai traversé des plaines
Visages inconnus à la
chaîne
Devant mon âme d’airain
Dans ton regard j’ai plongé
Défiant les lois des
humains
Comme un pieux et vaillant
guerrier
Aux cimes blondes des
lendemains
Mon corps tremblait de
pourquoi
L’âme fière et soudaine
Les sens n’ayant plus de
voix
Que l’antre de mes veines
J’avançais, agonisant de je
ne sais quel chagrin
Les lèvres pâles le regard
brûlant
Les yeux clos j’avançais,
guidée par tes mains
Je crois que je n’écoutais
plus le temps
Si frivoles mes pensées me
portaient
Combien de fleuves
aurais-je traversé
Combien de cimes aurais-je
gravies
Combien de jours combien de
vies ?
Mon corps tremblait de pourquoi
Défiant les lois des
humains j’ai dérobé
Le peu qui m’était offert
de toi
Mon corps tremblait et mon
âme, tu l’avais déjà volée…
CORINA LAVIL
27 février 2007
POEME (bis)
Beh oui, un autre...
REVE DE VIE
A l’horizon
Mille feux allument le ciel
Je me demande qui
ils appellent
Que font ces lumières
Que font ces feux
Essaient-ils de
convaincre les dieux ?
Ce ne sont que des chimères
Car l’Homme depuis
longtemps a oublié Dieu
Même si parfois mon cœur se serre
Que mes yeux brillent de
pluie
Ce n’est pas forcément de tristesse :
Manque d’air
Peur éphémère
C’est
une lueur de vie
Qui s’allume et regarde ces feux embraser le ciel
Ce vent
d’éternel
J’écoute les vagues
J’écoute les bruits
Les sirènes dans la
nuit
Accoudée sur un mur couvert de tags
Reflets d’une autre vie
J’écoute la
nuit
J’écoute le ciel
J’écoute la mer
Le vent dans les voiles du port
Si mon regard se voile
Ce n’est pas de mort
Si mon âme
s’éclaire
Ce n’est pas un mystère
Si je rêve plus loin
Si mes pas me font avancer
Je saurai me
trouver
Mes rêves d’enfants sont morts
Donc je saurai retrouver
Des rêves que
je n’ai pas encore faits…
CORINA LAVIL
POEME
Dilemne : quand vous avez envie d'écrire, et que vous n'avez ni papier ni stylo, comment faire ? Heureusement la technologie moderne permet plein de choses ! Je me permets de vous rapporter cette anecdote, et par delà même ce poème ! (poème parlé et enregistré) C'est émouvant....
Un peu long, selon certains, mais les amateurs de poésie peut-être se délecteront. Vous en avez la primeur en tous cas....
DANSE DE LUMIERES
J’écris sur des galets dorés
Des rêves qui n’ont jamais existé
Toi, ville de lumière
Ville fantôme, ville de mystères
Tu n’as jamais été mienne
J’ai cru
Un jour, que tu m’avais appartenu
Tu es un rêve de sirène
Naviguant aux flots éperdus
Tu es un rêve oublié
Tu es un rêve que je
n’ai jamais lu
Un rêve à jamais tu
Je marche là seule sur la digue
Au loin les bateaux naviguent
Le phare illumine la nuit
Et la femme seule rêve de vie
Le monde est ténèbres
Vos pensées funèbres
Je n’ai plus envie de les écouter
J’ai envie - à nouveau - de rêver
Je regarde là vers les fonds
De l’abîme
De cette mer à demi fermée
Une autre dimension
Que vous ne sauriez regarder
Car je l’ai dit, je le dis et je les dis
Vos pensées sont funèbres
Indignes des ténèbres
Qui elles, ne rêvent pas de vous
Je le dis, je le dis, je le dis
Au delà de ces rêves fous
Au delà des lueurs brillant au loin
Au delà de vous
Je ne vous tiendrai plus la main
Je lancerai un regard par dessus mon épaule
Et si cela ne rend plus ma vie aussi drôle
Mon rêve, lui, s’envolera
Au delà, au delà, au-delà
CORINA LAVIL