26 mars 2007
JEUX DE LUMIERES ET COULEURS
Allez faire un tour sur l'album photo ciel et mer, cela en vaut le détour... J'adore les jeux de lumière quand il y a des nuages et la mer est si belle, à sa manière, tout comme le ciel. En plus, un avion m'a gratifiée de sa venue inopinément.
Bises
Cendra
22 mars 2007
BIENVENUE A TOI SEGOLENE
Bah, allez, va, je sais que ça va en faire sourire plus d'un... allez-y, défoulez-vous ! Histoire de souhaiter la bienvenue à Ségolène qui sera demain chez nous, à Nice... En avant première, le grand "reality" film de l'année 2007...
On se bat pour toi, Ségolène, demain, tu verras, ce sera TON jour, Marseille, c'était rien à côté de l'accueil que l'on te réserve à Nice...
Allez-y, défoulez-vous, Sarkozistes de tous les bords et autres prétendants...
La grande naïve Cendra a envie de vous faire sourire...
Elle rêve la Cendra... C'est pas grave. Les grands rêves, ça fait avancer...
Mais, avant tout,
BIENVENUE A TOI SEGOLENE
benvenguda a tu, SEGOLENE
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Nissa la Bella
Viva, viva, Nissa la Bella
O la miéu bella Nissa
Regina de li flou
Li tiéu viehi taulissa
Iéu canterai toujou.
Canterai li mountagna
Lu tiéu tant ric decor
Li tiéu verdi campagna
Lou tiéu gran soulèu d'or
Toujou iéu canterai
Souta li tiéu tounella
La tiéu mar d’azur
Lou tiéu cièl pur
E toujou griderai
en la miéu ritournella
Viva, viva, Nissa la Bella
Canti la capelina
La rosa e lou lilà
Lou Pouòrt e la Marina
Paioun, Mascouinà !
Canti la soufieta
Doun naisson li cansoun
Lou fus, la coulougneta,
La miéu bella Nanoun.
Canti li nouòstri gloria
L’antic e bèu calèn
Dòu dounjoun li vitoria
L’oudou dòu tiéu printemp !
Canti lou vielh Sincaire
Lou tiéu blanc drapèu
Pi lou brès de ma maire
Dòu mounde lou plus bèu
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Nice la Belle
Vive, vive, Nice la Belle
O ma belle Nice
Reine des fleurs
Tes vieilles toitures
Je les chanterai toujours.
Je chanterai les montagnes
Ton si riche décor
Tes vertes campagnes
Ton grand soleil d’or
Toujours je chanterai
Sous tes tonnelles
Ta mer d’azur
Ton ciel pur
Et toujours je crierai
Dans ma ritournelle
Vive, vive Nice la Belle
Je chante la capeline
La rose et le lilas
Le Port et la Marine
Paillon, Mascoïnat !
Je chante la mansarde
Où naissent les chansons
Le fuseau, la quenouille
Ma belle Nanon.
Je chante nos gloires
L’antique et belle lampe romaine
Les victoires du donjon
L'odeur de ton printemps !
Je chante le vieux Sincaire
Ton blanc drapeau
Puis le berceau de ma mère
Du monde le plus beau
texte de Menica Rondelly (1912)
16 mars 2007
Jacques Delors, l’Européen
Ce livre de mémoires ne restera pas comme une oeuvre
littéraire. La construction sous forme de questions de Jean-louis Arnaud, le
journaliste, est étouffée par l’ampleur des réponses. Le résultat n’a ni la
familiarité du direct, ni la logique écrite de la rédaction. Le tout est un
compromis hasardeux.
L’homme politique Delors est hanté par cette
« conscience coupable » qui, selon Mauriac, habite tout chrétien,
spécialement les catholiques convaincus. Cette « aliénation » à un
péché originel l’empêche d’être apprécié des laïcs du Parti socialiste, donc a
bloqué sa candidature à la présidentielle de 2002. Delors, par ce dégoût de soi
perceptible, passe donc très vite sur son itinéraire personnel et vante en
termes convenus l’excellence des collaborateurs et des interlocuteurs à qui il
a eu affaire. Pour ceux qu’il n’aime pas, Elstine par exemple, il se contente
de dire qu’il les a rencontrés à tel moment, à tel endroit.
Mais le vrai Delors n’est pas dans ce personnage
conventionnel et emprunté. Il est dans sa nature humaine. Jacques Delors aime
les êtres humains, il a pour eux de la compréhension, de la compassion, de
l’empathie. Il aime s’y frotter, discuter avec eux, négocier, faire avancer les
choses, ensemble. Et là, pas de fausse modestie, Delors est très fort. C’est
l’un des mérites de François Mitterrand d’avoir su s’entourer de tels hommes
pour les utiliser. La force politique du président de gauche a été de savoir
les manipuler, certes, mais pour ce qu’ils savaient faire le mieux. C’est là le
meilleur de la politique, la vraie.
Dans une Europe à la diversité culturelle sans équivalent
sur un même périmètre, aux méfiances réciproques, aux intérêts divergents,
Jacques Delors a su forcer le respect des Allemands comme de Margaret Thatcher,
par sa probité et par son goût du compromis. Il a fait avancer l’Europe dans sa
construction, en évitant « l’arrogance française », en étudiant ses
dossiers avec sérieux, en échangeant beaucoup d’idées lors de réunions de
travail ou dans des ambiances détendues. Il savait « partager le
pain », comme il le dit avec componction. Il est l’homme des « petits
pas », adaptant le souhaitable au possible immédiat. Cette forme de
leadership est très efficace dans une telle diversité d’Etats en processus
d’union.
Jacques Delors croit en l’osmose entre le politique,
l’économique et le social ; entre le financier et le monétaire. Il croit
en l’équilibre institutionnel du Parlement, du Conseil et de la Commission,
mais à la condition que chacun remplisse pleinement son rôle. Les récriminations
sont dues, en général, à ce que l’une des institutions se défausse : le
Parlement en hésitant à légiférer, le Conseil en ne parvenant pas à dégager une
politique économique commune, la Commission en se mêlant de petits détails qui
fâchent.
Delors croit en l’éducation tout au long de la vie, pour
éviter les échecs, empêcher la marginalisation et brasser le monde des
décideurs à tous niveaux. Il croit que la porte n’est jamais fermée à qui a une
volonté. En bref, il croit en l’homme et en ses possibilités. Appliqués à la
construction européenne, ces principes issus du syndicalisme des origines, ont
fait merveille.
Pour ces réflexions de sagesse d’un homme pragmatique, ces Mémoires
se lisent avec bonheur. Dommage que la gauche française (du moins son électorat)
préfère encore l’infantilisme de l’attente d’un Grand soir sans cesse à venir.
Demain, on rase gratis - toujours demain. Aujourd’hui ? On attend.
Qui ? Le prochain Jacques Delors. En attendant Godot.
Jacques Delors, Mémoires, 2004, Pocket, 613 p
(Cf. Agoravox)
LE CHOIX DE DELORS
Jacques Delors s'exprime sur Ségolène Royal.
Quand François Bayrou évoque ces sociaux-démocrates dont il se sent si proche, il pense avant tout à Jacques Delors. Ah ! Delors ! S'il était plus jeune, c'est lui qu'il prendrait comme Premier ministre. Et Bayrou de laisser entendre ainsi que l'ancien président de la Commission est prêt à le rejoindre. Comme si leur alliance était naturelle ! D'ailleurs, si Delors se tait, s'il ne dit mot, c'est qu'il consent à ce rapprochement qui va de soi. Seulement voilà : Delors, comme son ami Rocard, que Bayrou a tenté de récupérer lui aussi, comme Pascal Lamy, le directeur général de l'OMC dont le nom a été lancé pour Matignon, est et reste socialiste, même si le PS ne s'est pas toujours bien comporté avec lui. «J'ai de la sympathie pour Bayrou», reconnaît volontiers Delors. Mais il ajoute aussitôt : «Avec Ségolène Royal, je partage des valeurs. J'ai découvert trois joyaux dans sa campagne. Elle a su dépasser les lignes. Elle a su se faire entendre des Français qui ont le sentiment d'être rejetés par la politique. Elle défend des valeurs - l'autorité, la famille - auxquelles je suis très attaché. Et ces valeurs, elle a réussi à les faire émerger grâce à ses débats participatifs.» C'est clair et net. Bayrou devra chercher une autre figure symbolique de la social-démocratie. (cf. Le Nouvel Obs)
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Cendra, un peu flemmarde ce soir...